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Affaires

Danone: Une gigantesque organisation logistique

Par L'Economiste | Edition N°:1860 Le 23/09/2004 | Partager

. 70.000 points de vente livrés quotidiennement. Les coûts logistiques représentent 10% du chiffre d’affaires Vu le caractère stratégique de la fonction, c’est une structure ayant rang de direction (Logistique Supply Chain) qui pilote les questions liées à la logistique chez Centrale Laitière Danone. La coordination avec les autres directions se fait à travers la «Cellule Fluxe» dont l’objet est d’assurer la coordination entre les directions commerciale, industrielle et Supply Chain. Ce n’est pas un exercice évident, selon les spécialistes. Le plus difficile est d’arriver à converger les intérêts de ces trois départements. Pour le commercial, il faut vendre toujours plus, sans se soucier des contraintes de livraison. A l’usine, les ingénieurs tiennent au respect du planning de production alors que l’équipe de la logistique surveille les coûts. Chez Centrale Laitière Danone, les coûts logistiques représentent actuellement 10% du chiffre d’affaires, révèle Driss Traki, PDG du groupe. «L’objectif est de les réduire en optimisant aussi bien les dépenses de transport que les frais et investissements de stockage et de manutention». Les contraintes sont encore plus élevées pour les produits frais hautement sensibles pour la sécurité alimentaire, car il faut maîtriser toute la chaîne, de l’approvisionnement au consommateur final. Pour que ses produits soient disponibles partout, c’est un travail de titan que réalisent les équipes de Centrale Laitière. Le stockage et l’éclatement des produits se font des quatre unités industrielles vers la vingtaine d’agences à travers le Maroc. Ces agences sont approvisionnées tous les jours par semi-remorques aussi bien pour le lait que pour les dérivés laitiers, fromages et les crèmes glacées. Ce sont elles qui éclatent ensuite la marchandise aux milliers de points de vente chaque jour, notamment les épiceries traditionnelles par lesquelles sont réalisés 90% des ventes du groupe. Le reste -10%- se fait via le circuit de distribution moderne, les hyper et supermarchés.La contrainte de la date limite de consommation impose le respect rigoureux de la chaîne de froid. De nombreuses analyses (des centaines par jour) sont réalisées à tous les niveaux pour assurer un produit conforme aux standards internationaux. De la collecte laitière jusqu’aux usines, et ensuite des usines vers les agences et enfin, des agences vers le réseau de distribution. Pour inciter les épiciers à respecter les températures de conservation de produits frais, Centrale Laitière a entrepris la distribution des meubles réfrigérés. Parallèlement à ce respect de la chaîne de froid, et s’agissant de produits fragiles, des précautions importantes sont prises à tous les niveaux, assure Driss Traki. Mais à elle seule, la carotte peut ne pas suffire pour endiguer la mauvaise habitude des épiciers qui consiste à débrancher le réfrigérateur la nuit. Les bons élèves sont récompensés, mais les mauvais sont sanctionnés. La sanction pouvant aller jusqu’au retrait de l’appareil. Mais c’est au consommateur d’être aussi vigilant en exigeant que les produits soient conservés à température normale, complète Benoît De Lavarène, directeur marketing de Centrale Laitière.Le transport est une grosse charge logistique puisque l’entreprise doit livrer directement ou indirectement, au moins 70.000 points de vente sur tout le territoire. Centrale Laitière possède sa propre flotte mais externalise une partie du transport en faisant appel aux sous-traitants. A ces derniers, un cahier des charges est imposé, axé sur le respect de la chaîne de froid, le respect des horaires et la prudence sur la route. A l’avenir, l’externalisation va s’accroître de plus en plus, affirme le président de Centrale Laitière avec l’objectif de réduire les coûts de transport.L’optimisation de la logistique passe aussi par la maîtrise de l’information et par une coordination parfaite d’échanges de données avec les distributeurs. “Les relations avec la distribution moderne sont bonnes dans le sens où c’est un circuit qui se développe et dans le sens où elle a une clientèle qui est en attente d’innovation et de nouveaux produits», explique le PDG de Centrale Laitière. En revanche, ce qui pourrait être amélioré avec certains opérateurs de la distribution moderne, serait l’échange de données sur les ventes et les stocks, de telle façon à permettre un meilleur service pour eux, et pour leurs clients finaux.


Un schéma de traçabilité au point

1) Matières premièresLait: date de réception – identité coopérative ou producteur – numéro de la citerne et chauffeur – quantité reçue – qualité reçue via les bons de livraison et analyses à réception dans l’usine.Ingrédients: date réception – date de fabrication – n° de lot fournisseur via le bon de livraison - date de péremption.Emballages: date de réception – date de fabrication – date de péremption – numéro de lot fournisseur via le bon de livraison.En cours de fabrication: Possibilité de remonter aux tanks de stockage, quantité et qualité formulée lors de la préparation. Tanks de préparation formule (n° tank, quantité stockée, temps de stockage).Phase de traitement (l’équipement, paramètres de traitement).Tanks de fermentation, et tampons (n°, quantité, paramètres de fermentation et stockage). Lignes de conditionnement (nombre de palettes, durée de conditionnement, heure de conditionnement). Etiquetage sur les palettes qui mentionne la machine, le produit, la date de fabrication, la date de péremption, et le numéro d’analyse qui sert de liaison pour retrouver l’ensemble des paramètres en amont de la palettisation.2) Sur le produit finiUn système d’identification mentionne le lieu de fabrication, la date de péremption (et donc la date de fabrication), la machine qui a conditionné ainsi que l’heure de fabrication (matérialisée par une heure instantanée de fabrication, un code horaire ou un code par poste). Avec ces éléments, il est possible de remonter à l’ensemble des paramètres de fabrication enregistrés. Abashi SHAMAMBA

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