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Des taux faibles pour les titres obligataires

Par L'Economiste | Edition N°:1764 Le 10/05/2004 | Partager

. La surliquidité plombe les rendements obligataires. Les investisseurs s’orientent davantage vers les maturités à long terme. La petite épargne, dont la rémunération est indexée sur les BDT, est malmenée LES gestionnaires et traders obligataires de la place casablancaise perdent pied dans le marché monétaire, face à la surliquidité galopante et la baisse continuelle des taux de rendements obligataires. Si cette situation est profitable à d’autres compartiments, comme celui de la dette privée (voir l’édition de L’Economiste du 27 avril 2004), elle est assurément préjudiciable aux rendements des portefeuilles obligataires. A court terme, la situation leur est relativement profitable, ce qui est loin d’être le cas à moyen terme en raison du réinvestissement des tombées et des remboursements des titres.«Les taux obligataires touchent aujourd’hui le fond», souligne un gestionnaire OPCVM. Cette orientation à la baisse des taux des BDT, observée depuis 2001, s’est en effet accélérée durant le premier trimestre 2004. Les titres de 13, 26 et 52 semaines ont reculé de 40, 46 et 71 points de base à 2,95%, 3,04% et 3,08%. Les maturités à 2 et 5 ans ont baissé de 35 et 47 points de base à 3,69 et 4,52%, tandis que celles à 10 et 15 ans ont lâché 7 et 10 points de base à 5,21 et 5,82%.Sur le seul mois de mars, les titres à court et moyen termes ont décroché de 5 à 16 points de base pour s’établir dans une fourchette, allant de 2,95% pour les Bons à 13 semaines à 4,53% pour ceux à 5 ans. Cette baisse des taux primaires est favorisée par la pression des investisseurs sur le marché des BDT. Leur offre a atteint 102 milliards de DH, dont près de 56% concernent le court terme. Ce qui dénote aussi de la grande prudence des opérateurs quant à l’évolution à court terme des taux. Cette demande n’est par ailleurs satisfaite qu’à hauteur de 29,5%, soit 29,8 milliards de DH, dont 13,5% pour le court terme et 49,4% pour le moyen et long termes. L’appétit du Trésor pour le long terme est ainsi confirmé dans un contexte de surliquidité chronique. Et ce comportement risque de se prolonger si l’on prend en compte les indicateurs que présentent globalement les facteurs autonomes qui agissent sur la liquidité. Il s’agit des fonds rapatriés par les Marocains résidant à l’étranger (MRE) et les recettes de voyages qui ont progressé au titre du premier trimestre de l’année respectivement de 4,7 et 10,2% à 5,8 milliards et 4,8 milliards de DH. Sur la même période, les prêts et investissements privés étrangers augmentent de plus de 57% à 1 milliard de dirhams. L’impact immédiat de ces éléments sur les trésoreries bancaires est évalué en moyenne fin de semaine à 1,7 milliard de DH. Dans sa dernière livraison du mois de mars, BAM note que «cet effet expansif induit par le renforcement des réserves de change (+1,5 milliard de dirhams) et le reflux de la circulation fiduciaire (+1,2 milliard), a plus que compensé l’incidence restrictive liée à l’augmentation du solde créditeur des comptes du Trésor et du Fonds Hassan II pour le développement économique et social dans ses comptes (-540 millions)».Quant aux prévisions de la DPEG, elles vont globalement vers la poursuite d’une baisse des taux obligataires sur l’année 2004. Mais l’ampleur de ce recul est suspendue toutefois aux interventions de BAM en vue de réguler la liquidité du marché. Ces anticipations baissières s’appuient sur un retour de la liquidité après la cession des 16% du capital de Maroc Telecom. Ce qui devrait, d’une part, conforter la trésorerie de l’Etat et limiter son recours au marché de la dette intérieure et, d’autre part, relancer la demande sur le marché de la dette privée. Dans ce tableau sombre, la DPEG prévoit néanmoins une note positive: «le retour des émetteurs privés sur le marché pour satisfaire leurs besoins de financement à un coût réduit et répondre à la demande des investisseurs à la recherche de rendements supérieurs à ceux des bons du Trésor». La DPEG projette également que «des entreprises publiques devraient recourir au marché de la dette privée pour financer le transfert de leur caisse interne de retraite, surtout après le succès de l’émission obligataire ONCF, ce qui contribuerait à la relance du marché de la dette privée en 2004». Ce contexte de surliquidité pousse actuellement les investisseurs à s’orienter massivement vers les BDT, ils sont davantage demandeurs de maturités à moyen et long termes. En effet, environ 80% des 6,23 milliards de DH des offres enregistrées lors de la séance d’adjudication du mardi 27 avril ont concerné les maturités de plus de 5 ans. Encore que le Trésor n’en a retenu que 428 millions de DH, soit un taux de satisfaction de 6,87%. Le volume global soumissionné également lors de la dernière adjudication à court terme s’est élevé à 2,1 milliards de DH, repartis entre 900 millions de DH pour le 13 semaines, 770 millions pour le 26 semaines et 458 millions pour les Bons à 52 semaines. Le trésor n’a pour sa part retenu que 198 millions de DH sur la maturité 52 semaines à un taux de 2,99%, soit un taux de satisfaction de 9%. La préférence des investisseurs pour les maturités à moyen et long termes se vérifie également au niveau du marché secondaire des opérations fermes. Le négoce, qui y est transité la dernière semaine du mois d’avril, quelque 3,4 milliards, l’a pour 60% sur des maturités à moyen terme.


La petite épargne malmenée

CETTE conjoncture baissière des taux, qui a un impact très négatif sur la rémunération de l’épargne, s’est poursuivie durant le premier semestre de 2004. Le taux de rémunération moyen pondéré des dépôts (TMP) à 6 mois a accusé un nouveau repli de 5 points de base et celui des comptes et bons de caisse à 1 an de 41 points de base, pour s’établir respectivement à 3,29 et 3,63%. Le taux d’intérêt servi sur les comptes sur carnet, indexé sur celui des bons du Trésor à 52 semaines au cours du semestre précédent, s’est inscrit en baisse de 46 points de base à 2,49%. Le taux des comptes sur livret de la Caisse d’épargne nationale, indexé sur le taux des bons du Trésor à 5 ans, a été fixé à 2,3% au lieu de 2,36%. S’agissant du taux de rémunération des bons du Trésor à 6 mois émis à guichet ouvert, indexé sur celui des bons à 26 semaines au cours du trimestre précédent, il est demeuré inchangé à 3,7% pour ce deuxième trimestre de 2004.Bouchaïb EL YAFI

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