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Economie

Circulation à Casablanca
Une moyenne de 8 minutes pour stationner

Par L'Economiste | Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

. Plusieurs services pour gérer le parc!. Maârif, Derb Ghallef…, le calvaire des automobilistes . La saturation atteint les 125% dans d’autres endroits UN «calvaire quotidien», «l’horreur»…, les qualificatifs fusent lorsque les automobilistes casablancais parlent de stationnement. L’idée d’un inventaire s’impose donc d’elle-même, surtout qu’il existe plusieurs types d’usagers (voir encadré 1). Stationner sa voiture, c’est aussi une question d’offre, de demande et surtout de gestion. L’inventaire a porté sur 17.000 places. Dans l’hypercentre, par exemple, la moyenne est de 41 places/ha. Surprenant! «L’offre est supérieure à celle d’autres métropoles», révèle une étude de plan de circulation commanditée par la Wilaya du Grand Casablanca. Toujours est-il que dans le centre-ville parisien, «la moyenne est de 25 places de stationnement/ha». Ne comparons pas l’incomparable. Le réseau routier des deux métropoles n’a pas la même structure et la capitale française a déjà son métro… Et même si la moyenne dépasse la norme internationale, les enquêteurs révèlent que «les différents types de parcs de stationnement sont gérés par différents services de la Commune urbaine de Casablanca, ce qui occasionne des difficultés». C’est un problème de gestion qui se pose avant tout. Le cœur urbain de Casablanca a aussi son lot de places de stationnement réservées: cliniques, hôtels, administrations… Elles accaparent 15% de la zone disponible. Et «atteignent jusqu’à un tiers des places: c’est le cas de l’avenue des FAR», d’après une source à la préfecture d’Anfa. L’arrêt fiscal de 2006 prévoit qu’«une redevance de 500 DH par an soit déboursée par les bénéficiaires». Le comble, c’est que la tarification du stationnement réservé ne prend pas en compte son exploitation commerciale. Il y a aussi le «stationnement hors voirie». On recense une quarantaine de parcs payants. Ils sont exclusivement implantés au Maârif, Sidi Belyout et Derb Ghalef. C’est dans ces zones d’ailleurs que l’enquête, menée par la société française d’ingénierie BCEOM et SCET-Maroc, s’est focalisée. La Commune urbaine de Casablanca (Cuc) possède à son tour environ 50 parcs et garages répartis sur tous son territoire. «Le taux moyen d’occupation des parcs est de 63%, voire 75% au Maârif», souligne le rapport. Comment l’expliquer? Certains «automobilistes sont réticents à stationner hors voirie. Les parcs souffrent d’une absence de signalisation et leur tarifs sont plus élevés», explique-t-on auprès de la Wilaya. Cerise sur le gâteau: chaque type de parc est géré par plusieurs services!Qu’en est-il de la demande? Côté stationnement sur voirie, le taux d’occupation atteint les 95%! Dans l’hypercentre, les automobilistes doivent chercher une place pendant 8 minutes en moyenne. Pour se garer à 100 mètres du lieu de destination. Dans d’autres endroits, la saturation atteint les 125%. C’est le cas de la place Mohammed V où se concentrent les administrations: tribunal, wilaya, trésorerie générale… «L’occupation élevée des places de stationnement est en grande partie à l’origine du mécontentement des automobilistes», souligne les enquêteurs. Le stationnement hors voirie ne subit pas la même pression (64%). A Derb Ghallef, les 1.020 places disponibles sont tout de même occupées à plus de 76%! Quant aux parcs privés, ils laissent à désirer: difficultés d’accès, places étroites… L’on propose d’ailleurs d’instaurer des normes (dimension des places…) pour améliorer leur fonctionnalité. C’est surtout la gestion ubuesque du stationnement public qui laisse perplexe. Prenont un exemple pertinent: les places surveillées par des gardiens. Ces derniers gèrent en moyenne une vingtaine de places. Actuellement, 90% des gardiens ont une autorisation et doivent payer une redevance mensuelle minimale de 75 DH. Cette somme est variable puisqu’elle dépend de l’emplacement, du nombre des places… D’après la Charte communale de 2003, «les présidents d’arrondissement n’ont plus la compétence pour délivrer des autorisations». Pourtant, ils continuent à le faire, «parfois dans des zones où seront installés des horodateurs». Une situation qui va soulever «un problème sérieux lors de leur installation», notamment à Anfa ou Maârif, soulignent les enquêteurs. Plus inquiétant encore, les cahiers de charges n’obligent pas les concessionnaires du stationnement par horodateur à présenter leurs résultats (chiffres d’affaires, recettes, taux d’utilisation, prix moyens payés par les usagers…). «Beaucoup de données physiques, économiques et financières ne seront pas disponibles», note, avec regret, le rapport sur le plan de circulation. Pour le moment, un seul opérateur privé, Casa Park, exploite les horodateurs, notamment au centre-ville. Le contrat d’un autre exploitant, Smiapa, qui opérait à Sidi Belyout, a déjà été résilié pour non-respect du cahier des charges.


Profil

LE rapport sur le plan de circulation à Casablanca classe les usagers des places de stationnement en 3 catégories. Il y a les résidents, qui sont «des usagers présents en début de matinée ou en fin de journée». Les migrants, c’est-à-dire des usagers non-résidents, des salariés notamment, qui arrivent avant 10 h et partent entre 12 et 14 heures. Ils peuvent même stationner entre 14h et 15h et partir après 17 h. Finalement, les enquêteurs ont identifié aussi les «visiteurs de courte durée». La région de Casablanca fait partie d’un axe routier qui concentre, à lui seul, «50% du parc automobile national», selon l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce automobile (Amica).


Une régulation boîteuse

Pour le stationnement hors voirie, c’est une autre affaire. «Il n’est pas certain que les présidents d’arrondissement passent par des appels d’offres», d’après le rapport. Il y a urgence car l’exploitation des parcs ne tient pas compte de la gestion globale des déplacements. C’est la division de développement des ressources financières (DDRF) qui gère les parcs hors voirie et les ouvrages appartenant à la Cuc. Rien qu’en 2005, les recettes ont avoisiné les 9 millions de DH. «La DDRF devrait s’occuper du seul recouvrement et non pas de l’appel d’offres», relève l’étude sur le plan de circulation. Car il s’agit là d’occupation du domaine public qui relève en principe de la division des autorisations commerciales.Faiçal FAQUIHI

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