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De nombreux chantiers pour les loueurs de voitures

Par L'Economiste | Edition N°:2418 Le 08/12/2006 | Partager

. TVA, cahier des charges, primes d’assurance. La taxe de stationnement abolie à Rabat et Casa, mais pas ailleursLes loueurs d’automobiles veulent créer leur fédération. C’est Khalid Kabbaj, président de l’Alarc (Association des loueurs automobiles de la région de Casablanca), et par ailleurs DG de Wafa LLD, qui en a formulé le souhait lors d’une réunion la semaine dernière à Casablanca. Outre les membres de l’Alarc, étaient également au rendez-vous Mohamed Diouri, président de l’Alascam (Association des loueurs d’automobiles sans chauffeurs au Maroc), et Saïd Mouhid, directeur du Centre régional du tourisme de la métropole.Le but escompté est une meilleure défense des intérêts de la profession, à travers une organisation efficace, face à une demande appelée à croître du fait de l’expansion touristique.Les sociétés de location se disent lésées par rapport à la suppression de l’exonération de la TVA sur les biens d’équipement prévue par le projet de loi de Finances 2007. Dès le 1er janvier, elles n’auraient plus la possibilité de s’équiper en hors taxes. La TVA devrait être versée au moment de l’achat puis récupérée par la suite, ce qui peserait lourdement sur leur trésorerie. Rappelons que cette disposition a soulevé une tempête dans les milieux d’affaires (cf. www.leconomiste.com). Les loueurs d’automobiles demandent en outre la révision de la TVA applicable à la profession (actuellement de 20%) et son alignement sur le taux du secteur touristique (10%).Toujours sur le plan fiscal, la profession réclame la suppression de la taxe de stationnement. Celle-ci a été suspendue fin 1995 par décision judiciaire du tribunal administratif pour Casablanca et Rabat. Elle continue d’être appliquée dans les autres villes. D’ailleurs, pour défaut de paiement, des véhicules ont fait l’objet de saisie et de vente aux enchères, affirme Kabbaj.Par ailleurs, les professionnels entendent mener des négociations avec les compagnies d’assurances et les établissements de crédit, pour envisager une baisse des primes et des conditions de financement plus avantageuses.Les loueurs demandent à leurs représentants de s’adresser aux autorités compétentes, afin de mettre un terme à leurs pertes «considérables» suite au phénomène de filouterie: des voitures sont parfois détournées par des clients avec l’intention d’en jouir indéfiniment.L’Alarc, dont les élections du bureau sont prévues pour début 2007, compte entreprendre des actions pour obtenir une décision d’exploitation définitive du véhicule dès son immatriculation, au lieu qu’elle soit renouvelable annuellement. Et ce, afin d’éviter les procédures coûteuses en termes de temps et d’argent. Autre chantier de l’association: l’élargissement du champ d’activité du métier, avec l’exploitation des véhicules de plus de 9 places en vue de faire de la location longue durée.Enfin, l’Alarc réclame la mise en place de procédures spécifiques pour les PV en cas d’excès de vitesse, relevé par radars automatiques. Les loueurs se plaignent de devoir s’acquitter d’amendes, pour des contraventions dont les locataires sont responsables. Plus globalement, les professionnels de la location de voitures appellent à l’élaboration d’un nouveau cahier des charges pour l’accès à la profession et une réforme globale du dahir de 1970 réglementant leur activité.


L’activité en chiffres

La location d’automobiles représente un parc de plus de 27.000 véhicules, constitué de 15.000 unités destinées à la location longue durée, et 12.000 à la location courte durée.Ce parc est concentré pour 60% à Casablanca (avec 259 sociétés sur les 1.100 que compte le pays),11% à Rabat et 10% à Marackech. Agadir, qui est pourtant une destination touristique par excellence, se contente de 9%.En termes d’investissement, environ 3 milliards de dirhams sont en jeu, pour 7.500 emplois directs et 15.000 indirects. À noter que 20% des nouvelles immatriculations sont pour des voitures déstinées à la location. Jihan F. Jillar

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