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    Dans l'attente de l'assemblée générale : Uniban: Suspense sur le retrait de Banco Bilbao Viscaya

    Par L'Economiste | Edition N°:253 Le 07/11/1996 | Partager


    Uniban n'a toujours pas tenu son assemblée générale. Les actionnaires minoritaires qui ont déjà bouclé trois exercices sans dividendes tirent à boulets rouges sur le Conseil d'administration. La maison mère, Banco Bilbao Viscaya, est donnée partante.

    C'est la grogne chez quelques actionnaires minoritaires d'Uniban (Union Bancaria Hispano-Marroqui). Ils ont bouclé trois années successives (1993, 1994, 1995) sans percevoir de dividendes. L'exercice en cours sera encore probablement achevé sur une perte. La banque espagnole accuse un déficit cumulé de près de 71,8 millions de Dirhams. De 375,4 millions, les fonds propres sont ramenés à un peu plus de 300 millions.
    Dans un contexte économique marqué par le resserrement des marges bancaires et une concurrence devenant progressivement une réalité, Uniban aura du mal à sortir la tête de l'eau.
    Pourtant, lors de l'assemblée générale houleuse de 1995, tenue au siège de la banque, le Conseil d'administration avait promis, mais avec une certaine retenue, de renouer avec les bénéfices en 1997. Le plan stratégique rendu public à cette occasion soulignait: «les simulations et projections sur trois ans, si elles devaient être réalisées, permettraient, à l'horizon 1997, de modifier la physionomie du compte de résultats et d'atteindre des seuils de rentabilité qui dépasseraient les 10% des fonds propres» .
    Cette promesse, les actionnaires ne la voient pas encore venir. Leur principal grief : «les frais généraux sont énormes». En 1994, ils représentaient 39,7% du PNB, contre 19,4 pour la BCM, 19,7 pour la BMCE et 23,11 pour la BMCI, une banque relativement plus proche de la filiale de Banco Bilbao Viscaya. Pour les autres charges, Uniban accusait toujours un net retard par rapport au secteur. Les charges de personnel représentaient 25,7% du PNB contre 10,6% pour la BCM, 19,7% pour la BMCE et 23,11% pour la BMCI. Les charges générales d'exploitation représentaient 13,56% au lieu de 10,67% pour la BMCI.
    Pour les responsables, le provisionnement des créances irrécouvrables était souvent invoqué pour expliquer en partie cette mauvaise passe. En 1994, le stock des provisions avait atteint 115,6 millions de Dirhams, soit un taux de couverture des créances prédouteuses, douteuses et compromises de 35%.

    Délit d'initié


    Ce n'est pas suffisant pour convaincre les minoritaires pour qui la situation actuelle est intenable dans un secteur où pratiquement tous les établissements engrangent des bénéfices. Pour l'exercice 1995, le rendement moyen des fonds propres du secteur a atteint 7,86%.
    Un chapelet de reproches a été adressé au Conseil d'administration: gaspillage, absence de formation pour le personnel, refus de recrutement de cadres et blocage de l'enquête sur les frais généraux, entre autres. En raison de cette mauvaise passe, Uniban a déjà été sanctionnée en bourse. Le titre a ainsi été échangé à 97 Dirhams, en dessous de son prix nominal de 100 DH. Le cours est toutefois remonté durant ces derniers jours à 105 DH dans des volumes relativement importants (voir encadré).
    A ce jour, la banque n'a pas encore tenu son assemblée générale. La Direction générale indique, sans plus de précision, qu'elle «aura lieu dans les prochains jours» . Pour certains actionnaires, la maison mère, BBV, se préparerait tout simplement à jeter l'éponge. Wafabank est citée parmi les prétendants à la reprise de la participation espagnole, représentant près de 70% du capital. Rien n'a encore filtré au sein de cette banque. L'information n'est ni confirmée, ni infirmée. A retenir cependant, la boutade d'un cadre: «il revient moins cher d'acheter des parts de marché que d'en créer».
    Quant à la Direction générale d'Uniban, elle se refuse a tout commen-taire. Elle considère ces informations comme de simples rumeurs.
    Des rumeurs: il y en a bien eu au cours de ces derniers mois autour de cette banque. En juillet dernier, les discussions informelles qu'avait eues le président de la BBV avec M. Othman Benjelloun, président de la BMCE et du GPBM, en marge du Conseil d'administration de BMCE-Madrid, avaient été interprétées comme une démarche des Espagnols visant à jauger le secteur.

    Alié Dior NDOUR

    Uniban et la Bourse


    Uniban dispose actuellement d'un capital de 246,4 millions de Dirhams, contrôlé à concurrence de 70% par Banco Bilbao Viscaya. Environ 30% sont détenus par des privés marocains. L'intégralité du capital, soit 2.464.000 actions au nominal de 100 DH, est admise à la cote. Le titre est peu liquide. Son cours le plus haut est de 139 DH pour un plancher de 97. Au cours de la semaine du 30 octobre au 5 novembre (voir page Bourse), 37.844 titres ont été cédés à la corbeille à un cours inchangé de 105 DH. Le marché des cessions directes a fait mieux en volume. Rien que pour les séances des 4 et 5 novembre, 57.698 actions ont été vendues à 104 DH.

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