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Programmer plutôt que subir

Par L'Economiste | Edition N°:1846 Le 03/09/2004 | Partager

. Premier jalon: Baisser les droits de douane de 50 à 32,5%. Comment gérer l’accélération du démantèlementL’actuelle réforme tarifaire dans le pipe devrait consolider les fronts de bataille. Les droits de douane à l’importation demeurent élevés pour bon nombre de produits. C’est ce qui explique d’ailleurs en partie le développement de la sous-facturation. Le ministère du Commerce et l’Industrie ambitionne de pouvoir faire baisser les droits de 50% vers 32,5%. Mais, particularité de la démarche, la baisse se fera secteur par secteur, en concertation avec les opérateurs concernés. Mais le projet de baisser les droits de douane pour avoir des prix à l’import plus bas n’est pas nouveau. Il a toujours traîné dans les cartons gouvernementaux, mais n’a jamais vu le jour, à chaque fois, pour des raisons différentes.Le secteur du textile, qui a joué un rôle de pionnier en matière de changement, est dans le circuit. Les opérateurs et les responsables ministériels travaillent d’arrache-pied pour aller vers des droits de douane de 32,5%.Evidemment, au passage certains se révolteront. Mais pas pour les mêmes raisons. Il y a ceux qui sont contre une ouverture aussi “rapide”. Et il y en a d’autres qui disent que , “de toutes façons, les droits demeurent extrêmement élevés et qu’il n’est pas possible, même avec un taux de 32,5% de rester compétitif et de réduire le fléau de la sous-facturation”. “Une réduction de cet ordre n’est pas significative à mon sens. Beaucoup de matières premières viennent de pays du Sud, avec qui nous n’avons pas d’accord de libre-échange. Il faudrait arrêter ces aberrations et baisser beaucoup plus les droits de douane”, tempête un industriel.Il est vrai que le différentiel est énorme entre l’Union européenne et les autres pays. D’ailleurs, pour plus de 3.000 produits, le Maroc avait ramené les taux à 10% parce que ceux-ci étaient exemptés de droits de douane pour les exportateurs européens. “Au fur et à mesure que le démantèlement (ndlr: prévu dans les accords de libre-échange) s’accélère, le différentiel baisse. Nous sommes en phase transitoire en attendant 2012”, explique le ministère de tutelle. La réduction se faisant sur le niveau de droits de douanes, elle n’a pas les mêmes conséquences selon que le taux est élevé ou non. “Si en 2008 nous sommes à 32,5%, le droit de douane passera à 16,5%. Alors que si aujourd’hui nous arrivons à 32,5% en initiant cette baisse, nous passons à 24%”, explique Jamali. En fait, la baisse sera plus consistante dans quelques années, donc plus abrupte. “A chaque fois qu’on retarde, les conséquences sont plus traumatisantes. Il vaut mieux programmer son démantèlement que subir son accélération”, résume l’expert de la production industrielle. Sans compter que d’ici à 2010, selon les dispositions de l’OMC (organisation mondiale du commerce), les taux devraient être homogénéisés à l’échelle mondiale pour atteindre 20%.


Pourquoi ça ne marchait pas

En 1993, les droits de douane étaient de 35%, sachant qu’il était programmé que leur niveau baisse à 25%, explique le ministère du Commerce et de l’Industrie. Le projet n’a jamais abouti. “Le Maroc se trouvait alors à la fin de son PAS (Programme d’ajustement structurel). Il n’était plus tenu de répondre aux obligations imposées par les institutions de Bretton Woods. De plus, les finances publiques ont connu une crise. Nous sommes allés dans l’autre sens”, relate Jamal Eddine Jamali, directeur de la production industrielle. Le prélèvement fiscal à l’importation (PFI) a été instauré. Une autre tentative a été menée, il y a près de trois années. La réforme tarifaire prévoyait une baisse pour aller vers des droits de douane de 40%. Le projet est lui aussi tombé à l’eau. Il était difficile d’engager une réforme globale pour des milliers de produits, et pour tous les secteurs d’un seul coup. M.Kd

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