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Affaires

Des pistes pour redynamiser les PME

Par L'Economiste | Edition N°:1860 Le 23/09/2004 | Partager

. Des conditions d’éligibilité moins contraignantes pour le financement . Liste noire de mauvais payeurs Création d’un fonds de restructuration financière, adaptation de la surliquidité monétaire aux besoins des PME, révision des lois régissant les effets de commerce, assouplissement de la fiscalité… tels sont les principales recommandations adoptées suite au débat houleux sur les obstacles entravant le développement des PME. Et ce lors des deuxièmes assises de la PME tenues la semaine dernière à Casablanca (www.leconomiste.com).Il est unanimement admis que le financement bancaire demeure le parent pauvre de cette catégorie d’entreprises. Souvent, les capitaux apportés par les fondateurs ne suffisent plus au bout d’un certain temps à assurer le financement de la croissance de telles entreprises. Ainsi, les PME doivent trouver, à un moment ou à un autre, un relais de financement pour pouvoir continuer à exister et croître. Pour cela, les PME/PMI veulent que «le gouvernement se penche de manière urgente avec les banques sur la problématique de la surliquidité». Par ailleurs, la mise en place d’un fonds de restructuration financière (www.leconomiste.com) avec des conditions d’éligibilité moins contraignantes, devrait permettre à ces entreprises de se soulager. Considéré comme étant le précurseur du Foman (fonds de financement de la mise à niveau), ce fonds «ne doit pas servir à régler le problème des emprunts en précontentieux ou en contentieux», est-il indiqué.Toutefois, les banques souvent accusées de leur manquement au financement des crédits de l’économie avancent comme argument le manque de transparence financière des comptes. Pour y remédier, il a été proposé un engagement contractuel avec un cabinet d’expertise comptable «assurant la délivrance d’une attestation de conformité des comptes de gestion ainsi qu’un suivi trimestriel pendant la durée de restructuration». Quant aux frais engendrés par cette expertise, ils vont être intégrés dans la ligne de crédit qui peut être accordée à l’entreprise dans le cadre dudit fonds et directement réglés par la banque à l’expert.Par ailleurs, les PME éprouvent souvent des difficultés à assurer leur fonds de roulement. La raison n’est autre que le délai de paiement interentreprises et la qualité des règlements par effets de commerce. Ces derniers étant le moyen de paiement le plus utilisé, deviennent aujourd’hui une source de soucis permanents aussi bien pour les bénéficiaires que pour la justice qui doit traiter de nombreux cas d’impayés.Pour les PME/PMI il est temps de rehausser la valeur légale de l’effet commercial et assimilé au même niveau que le chèque. Quant au délai de paiement, il doit être fixé à 90 jours au maximum à compter de la date de réception de la marchandise ou du service.Aussi, une base de donnée dynamique regroupant les incidents de paiement et une liste noire des mauvais payeurs, s’avère nécessaire pour anticiper sur les problèmes liés à la qualité des clients.Par ailleurs, l’obligation des chèques et effets commerciaux barrés à l’origine s’impose. L’objectif est de contrer la recrudescence des paiement en argent liquide et l’endossement en cascade des chèques et effets sans ordre.Côté fiscalité, une réduction du taux de la TVA implique un pouvoir d’achat plus important et réduira notablement la fraude sur cette taxe. La Fédération des PME/PMI considère que les taux actuels de l’IGR et la structure de sa grille sont l’origine du manque de recrutement des cadres par les PME/PMI.


Recherche et développement

Des mesures fiscales et de financement doivent être mises en place afin d’inciter les PME/PMI à avoir leur propre programme de recherche et développement. Il s’agit d’un financement à long terme avec un taux bonifié pour l’acquisition du matériel de recherche, couplé à une prime à fonds perdus de la part de l’Etat. Sans oublier la possibilité de coopération avec des enseignents-chercheurs de l’Université marocaine recrutés par les PME de manière contractuelle. Enfin, il y a lieu de créer une commission d’étude pour assurer le suivi du programme de recherche.Meryeme MOUJAB

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