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    Economie

    Maternité: Plus de 610 décès pour 100000 naissances

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    Une Marocaine sur 33 risque sa vie en accouchant, contre 1 femme sur 120 en Algérie et 1 sur 140 en Tunisie. Pour 100.000 naissances vivantes, l'OMS et l'UNICEF estiment à 610 le nombre de décès maternels au Maroc. La mortalité maternelle est un drame qui touche en particulier les pays en développement.
    En effet, si 585.000 femmes sur 150 millions de naissances meurent chaque année en couche, 99% de ces décès sont enregistrés dans les pays sous-développés.
    L'hémorragie en est la première cause, selon le Dr Daniel Weinstein, président du 1er congrès mondial sur la mortalité féminine qui a démarré ses travaux le 8 mars dernier à Marrakech.
    Près du quart des victimes, soit 140.000, sont donc décédées suite à une hémorragie.
    Autre cause majeure, la septicémie. Cette maladie du sang emporte 100.000 mères par an. Elle peut être provoquée par infestions de l'utérus mal cicatrisé ou par l'expulsion incomplète du placenta lors de l'accouchement. De même, les avortements clandestins, souvent pratiqués sans aucune règle d'hygiène, provoquent 75.000 décès annuels.

    Outre ces facteurs de décès maternels, il existe d'autres risques liés aux difficultés d'accès aux services médicaux et aux soins d'urgence rencontrées par les femmes rurales.
    A cela s'ajoutent, les causes économiques et socio-culturelles, notamment le nombre de grossesses, ainsi que l'âge de la mère .
    La tranche d'âge idéale pour la maternité est de 20 à 24 ans. A 35 ans, la mère est en effet beaucoup plus exposée.
    Le manque d'espacement entre les grossesses conduit également à des complications, la mère n'ayant pas disposé d'assez de temps pour récupérer physiquement de la grossesse et de l'accouchement précédents.
    Par ailleurs, il existe des facteurs liés à une réticence des femmes, ou de leur mari, face aux institutions de santé. Au-delà des causes apparentes, le statut de la femme dans quelques communautés (rurales notamment), se reflète dans ces taux de mortalité. Les filles sont dévalorisées depuis leur naissance. Leurs besoins en matières de nourriture, de soins médicaux et d'éducation viennent loin derrière ceux des garçons de la famille. Ce qui les rend encore plus vulnérables. o

    Badra BERRISSOULE

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