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Conjoncture: Un premier trimestre contrasté

Par L'Economiste | Edition N°:510 Le 19/05/1999 | Partager

· La conjoncture marocaine résiste globalement à un environnement difficile
· Croissance des placements financiers liquides


Dans un environnement mondial difficile (dégradation des perspectives économiques), la conjoncture nationale a pu résister et maintenir le cap. Pour le premier trimestre 1999, un bilan établi par la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF) du Ministère des Finances fait ressortir des évolutions contrastées pour l'essentiel des indicateurs. Le taux d'inflation, mesuré par l'indice du coût de la vie, affiche un ralentissement. Le recul à été de 0,4% au terme du troisième mois de l'année 1999. Ce qui équivaut à un coup de frein de l'activité économique en général. Selon l'étude, cette décélération s'explique notamment par la baisse des prix des produits alimentaires et le ralentissement du rythme d'accroissement des prix des produits non alimentaires. Cette détente des prix pourrait basculer d'ici la fin de l'année. Surtout que la période estivale est toujours propice à des hausses de prix ainsi que le mois de Ramadan qui coïncide depuis quelques années déjà avec le dernier trimestre. Pour sa part, la masse monétaire a augmenté de 2%(1) par rapport au premier trimestre 1998.
Autre bon signe, la croissance des placements financiers liquides. Les chiffres de l'étude font ressortir une performance de 38,3% à fin février, due essentiellement aux titres émis par les OPCVM obligations et les OPCVM actions. Les bons du Trésor à 6 mois et les bons du Trésor négociables se sont cependant inscrits à la baisse avec respectivement 4,6 et 9%.
Au niveau des finances publiques, le déficit budgétaire hors comptes du Trésor a été réduit de 30% à fin mars 1999, comparé à son niveau de 1998. A l'origine: l'appréciation de l'épargne publique et l'amélioration du taux de couverture de l'investissement public de l'épargne budgétaire. Mais le vrai déficit, celui qui ressort dans les comptes spéciaux du Trésor, s'est en fait accru de 13,7%. Evalué à 3,3 milliards de DH pour l'exercice 1997-1998, il a grimpé à 3,8 milliards au premier trimestre 1999.
Le document de la DEPF met également l'accent sur quelques signes positifs de la santé économique au terme du premier trimestre. Il s'agit notamment de la reprise du secteur touristique, de la progression des exportations de l'OCP et du textile et cuir ainsi que l'amélioration des réserves de changes. Cependant, le repli des transactions commerciales est pour le moins décourageant.
De l'autre côté de la balance, les premiers mois de l'année ont enregistré une stabilité des investissements et prêts privés étrangers malgré la conversion de la dette extérieure publique en investissements privés.

(1) Cf L'Economiste n°499 du 5 mai 1999.

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