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D'abord améliorer le réseau routier
Entretien avec Ahmed Chouihat, gouverneur de Khénifra

Par L'Economiste | Edition N°:2418 Le 08/12/2006 | Partager

Différents projets sont lancés afin de rattraper le retard en matière d’infrastructures. Pour le gouverneur de la province, c’est le seul moyen de sortir la région de son enclavement . L’Economiste: Pourquoi, malgré les richesses de la région, le développement économique de la province de Khénifra reste modeste?- Ahmed Chouihat: C’est en partie lié au déficit en matière d’infrastructures routières. Un déficit accentué par la faible compétitivité de la province. Aussi, il faut s’atteler en priorité à ces chantiers afin de désenclaver la région. Et sans un réseau routier performant, on ne peut convaincre les investisseurs de s’installer dans la province. . Quels sont les créneaux qui pourraient être porteurs? - Parmi les secteurs porteurs, il y a l’industrie du bois. La région dispose d’un important patrimoine forestier estimé à plus de 500.000 ha, dont 65.000 ha de cédraies. Mais il faut organiser l’activité pour éviter une mauvaise exploitation du bois. L’objectif est d’encourager les PME à investir ce créneau. Par ailleurs, l’apiculture, la transformation des plantes aromatiques et médicinales, et la production de pommes sont aussi des voies intéressantes. On peut aussi développer l’écotourisme et le sport de montagne. . Et en matière d’élevage?- Dans ce domaine, Khénifra est réputée par son activité d’élevage d’ovins et de caprins. Elle fournit les principaux marchés de Casablanca, Rabat et Tanger. L’idée, aujourd’hui, est de créer des abattoirs modernes répondant au normes nationales et internationales en matière d’hygiène et de conservation. Cela permettra le développement d’un certain nombre d’activités complémentaires liées à la production et à la commercialisation de la viande. . Y a-t-il des projets de zones industrielles? - Au niveau de la province de Khénifra, je préfère parler plutôt de création de zones d’activité économique. C’est une question qui figure aujourd’hui parmi les priorités des pouvoirs publics. A ce titre, le conseil provincial a procédé en 2001 à l’acquisition de quelque 14 ha pour la réalisation d’une zone d’activité. La valorisation de ce patrimoine foncier nécessite des investissements de l’ordre de 20 millions de DH. . L’artisanat occupe aussi une place importante dans la région… - Oui, mais malheureusement, cette activité risque de disparaître si des mesures ne sont pas prises pour sauvegarder et pérenniser ce secteur qui occupe une main-d’œuvre importante. . Quels sont les projets en matière de développement touristique?- Notre stratégie pour le développement de ce secteur s’intègre parfaitement dans une approche régionale, voire nationale. Celle-ci s’appuie sur la recherche des complémentarités et des synergies entre le potentiel de Khénifra et les régions de Meknès-Tafilalet et Fès-Boulemane. Il y a des sites magnifiques à exploiter. D’un kilomètre à l’autre, le touriste peut passer d’un écosystème de forêt et de montagne à un écosystème de steppe et de désert. . Quelles sont les capacités hôtelières de la province? - Il faut reconnaître qu’elles sont assez limitées. Pour y remédier, nous essayons de privilégier les formules de logement chez l’habitant, génératrices de revenus. Quant à l’investissement dans les autres modes d’hébergement (hôtels et auberges), ce volet relève du privé. Les professionnels doivent saisir les opportunités qui se présentent aujourd’hui au niveau de la province et des zones montagnardes en général et anticiper la demande qui émergera dans quelques années. Avec la construction des cinq stations balnéaires inscrites dans le cadre du plan Azur, comprenant des complexes touristiques et résidentiels, les habitants de ces zones côtières, marocains ou étrangers, auront besoin de découvrir l’arrière-pays.


Mise à niveau

Khénifra va bientôt lancer son programme de mise à niveau urbaine. La ville connaît, en effet, nombre de dysfonctionnements nuisibles à l’urbanité. L’idée est de délocaliser les infrastructures, sources de nuisances. Il s’agit notamment de la gare routière, du vieil abattoir et du souk hebdomadaire. Il est également question de revaloriser le fleuve Oum Er Rbia qui traverse la ville. A l’instar de ce qui se fait au niveau du Bouregreg entre Rabat et Salé. En plus modeste, naturellement. Mais il reste à trouver les financements. «Nous comptons beaucoup sur l’appui des services centraux du ministère de l’Intérieur pour mener à bien ces ambitieux projets», souligne Ahmed Chouihat Propos recueillis par RB

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