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Marchés Financiers

Droits de L'Homme: Les trois points soulignés par SM Mohammed VI

Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



· Les droits de l'Homme avant le développement
· Rénovation de l'autorité
· Définition universelle plus forte que les particularismes


Trois éléments doivent être retenus du Message Royal à l'occasion du 51ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l'Homme:
· C'est la définition universelle qui doit s'appliquer au Maroc;
· le concept d'autorité doit être rénové;
· le développement passe après les droits de l'Homme.
Sur le premier point, SM le Roi Mohammed VI avait déjà posé ce principe alors qu'il était encore Prince Héritier et que la vision dominante dans les pays arabes était toujours de dire qu'il devait y avoir des déclinaisons spéciales pour tenir compte des particularismes culturels. Le Message de SM le Roi ne le précise pas directement, mais l'une des pierres d'achoppement entre les principes universels et l'appel des particularismes concerne le statut de la femme. C'est précisément ce thème du statut de la femme en Islam qui vient de surgir dans la vie politique marocaine et ce, d'une manière inattendue en raison de sa virulence. Pour sa part, le Message Royal souligne «qu'il n'y a pas d'antagonisme entre l'Islam, qui consacre la dignité humaine, et les droits de l'Homme».
Le deuxième point, celui de la rénovation du concept d'autorité, avait été évoqué par le Souverain dès cet automne, lors de Sa Visite à Casablanca. Le chef de l'Etat l'a défini dans Son dernier Message, le vendredi 10 décembre 1999, comme devant se mettre «au service du citoyen» et être «proche de ses préoccupations et de ses besoins» et ce, de manière à ce que «les relations ne se caractérisent plus ni par la tentation, ni par la crainte mais par le respect mutuel et la complémentarité entre gouvernants et gouvernés». Cette relation, précise le message, «ne doit plus être une relation d'affrontement mais une relation d'harmonie et de complémentarité». SM Mohammed VI ajoute que les «dépassements seront punis».
Le troisième point, celui du développement, rejoint parfois le premier: «nous considérons, écrit le Souverain, qu'il n'y a point d'opposition entre les exigences du développement et le respect des droits de l'Homme». Cette vision vient en contradiction avec une idée encore souvent rencontrée au Maroc: moins aujourd'hui qu'il y a quelques années mais encore assez fortement, subsite l'idée selon laquelle, les droits humains devraient s'effacer devant les impératifs de développement. En fait, ce sont les expériences espagnole et portugaise qui ont entamé cette façon de voir: la péninsule ibérique est allée plus vite dans son développement depuis que les deux Etats respectent les Droits de l'Homme que pendant toute la période franquiste et salazariste.
Le Souverain a aussi souhaité que les droits de l'Homme deviennent une culture partagée au Maroc.

Nadia SALAH

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