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    Comptes des sociétés cotées en bourse : Diwan : La cession des actions BCM marque 1993

    Par L'Economiste | Edition N°:145 Le 15/09/1994 | Partager

    Diwan holding, gérant les participations de l'ONA dans le secteur financier, a enregistré une progression record de ses bénéfices en 1993. La cession de 15% de son capital détenu par la BCM au Banco Exterior a dégagé une plus-value de près de 74 millions de DH.

    La Financière Diwan a été révélée au grand public lors de l'acquisition par Georges Soros. d'une partie de son capital. Très médiatisée. cette opération qui marquait l'arrivée du gourou des marchés financiers sur la place de Casablanca a mis Diwan sur le devant de la scène. Pourtant, de toutes les filiales de l'ONA c'est celle qui auparavant état la moins connue.

    La raison en est que: La Financière Diwan est d'abord une orme d'organisation interne de l'ONA. Selon M. Mouline, son directeur général, "Diwan gère les participations de l'ONA dans le secteur financier. Les titres de la BCM,AGMA. Vidal, Compagnie Africaine etc... ne sont pas détenus directement par I'ONA mais par Diwan". En tant que directeur général, M. Mouline est administrateur de ces entreprises. Le premier groupe privé du Maroc à pris comme option de créer une société de portefeuille pour gérer ses participations dans le secteur financier. Par contre, comme le souligne M. Mouline, dans d'autres secteurs il a opté pour le rapprochement-fusion de ces filiales comme dans l'agro-alimentaire par exemple.

    Levier pour l'ONA

    Mais si l'ONA a opté pour la création de la Financière Diwan à la fin des années 1990 c'est aussi pour répondre à la spécificité du secteur financier. "C'est un secteur très gourmand en ressources, et Diwan sert de levier à l'ONA ", souligne M . Mouline. L'ouverture du capital de Diwan a ramené la participation de l'ONA dans sa filiale à 70%. Ce qui permet à la holding de ne mobiliser sur ses fonds qu'à cette hauteur lors des augmentations de capital des sociétés dans lesquelles elle détient une participation. 70 %, c'est aussi un niveau de contrôle "absolu".

    L'exercice 1993 est pour Diwan un exercice qui sort de l'ordinaire. Société de portefeuille, son "chiffre d'affaires" est en fait constitué des dividendes reçus de ces participations. Mais le résultat dépend de la réalisation ou non de plus-values.

    N'étant pas un "broker", le portefeuille est en principe stable. La Financière Diwane n'est pas un boursicoteur. Mais en 1993, la cession du paquet d'actions représentant 15 % du capital de cette société "gonfle" les chiffres à la recherche systématique des plus-values. Le total bilan passe de 901 millions à 983 millions de DH, soit 82 millions de différence. La variation du bénéficie net y intervient pour 79.8 millions de DH: or la plus value sur cession des actions BCM est de l'ordre de 73.9 millions de DH.

    En fait. la comparaison des comptes 1993 par rapport à l'exercice précédent fait ressortir une quasi-similitude en dehors de cette opération

    Les "autres charges" triplent

    Les revenus du portefeuille sont en progression de 45.4 millions de DH en 1999 ils passent à 50 millions de DH à fin 1993. soit environ une hausse d'environ 10 % Le bénéfice net lait un bond de 30 millions à 110 millions de DH grâce à la plus-value sur l'opération BCM.

    Pourtant le bénéfice d'exploitation a varié de 10% mais à la baisse. Ceci comme résultante de l'augmentation des charges. Deux postes de charges ont varié dans des proportions importantes: les provisions et les autres charges.

    En 1993, les provisions ont atteint 4,4 millions de DH. alors qu'en 1999. Diwan n'a pas opéré de provisions. Les "autres charges" triplent et passent de 1,9 million à 6.1 millions de DH. M. Mouline l'explique par les frais liés à la cession des actions BCM. "Il s'agit des commission et frais liés à cette opération".

    L'exercice 1993 permet donc à la Financière Diwan d'atteindre un taux de rentabilité des fonds propres de 13,3 %, ainsi qu'une amélioration des ratios de liquidités. La comptabilisation des participations à leur coût historique ne permet pas l'évaluation du poids réel de ce portefeuille. mais les plus-values ne peuvent être qu'importantes.

    Ces performances liées au prestige de son gestionnaire (l'ONA) en feraient l'un des titres les plus recherchés sur la place de Casablanca.

    Mais le titre Diwan est peu liquide au moins tant que Georges Soros n'a pas décidé de réaliser sa plus-value en cédant ses parts, ou que l'ON A décide de ramener sa quote-part en ouvrant le capital de Diwan aux petits porteurs.

    J.B.

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