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CNIA: Arig privilégie la croissance interne

Par L'Economiste | Edition N°:622 Le 22/10/1999 | Partager

· Au titre du premier semestre 99, la filiale d'Arig a dégagé des bénéfices de l'ordre de 162 millions de DH
· Le président du groupe d'assurances et de réassurances bahreini explique sa vision stratégique au Maroc. Arig préfère pour l'heure la croissance interne


La CNIA commence à dégager des bénéfices. L'événement valait bien que la filiale d'Arig tienne un point de presse(1). Il justifie, sans doute aussi, le déplacement du président d'Arig, M. Nasser Mohamed Al Nowais, venu à l'occasion présenter le nouveau membre du Directoire de la CNIA M. A. Latif Sharif Al Rayes. Pour le premier semestre, la filiale du premier groupe d'assurances et de réassurances arabe (Arig est actionnaire à hauteur de 67%) a dégagé un résultat net positif de l'ordre de 162 millions de DH.
En fait, le mouvement avait été amorcé en 1998, année qui a vu la compagnie afficher des bénéfices et ce, pour la première fois après sa privatisation. Les comptes de la CNIA s'améliorent donc même si les chiffres communiqués pour l'heure ne permettent pas d'apprécier réellement la santé financière de la compagnie (un des autres chiffres annoncés porte sur le total bilan qui atteint aujourd'hui près de 4 milliards de DH).
En 1997, l'assureur avait dégagé des pertes de l'ordre de 135 millions de DH. "Il faut tout de même relativiser le constat. Nous devions impérativement mettre les comptes de la compagnie aux standards internationaux", a souligné M. Khalid Kadiri, président du Directoire de la CNIA. Cette mauvaise performance est attribuée à l'importance de provisionnement: les provisions techniques, par exemple, dépassent aujourd'hui 1,5 milliard de DH.
Si la CNIA dégage aujourd'hui des bénéfices, cela n'apparaît pas systématiquement dans les résultats consolidés du groupe Arig. Autrement dit, les résultats sont positifs selon les normes comptables marocaines, mais pas selon les normes anglo-saxonnes que suit le groupe bahreini.
Au cours du premier semestre 99, les résultats d'Arig avaient enregistré une baisse de l'ordre de 44% par rapport à la même période de 1998. Les bénéfices sont en effet passés de 8,1 à 4,5 millions de Dollars (US). La baisse des bénéfices est notamment due à la crise qu'a connue l'industrie mais aussi à une concurrence plus agressive des autres opérateurs. L'activité la plus durement touchée, est celle de la réassurance qui a essuyé des pertes de 1,8 million de Dollars au premier semestre après avoir réalisé 16,7 millions en bénéfices. La multiplication des cataclysmes naturels ainsi que les surplus de capacité, qui se sont traduits par une baisse des tarifs, y ont contribué fortement. "La réassurance reste, il est vrai, cyclique", a affirmé M. Bader A. Wahidi, directeur général d'Arig Insurance Investments. En 1998, Arig avait accusé une baisse de 95,5% de ses bénéfices à 1,6 million de Dollars. Avec un chiffre d'affaires de 836,2 millions de DH, la CNIA détient aujourd'hui une part de marché d'à peine 8%. A première vue, cela peut paraître un handicap par rapport aux tailles affichées aujourd'hui par AXA Assurances Maroc (née de la fusion de la CAA et d'AXA-Al Amane) ou encore Al Wataniya/RMA/Alliance Africaine. Arig qui a misé 28 millions de Dollars pour acquérir la CNIA n'est pas prêt pour l'heure à miser dans une autre compagnie. "Nous sommes convaincus des possibilités de croissance en interne", a indiqué M. Al Nowais. Les équipes marocaines et bahrenies comptent notamment sur les atouts de la CNIA dans le domaine de l'assurance-vie (19% de part de marché). D'ailleurs, dans la série des produits "Addamane" dont la compagnie s'est faite une spécialité, il est question de lancer "Addamane Addirassi oua riadi". Un autre axe stratégique doit porter sur la valorisation de la qualité de service.

Mohamed BENABID

(1) Il a eu lieu le mardi 17 octobre 1999.

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