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Travail temporaire: Montrez patte blanche

Par L'Economiste | Edition N°:1626 Le 20/10/2003 | Partager

. Six entreprises montent une nouvelle association, l'AETTTO. Crédibilité, transparence, honnêteté…: les mots d'ordre . Maintenant, la loi est là et il faut la respecter Six entreprises de travail temporaire viennent de créer une nouvelle association: association des entreprises de travail temporaire transparent et organisé ou AETTTO. Cette appellation en dit long sur les guerres intestines au sein de la profession et risque de raviver les tensions. Jamal Belahrach, directeur général de Manpower Maroc et président de l'AETTTO, estime que l'activité est ternie par des intervenants qu'ils qualifient de “voyous” et de “trafiquants du travail temporaire”. Il n'avait pas mâché ses mots, au lendemain de sa démission de la présidence de l'UMETT (union marocaine des entreprises de travail temporaire) en novembre 2002. Dans un entretien accordé à L'Economiste à l'époque (www.leconomiste.com), il avait affirmé que 80% des entreprises de travail temporaire (ETT) étaient en dehors des règles d'usage que veut la profession. “Le travail temporaire est un marché appelé à se développer mais il doit le faire dans les règles de l'art”, avait-il souligné. Pour lui, certains membres de l'UMETT (qui existe toujours mais qui n'a pas tenu de réunion depuis longtemps selon RMO) ne jouaient pas le jeu de la transparence. Et c'est cette transparence qui est posée aujourd'hui comme condition sine qua non pour faire partie de l'AETTTO. L'entreprise doit être honnête, transparente, crédible et solvable, résume Jamal Belahrach. Depuis sa création au début du mois, l'association compte six membres: en plus de Manpower, Général Intérim, Adecco, Jamain Bacco, Multitech et le nouvel intervenant, Crit Intérim.. Lutte acharnéeLa décision de créer maintenant l'AETTTO n'est pas fortuite. Elle tombe à pic avec la promulgation imminente du code du travail (celle-ci ne saurait tarder vu que le texte est actuellement à l'Imprimerie officielle), qui réglemente pour la première fois le travail temporaire. Le président de l'association y voit le fruit d'une lutte acharnée dans laquelle il dit s'être franchement impliqué. Quels sont les objectifs de l'AETTTO? “Nous allons essayer de partir sur de bonnes bases avec pour principal cheval de bataille le respect de la loi”, a-t-il martelé lors d'une conférence de presse donnée mercredi dernier à Casablanca. Autre préoccupation: crédibiliser la profession, créer et défendre un véritable statut du collaborateur temporaire, mais aussi développer l'éthique chez les intervenants. Ainsi, les membres de l'association disent se mobiliser pour créer un référentiel de bonnes pratiques et préparer toutes les statistiques qui seront nécessaires à la transparence de la profession. Ces bonnes pratiques consistent à formaliser les missions des collaborateurs par des contrats, les assurer et leur fournir des fiches de paie et les attestations nécessaires. Il s'agit aussi de leur accorder des congés payés, mais surtout les déclarer à la CNSS, a indiqué Jamal Belahrach. . Outils de contrrôleLes six membres de l'AETTTO comptent ainsi proposer au gouvernement d'amender certaines dispositions du code du travail, négocier un véritable statut du collaborateur temporaire avec les partenaires sociaux. Ils entendent aussi établir des partenariats avec le patronat, la Sécurité sociale, la direction des Impôts et les partenaires sociaux pour mettre en place des outils de contrôle et des statistiques. L'AETTTO dit vouloir se battre également pour que les entreprises utilisatrices remplissent leur devoir envers leurs collaborateurs (descriptif de poste, conditions de travail correctes, hygiène et sécurité, horaires de travail, congés payés). “Nous allons nous réunir régulièrement une fois par semaine pour faire le point sur l'état d'avancement des démarches et des travaux”, confie Dominique Ney, directeur général d'Adecco Maroc.


Code du travail: Les deux dispositions qui dérangent

C'est le code du travail qui réglemente pour la première fois le secteur du travail temporaire. Il oblige entre autres les ETT à établir des contrats de travail avec leurs collaborateurs intérimaires et à les déclarer à la CNSS. Les membres de l'AETTTO sont globalement satisfaits de ces nouvelles dispositions et comptent bien faire en sorte qu'elles soient respectées. Deux dispositions du code du travail semblent toutefois les contrarier. La première concerne la durée du contrat de travail pour les intérimaires. D'après eux, la loi prévoit une durée trop courte (trois à six mois). Ils souhaiteraient que celle-ci soit portée à 12, voire 18 mois, comme dans certains pays d'Europe. La seconde disposition concerne l'assurance des collaborateurs contre les accidents du travail et les maladies professionnelles. L'AETTTO juge anormal que ce soit à la charge de l'entreprise utilisatrice. Selon elle, c'est l'entreprise de travail temporaire qui doit s'en charger. Nadia BELKHAYAT

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