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    Déchets hospitaliers de Rabat-Salé : Le CHU sollicite la collaboration de la municipalité

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager


    Cinq mille tonnes de déchets sont produites annuellement par le CHU de Rabat-Salé: c'est là une grande quantité de détritus face aux moyens limités de la municipalité. Les responsables du Centre Hospitalier Universitaire appellent à «une collaboration étroite» pour pallier les déficience existantes.

    Face à des accusations portées par la Commune Agdal-Riad, rapportées par le quotidien «Al Ittihad Ichtiraki», selon lesquelles «des organes humains ont été découverts parmi les ordures ménagères tombées de la benne municipale qui était sur la route vers la décharge de Oued Akrach», le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rabat-Salé a tenu à faire une mise au point*. «Ces déchets sont classés en quatre catégories: déchets radioactifs, anatomiques, déchets de l'activité hospitalière (matériel de soins et seringues...) et déchets ménagers», a indiqué d'emblée le professeur Omar Cherkaoui, directeur du CHU.
    Les déchets anatomiques ont une double provenance: ceux des laboratoires d'anatomopathologie où sont analysées les pièces anatomiques qui sont ensuite brûlées dans l'incinérateur du CHU d'une capacité de 10 kg/h. Les autres déchets anatomiques proviennent des 50 salles d'opération du Centre. «Ces déchets sont stockés à la morgue et puis véhiculés au Bureau Municipal d'Hygiène qui assure leur enterrement», précise le Pr Cherkaoui.
    Selon lui, c'est au niveau des déchets hospitaliers et ménagers que se pose le problème. Les dix établissements hospitaliers constituant le CHU produisent en moyenne cinq mille tonnes par an de détritus, dont 70% de déchets ménagers et 25% de déchets de l'activité hospitalière. Ces derniers sont triés au niveau des services de l'hôpital et mis dans des sacs spéciaux: rouges pour les déchets hospitaliers et noirs pour les déchets ménagers. Ils sont ensuite acheminés par les bennes de la municipalité (ramassage et transport vers la décharge publique). Les responsables du CHU reconnaissent à ce niveau l'existence de défaillances, surtout lorsqu'il s'agit d'une aussi importante quantité de déchets, face aux moyens limités de la municipalité (passages irréguliers des camions, bennes vétustes et en nombre insuffisant...). Les responsables du CHU soulignent en outre que la responsabilité concernant ces déchets est partagée.
    La problématique met en jeu la séparation des deux types de déchets, leur stockage dans des sacs adéquats, leur transport régulier et leur destruction, tenant compte du respect de l'environnement. Pour pallier cette insuffisance, le professeur Cherkaoui ne voit d'autre solution «qu'un dialogue constructif et permanent». Il se déclare ainsi prêt à envisager toute collaboration avec la municipalité en vue d'un traitement adéquat et efficace de cette catégorie de détritus.
    Pour les autres catégories de déchets, radioactifs notamment, souligne le Pr Cherkaoui, ils proviennent de produits utilisés à l'hôpital Ibn Sina (HIS) et à l'Institut National d'Oncologie Sidi Mohamed Ben Abdellah (INO). «Ces déchets, insiste le professeur, représentent une infime partie des déchets hospitaliers». Mais il est vrai, continue-t-il, qu'ils sont connus pour le danger de leur utilisation. Leur manipulation est soumise à des normes strictes obéissant à des lois et des contrôles aussi bien à l'échelle nationale, par le Centre National de Radio-Protection (CNRP), qu'internationale, par l'Agence Internationale à l'Energie Atomique (AIEA), et ce depuis l'importation jusqu'à l'élimination. Le CHU de Rabat-Salé, insiste le Pr Cherkaoui, maîtrise parfaitement leur utilisation. Ainsi, les produits radioactifs administrés au malade et utilisés en médecine nucléaire sont de faible activité et de très courte durée (72 heures). «Ces produits sont stockés dans des chambres blindées jusqu'à leur extinction et n'ont jamais été lâchés dans la nature depuis 1972», affirme le directeur du CHU.
    Concernant les autres sources radioactives utilisées notamment à l'INO, elles sont retournées aux fournisseurs étrangers qui se chargent de leur destruction après leur utilisation en dehors du Maroc.

    Badra BERRISSOULE

    Un Service pour la pharmacie du HIS

    Lors du point de presse organisé par le Centre Hospitalier Universitaire, le directeur du Centre, le Pr Cherkaoui, a tenu à exposer les réalisations accomplies par le CHU après l'affaire du vol des médicaments du dépôt de Bab El Had et de la pharmacie de l'Hôpital Ibn Sina (HIS). Ainsi, affirme le Pr Cherkaoui, la nouvelle équipe s'est attelée depuis janvier 1993 à la restructuration de ses services. La priorité a été évidemment donnée au secteur de la pharmacie.
    Plusieurs mesures organisationnelles et de gestion ont été adoptées à la pharmacie du HIS. Il a été procédé à la construction de nouveaux locaux de la pharmacie qui d'ailleurs a été érigée en un service à part entière. De même qu'il a été procédé à l'informatisation de la gestion des stocks et de la distribution. Par ailleurs, pour les produits dont la date est proche de la péremption, le CHU a instauré une opération d'échange entre les établissements du CHU d'une part et le CHU et certaines délégations du Ministère de la Santé Publique d'autre part. Cette opération a été mise en place pour éviter au maximum la destruction de ces produits.

    B. B.

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