×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Fruits et légumes
Encore trop de désordre à l’export!

Par L'Economiste | Edition N°:1764 Le 10/05/2004 | Partager

. Les opérateurs dénoncent la bataille des prix entre eux . Ce qui affaiblit leur position face à leurs concurrents La campagne d’exportation de fruits et légumes n’est pas encore achevée que déjà les producteurs se préparent pour la prochaine. Jeudi dernier à Agadir, première région du Royaume exportatrice de fruits et légumes, les membres de l’association des producteurs et exportateurs d’agrumes et de primeurs (Apefel) se sont réunis pour réfléchir sur la commercialisation de leurs produits, notamment sur le marché européen. Au fil des années, les difficultés de commercialisation se sont amplifiées. Ceci en dépit du saut considérable que la filière a réalisé pendant ces quinze dernières années tant au niveau de la production, que du conditionnement et de la logistique. La campagne qui s’achève n’a pas été fameuse. Les cours de la tomate étaient faibles. Ils étaient en moyenne entre 0,5 et 0,6 euro par kg exporté depuis octobre, mois de démarrage de la campagne. A l’origine de cette situation, entre autres, l’atomisation de l’offre marocaine sur le marché européen. Un phénomène causé par près de 30% de la production non structurée et qui tirent vers le bas les groupes organisés. Pourtant, le contingent alloué au Maroc sur l’Union européenne (U.E.) est limité et sa gestion ne devrait pas poser réellement de problèmes. Pour cette campagne, il est fixé à 190.000 tonnes et l’an prochain à 200.000 tonnes. Reste que même avec un tel volume, aussi faible soit-il comparativement à la concurrence, les opérateurs ne pourront bien vendre leurs produits que s’ils arrêtent de livrer bataille les uns contre les autres, ce qui affaiblit leur position sur le marché extérieur. Bien au contraire, l’idéal serait de tenir le même langage devant le client et de coordonner les efforts. Pour Pierre Bergounoux, animateur de l’atelier de jeudi dernier, l’adoption d’une telle stratégie passe par la mise en place d’une commission ou d’un bureau chargé des exportations qui centraliserait toutes les données sur les marchés ciblés et définirait les orientations à prendre au niveau de la production, de telle manière à structurer l’offre. A cela, s’ajouterait l’implantation d’autres bureaux de liaisons dans les pays de l’Union européenne, outre ceux assistant déjà en France. Une mesure qui permettrait d’éviter le passage obligé par Perpignan pour atteindre d’autres marchés. En attendant, dans l’immédiat les agriculteurs ont besoin d’une visibilité sur le très court terme. Un aspect sur lequel l’établissement de contrôle (EACCE) pourrait très bien intervenir: il suffit que les opérateurs y mettent tous de la bonne volonté en communiquant leur programme de production et dépassent les animosités internes. Malika ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc