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    Economie

    Des centres ruraux pour freiner l'exode

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    Le Ministère de l'Habitat vient de commander des études aux architectes pour identifier les projets d'urbanisation intégrée dans le milieu rural. Cette opération vise à fixer les populations dans leur milieu d'origine en leur assurant un cadre approprié au développement de leurs activités.


    Le Ministère de l'Habitat caresse le projet de fixer les populations dans leur milieu d'origine. Sa méthode, qualifiée d'originale, a pour titre générique «L'urbanisation intégrée dans le milieu rural». «Il s'agit en fait de développer des douars et des centres ruraux existants en villages intégrés», explique M. Abdelhakim Semmar, directeur de l'Habitat Social et des Affaires Foncières au Ministère de l'Habitat.
    Le Département travaille à l'élaboration de son programme en milieu rural et projette de réaliser 100 centres ruraux par an. Les premiers centres ruraux devront voir le jour vers fin 1999.
    En attendant, ce département a lancé la première phase du projet qui a consisté à réaliser des études en vue d'identifier «les projets d'impact et les sites supports d'urbanisations intégrées en milieu rural qui feront l'objet d'une planification à court et moyen termes». L'idée est de mener ces études à travers les 162 cercles que compte le pays. Les premières, lancées il y a huit mois, ont concerné environ 80 cercles. Actuellement, le Ministère a reçu plus de 85% des résultats de ces études qui sont au stade de l'examen. Ces études, se voulant préliminaires, doivent prendre en considération plusieurs aspects pouvant aider au choix des centres à développer.

    Urbaniser les douars


    La deuxième phase de l'étude consiste à identifier les centres en effectuant des études typomorpho-logiques de l'habitat et de la construction. Il s'agit de la situation géographique des douars et des centres, de l'importance de la population et des caractéristiques socio-démographiques ainsi que des spécificités des constructions existantes.
    La dernière phase portera sur l'étude d'urbanisation. De là, nous passerons à l'étude du lotissement et par la suite à la phase d'exécution, indique M. Semmar.
    Le Ministère précise que le choix des centres à développer en priorité «tiendra compte de leurs potentialités économiques et de leurs aires d'influence».

    Une première tranche de ces études a été confiée aux architectes qui seront tenus de prendre en charge l'ensemble des aspects de l'habitat rural. Ils devront traiter «des caractéristiques du cercle et des monographies de l'ensemble des douars». Les études doivent évaluer les possibilités d'urbanisation.
    Le diagnostic établi par ces études permettra au Ministère d'arrêter les interventions qui revêtiront plusieurs formes: restructuration, amélioration de l'existant ainsi que l'aménagement et le développement intégré de l'habitat.
    Trois objectifs sont à la base de cette initiative. Le premier vise à favoriser la stabilisation des populations dans leur milieu en leur assurant un cadre approprié de développement de leurs activités. Le deuxième ambitionne d'assurer de meilleures conditions de vie communautaire et de confort en dotant les centres ruraux d'infrastructures et d'équipements socio-collectifs et administratifs nécessaires. Autre objectif: promouvoir un habitat à spécificité locale par la valorisation du savoir-faire, de l'utilisation des matériaux locaux, des systèmes de construction et des modes d'habiter des populations.

    Partenariat avec les collectivités locales


    Ces études devront permettre d'identifier 5 ou 6 centres par cercle parmi ceux présentant les meilleures conditions et des opportunités de développement.
    Après la phase d'identification des centres à développer, les promoteurs publics en habitat (PPH) que sont les ERAC, la SNEC, l'ANHI se chargeront des études architecturales et techniques. Ils s'occuperont également de la réalisation des travaux d'aménagement et de construction. M. Semmar affirme que ces opérations devront s'effectuer dans le cadre d'une politique conventionnelle associant l'Etat et les collectivités locales. Le financement s'effectuera avec la participation de l'Etat, sous forme de subventions, et l'apport des propriétaires. Le Ministère n'interviendra que dans les situations où l'assiette foncière est apurée, avec des terrains domaniaux ou collectifs, précise t-il. Ces opérations seront menées en partenariat avec la Direction des Affaires Rurales relevant du Ministère d'Etat à l'Intérieur.
    Ces centres ne devront pas dépasser 10.000 habitants afin de garder au centre une densité maximale de 33 habitants par ha, indique M. Semmar. A ses yeux, la conception du logement devra tenir compte des contraintes géographiques, de l'utilisation des matériaux et procédés de construction locaux.

    Mohamed CHAOUI

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