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Khénifra peine à décoller

Par L'Economiste | Edition N°:2418 Le 08/12/2006 | Partager

. Malgré des atouts naturels, les investissements n’arrivent pas. Précarité, chômage, analphabétisme… caractérisent la région SITUÉE au cœur du Moyen Atlas, la province de Khénifra jouit d’importantes ressources hydrauliques et d’un paysage naturel diversifié. Son patrimoine forestier est l’un des plus considérables du Royaume. Ses richesses minières sont également importantes: carrières calcaires, du plomb, du cuivre et de la barytine. Autant d’atouts qui devraient lui permettre d’être un véritable pôle d’attraction pour les touristes, notamment les adeptes de la montagne et d’écotourisme (randonneurs, chasseurs et pêcheurs…). Mais la province n’arrive pas enclencher son décollage économique. Dans la ville de Khénifra comme dans les autres communes de la province, la pauvreté saute aux yeux (Le taux de pauvreté global se situe entre 20 et 25% à Khénifra, selon une enquête du Haut-Commissariat au Plan). La précarité, le chômage et l’analphabétisme sont le lot des habitants, particulièrement les jeunes, ce qui engendre délinquance, prostitution et mendicité. Pour des acteurs de la vie associatif de Khénifra, l’absence, pendant de longues années, d’une réelle stratégie de développement et d’un véritable plan d’intégration de cette région montagneuse, a entraîné son blocage économique ainsi que l’exclusion et la marginalisation d’une importante tranche de la population. «La province demeure en marge du développement à cause de son enclavement, mais aussi à cause du gaspillage et de la mauvaise gestion communale», indique El Aziz L’houssain, vice-président de l’association Oued Srou de microfinance. «De même, la prostitution, qui n’est pas propre au Moyen Atlas ou à la ville de Khénifra, se développe là où il y a la pauvreté et l’exclusion prégnante de la population, comme un peu partout au Maroc», ajoute-t-il. Un bref passage au niveau de quelques communes de la province, comme Mrirt et El Kebab, montre un grand besoin en équipements et en infrastructures de base. Mais de grands chantiers sont lancés par les départements gouvernementaux au niveau de la province. Ils concernent, entre autres, l’assainissement, la réhabilitation de l’habitat insalubre et les projets lancés dans le cadre de l’INDH. La marge de manœuvre de la commune de Khénifra est limitée. Elle dispose d’un budget de 3 milliards dont 50% sont consacrés aux salaires des fonctionnaires et 30% servent à payer les dettes contractés durant l’exercice 95/96 pour les projets du souk hebdomadaire, de la piscine municipale et du complexe commercial, et qui n’ont jamais vu le jour. Avec les 20% restants, on ne peut lancer ni projets d’espace vert et d’éclairage ni aucun autre projet.De notre correspondante, Rachida BAMI

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