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    Diagnostic, mise à niveau : Agro-alimentaire: La FENAGRI se met au travail

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager

    Bureau et structure en place, la Fédération Nationale de l'Agro-alimentaire (FENAGRI) à la CGEM passe à la vitesse supérieure(1) . Elle établit un premier diagnostic du secteur et organise la mise en oeuvre du programme MEDA.

    «L'agro-alimentaire recèle d'importantes potentialités et regroupe une diversité de secteurs. La Fenagri peut défendre les points de vue et les intérêts avec beaucoup plus d'authenticité. Aujourd'hui, nous effectuons donc l'inventaire de ce que nous représentons», souligne M. Mohamed Chraïbi, président de la Fédération Nationale de l'Agro-alimentaire (FENAGRI), lors de la première réunion du bureau de la Fédération. «Notre objectif aujourd'hui est de renforcer notre compétitivité», indiquent les autres membres de la Fédération. Durant un peu plus de trois heures, ils se sont penchés sur les spécificités d'un grand nombre de branches intégrées dans un secteur qui a réalisé en 1995 une production globale de 45 milliards de DH, soit 35% de la production totale des industries de transformation. Le chiffre d'affaires à l'export a atteint en 1995 près de 6,8 milliards de DH, ce qui représente environ 20% des exportations industrielles. A prix constants de 1980, les exportations ont augmenté de 14% par an.
    L'état des lieux dressé lors de cette réunion a concerné les deux secteurs représentés par la Fédération: les produits frais et les produits transformés. De manière précise, chaque représentant a tracé la physionomie de sa branche (produits frais, bananes, sucre et oléagineux, boissons, margarine, sels alimentaires) et listé les obstacles rencontrés.

    Faiblesses des capacités


    Outre les années de sécheresse ou encore le problème de l'approvisionnement en matières premières, le développement du secteur agro-alimentaire reste miné par un ensemble de facteurs, avec en tête l'insuffisance des équipements, la faiblesse des capacités et l'inadaptation aux normes de qualité exigées sur les marchés étrangers. Ce sont d'ailleurs ces mêmes facteurs qui sont mis en avant par la Banque Mondiale pour expliquer la faiblesse relative de la compétitivité des produits marocains sur le marché de l'Union Européenne, notamment. Selon les experts de l'institution internationale, une plus grande compétitivité passe par la diversification de la production et de la structure commerciale, l'adéquation des pratiques culturales et l'amélioration de l'infrastructure et de la gestion de la qualité. En plus de ces obstacles, les professionnels signalent la libéralisation, notamment du sucre et des oléagineux, inachevée, ou encore les problèmes du transport qui handicapent «sérieusement les producteurs», les variétés en attente d'un texte en souffrance au Parlement. «Les Espagnols sortent deux nouvelles variétés par an et nous, nous travaillons encore avec des variétés qui existent depuis au moins trente ans», indique M. Mohamed Bennani Smires, vice-président de la Fenagri et président de la Commission des Produits Frais.
    Aujourd'hui, les principales actions de la Fenagri demeurent la mise à niveau du secteur et l'adaptation aux nouvelles règles de la mondialisation des échanges. Le programme MEDA de l'UE est au coeur de cette mise à niveau (voir page 19). «Chaque entreprise fera l'objet d'un dialogue renforcé pour sa sélection, avec auparavant la distribution d'une fiche de renseignements détaillée», souligne M. Mohamed Tahiri Jouti, conseiller juridique et financier, en charge de ce programme au profit des entreprises du secteur.

    4.000 entreprises tunisiennes


    «Le travail d'assistance et de diagnostic initial gratuit permettra à l'entreprise d'accéder à l'assistanat dans le cadre de sa restructuration à un bureau Européen de consultants (dont la sélection est en cours à Bruxelles) qui aura pour rôle d'aider la société avec un planning de développement, d'améliorer sa gestion financière, sa production et la commercialisation de ses produits et leur exportation», rappelle M. Tahiri. Celui-ci signale qu'en Tunisie, à la fin du mois d'avril 1996, le nombre d'entreprises industrielles candidates au programme de mise à niveau a atteint 4.000. Par ailleurs, ajoute M. Tahiri, la participation de la Tunisie au Comité Technique de l'ISO sera renforcée, la certification des produits sera développée et 20 laboratoires seront assistés en vue de leur préparation à l'accréditation. «L'Union Européenne lance un défi aux pays du sud de la Méditerranée et au Maroc de le relever en mettant tout de suite en place une organisation fiable».
    Au cours de la réunion, le bureau a également fait l'inventaire des associations ou des secteurs non encore fédérés à la Fenagri. Celle-ci, annonce M. Chraïbi, s'installera désormais dans les anciens locaux de la CGEM, locaux en cours de rénovation. Le bureau a décidé de tenir les réunions de la Fenagri tous les premiers mardis du mois.

    Meriem OUDGHIRI

    (1) Cf L'Economiste du 24 octobre 1996.

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