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Gérer ses affaires avec son conjoint,une aventure moins risquée

Par L'Economiste | Edition N°:1601 Le 15/09/2003 | Partager

. La formule est souvent gagnante puisque la confiance règne. Une fois à la maison, des couples évitent de parler travail “La confiance règne”. Cette phrase revient très souvent chez des couples qui dirigent leur propre entreprise. Mus par des intérêts communs, ils n'ont d'autres choix que de composer l'un avec l'autre. Leurs compétences respectives servent à créer une complémentarité au sein de l'entreprise et à optimiser le rendement. Comme l'explique Bouchaïb Serhani, expert en ressources humaines et directeur général de Gesper services, “en général, les époux patrons d'entreprise n'ont pas de soucis. Les rôles et les responsabilités sont bien définis. Lorsque le couple s'entend bien, le projet réussit”. Même remarque formulée par Essaïd Bellal, DG du cabinet Diorh. Pour lui, “si le respect mutuel règne et si les deux conjoints n'ont en tête que la réussite de l'entreprise, les résultats s'avèrent excellents”.Les témoignages recueillis par l'Economiste le confirment. Les couples qui gèrent leur propre affaire ne se plaignent pas. Ils ne voient aucun inconvénient au fait de travailler ensemble dans la même entreprise. Le risque d'étouffement est faible car en général, les deux parties ne se limitent pas à une gestion «statique». Elles se déplacent, ont des rendez-vous à l'extérieur: ce qui leur permet de souffler. Mohamed et Amal Mchiche Alami semblent en tout cas très satisfaits de leur expérience. Ils possèdent deux sociétés opérant dans la fabrication de papier qu'il a créées en 1994. Et il y a une année, Amal est recrutée par son mari en tant que directeur administratif et financier. Elle ne travaille que les matinées. “Personne d'autre que ma femme ne pouvait mieux se charger de ce travail. Elle assure un bon contrôle de la situation financière, ce qui me tranquillise et me permet de me consacrer à d'autres tâches. Amal opère un suivi rigoureux, développe l'entreprise, qui est devenue grâce à elle, beaucoup plus performante”. De son côté, Mohamed Mchiche Alami surveille la production, se charge des importations, de la gestion commerciale, de l'approvisionnement et de l'export. Grâce à un travail acharné, leurs affaires se sont bien développées et depuis peu le couple s'est lancé dans l'export. Amal dit s'être très bien intégrée dans les deux entreprises puisqu'elle a suivi l'évolution des deux sociétés dès leur création. Même en occupant un autre poste à l'extérieur, elle venait tous les samedis matin travailler. Pour M'hamed Marjani et sa femme Najat, un couple propriétaire d'un salon de coiffure, même état d'esprit. Le fait de travailler ensemble induit une parfaite confiance entre eux. Chacun peut compter entièrement sur l'autre. Même si les responsabilités sont partagées. Lui est spécialisé dans la coupe de cheveux, elle se charge des teintures, mèches, brushing, maquillage. “C'est Najat qui tient la caisse. Avec elle, je suis tranquille au fond de mon cœur car il n'y a ni jalousie, ni rivalité, ni soucis. Nous travaillons tous les deux dans le seul but d'assurer un bon avenir à nos enfants”, explique le coiffeur. Les deux époux sont mariés depuis une douzaine d'années et la différence d'âge ne semble altérer ni leurs relations personnelles ni professionnelles. Chez les Mchiche Alami, lorsqu'il y a des décisions importantes, elles sont prises à deux, car mieux vaut deux têtes pensantes plutôt qu'une seule. “Nous dialoguons et échangeons nos points de vue, avant de prendre une décision. Moi je suis plutôt frileuse alors que mon mari aime prendre des risques. Heureusement que je suis là pour jouer le rôle de modérateur!”, souligne Amal, sous le regard complice de son mari . Les Marjani se concertent également avant de prendre des décisions. Aux deux couples, il arrive parfois de parler affaire en dehors des horaires de travail. Dans la mesure du possible, ils tentent de mettre fin à leurs discussions professionnelles lorsqu'ils rentrent chez eux. Ils essayent de “se déconnecter” pour se consacrer à leurs enfants et se détendre. Marjani est d'ailleurs catégorique: “A la maison, nous ne parlons jamais des problèmes professionnels. Nous passons une douzaine d'heures par jour au travail six jours sur sept. C'est largement suffisant”.Pour ce qui est des congés, les Mchiche Alami quittent l'entreprise en même temps. Ils disent avoir des collaborateurs de confiance sur lesquels ils peuvent compter. Mais Mohamed laisse son portable allumé pour être joignable en cas d'urgence. Les Marjani, eux, ne font confiance à personne. Ils ne prennent donc pas leurs congés en même temps et font en sorte que l'un d'eux soit au salon quand l'autre est absent, y compris les samedi et dimanche. Leur jour de congé hebdomadaire, ils le prennent à tour de rôle. Lui lundi et elle mercredi. “Il n'est pas question pour nous de nous absenter, affirment-ils d'une seule voix, car nous perdrions des clients”. N. B.

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