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Commerce extérieur
Phosphates contre pétrole

Par L'Economiste | Edition N°:1846 Le 03/09/2004 | Partager

. Les premiers surfent sur la flambée des cours. Mais l’or noir gâche cette embellie. Montée en puissance des ventes d’huile d’oliveLa performance des échanges extérieurs laisse à désirer. Le déficit commercial ne cesse de se creuser. A fin juillet, il s’aggrave de 31,7% par rapport à la même période de l’année dernière, selon les dernières données de l’Office des changes. Et la flambée du prix du pétrole n’est pas pour arranger les choses. Au contraire, l’effet négatif sur la balance commerciale devrait persister en août. En effet, au cours du mois dernier, le prix du pétrole a atteint un niveau record de plus de 49 dollars le baril. S’en est suivi une hausse du prix des dérivés de l’essence et du gasoil située entre 2,9 et 3,5%. Le renchérissement persistant du prix du baril rend l’élaboration du budget 2005 plus laborieuse. Pour la prochaine loi de Finances, le gouvernement tablerait sur un prix variant entre 30 et 32 dollars le baril. Reste à savoir si ces prévisions sont réalistes.La dégradation du solde de la balance commerciale est imputable en premier lieu à la hausse de 14,5% des importations, à près de 91 milliards de DH. L’effet volume a également joué puisque le tonnage importé a augmenté de 10,5% à environ 18 millions de tonnes. Dans le détail, la hausse des achats de pétrole brut a contribué pour près de 35% à l’accroissement global des importations. Ce poste a plus que doublé, pompant 8 milliards de DH environ. Quant au prix moyen de la tonne importée, il s’est apprécié de 10,7%. Durant le seul mois de juillet, ce prix moyen s’est apprécié de plus de 25% à 2.348 DH/tonne.Les acquisitions de biens d’équipement ont pour leur part augmenté de 18,3%, représentant une enveloppe de 20,4 milliards de DH. Celles-ci concernent aussi bien les fils et câbles pour l’électricité que les appareils émetteurs radio ou le matériel à broyer et à agglomérer. En revanche, les achats de machine textiles et appareils de coupure électrique marquent un coup d’arrêt. L’effort de modernisation des biens de production engagé par les entreprises depuis plusieurs mois, commence donc à s’essouffler. Quant aux demi-produits et produits finis de consommation, ils constituent à eux deux le premier groupe d’importation avec une contribution globale de 23% des dépenses. Les voitures de tourisme importées connaissent une envolée de près de 60% et l’électroménager brun et appareils GSM de plus de 36%. A noter également la hausse de 60% des achats de blé pour une enveloppe de près de 3,5 milliards de DH. Les tonnages importés ont augmenté de 30% et le prix de la tonne importée de 23,6% à 2.000 DH. Pour rappel, la production des céréales pour la campagne agricole 2003-2004 avoisine les 81 millions de quintaux, soit une hausse de 4% par rapport à 2003 et de 78% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes. Toutefois, la qualité des céréales est jugée peu satisfaisante. En vue de préserver la production nationale, les droits de douanes appliqués aux importations de blé sont passés depuis le début du mois de juin de 55 à 100% pour le blé tendre et de 75 à 95% pour le blé dur. Quant aux exportations, elles ont progressé mais à un rythme beaucoup plus faible que les achats à l’étranger (+4% à 51 milliards de DH). En tête, les phosphates et ses dérivés dont les ventes ont augmenté de 21% à 8 milliards de DH. Leur rôle de locomotive se confirme puisque la contribution de ce poste dans les recettes en devises s’est améliorée de 2,2 points à 15,6%. L’OCP a donc pleinement profité d’une conjoncture internationale favorable marquée par un redressement des prix. En mai, la DPEG notait une augmentation assez nette de la production de phosphates et d’acide phosphorique, contrairement au volume de production des engrais qui est en régression par rapport à 2003. Le nouveau code minier actuellement en gestation est destiné à adapter la réglementation aux contraintes du secteur et à lui donner un coup de fouet. Les opérateurs l’attendent avec impatience.Surprise, la branche de fils et câbles électriques, qui se distinguait par son dynamisme dans le commerce extérieur, montre des signes d’essoufflement. La progression des ventes à l’étranger n’a pas dépassé les 4%, alors qu’elles avaient réalisé une croissance à deux chiffres durant plusieurs mois consécutifs (14% environ). Sans doute un ralentissement saisonnier puisque le secteur continue d’attirer de nouveaux sous-traitants étrangers. En tout cas, il contribue fortement au changement de structure des échanges. A noter le sursaut de la branche oléicole grâce au décollage des ventes d’huile d’olive brute et raffinée. Celles-ci ont totalisé plus de 496 millions de DH contre 4 millions à fin juillet 2003 pour un volume exporté de près de 25 millions de tonnes (contre 0,2 million de tonnes). Le secteur offre un grand potentiel de croissance pour peu que le plan national oléicole soit mis en route rapidement. Malgré son adoption, celui-ci tarde à être appliqué. Il vise pourtant l’amélioration de la productivité du patrimoine et la création de nouvelles plantations. Pour l’heure, l’exploitation de l’olivier demeure en deçà des potentialités du secteur. En effet, l’olivier qui reste la principale culture fruitière du Maroc, génère une production moyenne de 56.000 tonnes et couvre à peine 16% des besoins nationaux en huiles alimentaires.Enfin, le textile voit les ventes de vêtements confectionnés stagner (+1,6% à 11,5 milliards de DH) du fait de la concurrence étrangère et du manque de diversification des débouchés. Les produits de la pêche continuent, eux, leur descente aux enfers avec des ventes qui ont dégringolé de moitié par rapport à l’année dernière. Mouna KABLY

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