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Economie

Circulation à Casablanca
Faut-il interdire les poids lourds?

Par L'Economiste | Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

. Prestataires et clients à chacun ses priorités. Des véhicules surchargés et une gestion à l’aveuglette PASSER sous scanner la circulation de la route à Casablanca, le transport des marchandises fait partie des pathologies. Les environs du port, Boulevard Ben Aïcha par exemple, sont infestés de zones de stockage, dépôt... Le trafic du port à lui seul génère un «volume quotidien de 800 à 900 conteneurs», selon une source à l’Agence nationale des ports. Et les poids lourds ont leur feuilleton d’anarchie: occupation illégale des espaces, stationnement sauvage, encombrement des voies, bouchons…Abderrahim Chenaoui, secrétaire général de la Fédération des transporteurs sur route et port, décline toute responsabilité. «La congestion du port dure depuis 40 ans. Les camions stationnent dans les alentours du port par nécessité. On attend toujours l’ouverture de la porte n° 6 qui se trouve à côté du siège de l’ONE». Actuellement, les camionneurs accèdent par la porte n° 4. Quelques chiffres en guise d’illustration: 7,5 millions de tonnes de marchandises y transitent annuellement, dont six en conteneurs et le reste en remorque! Il faut y ajouter le transport des phosphates et ses dérivés (70% du tonnage). Transportés par train, «leur passage, à l’intérieur même du port, créé un vrai désordre», constate Salem Ben Hammou un transitaire de la place. Il faut compter aussi le trafic saisonnier lié aux exportations de fruits et de légumes. «Sur les 5.077 déplacements journaliers engendrés par le port, 80% se destinent à la région du Grand Casablanca», d’après la Fédération nationale des transporteurs routiers. Une enquête sur la circulation dans la région du Grand Casablanca, finalisée en avril 2007, donne des détails plus croustillants sur le transport de marchandises. Les Eaux minérales d’Oulmès font de la distribution à partir de la zone industrielle de Bouskoura. La Centrale Laitière compte 3 agences de distribution, notamment à Aïn Sbaâ. Leurs livraisons couvrent toute la capitale économique. Les Moulins du Maghreb, fournisseur du quart des besoins des Casablancais en farine, ont leur dépôt central, rue de la Garonne, donnant sur le Boulevard Mohammed VI. Un des points noirs du trafic routier. Ses clients, une multitude de boulangeries disséminées sur toute la ville. Brasserie du Maroc approvisionne, à partir de Boulevard Ahl Loghlam à Tit Mellil, les détaillants du centre-ville, supermarchés et superettes. Shell du Maroc dispose de 30 camions (19 et 40 tonnes) et 160 autres véhicules citernes. Ils partent à vide, dès 7h à partir de Roches noires vers Mohammédia, pour le chargement du combustible. Dès 8h les camions commencent les livraisons des 72 stations services éparpillées sur tout Casablanca, avec un rythme de 2 à 3 rotations. Les livraisons prennent fin entre 19h et 20h. Lesieur-Cristal opère dans le raffinage des huiles végétales, la vente et la livraison d’huiles de table, d’olives, détergents… La distribution se fait à partir de la route côtière de Zénata pour se dispatcher dans de nombreux points de vente, notamment à l’hyper centre. Son pôle industriel de Aïn Harouda (km 15) dispose d’une trentaine de camions de 12 et 24 t qui circulent de 8h à 13h. Il y a aussi le marché de gros, avenue 10 mars, à proximité des abattoirs: tous les légumes et fruits d’autres régions y transitent. Ouvert six jours sur sept. Les cargaisons sont acheminées aux marchés communaux dans des utilitaires de moins de 3,5 tonnes. Il y a cinq ans déjà, 350.000 t. de fruits et 630.000 t. de légumes, sans compter l’abattage clandestin qui s’accapare les trois quarts de la distribution. «C’est toute la chaîne logistique qui est en cause», d’après les enquêteurs. Expéditeur, destinataire, transporteur, a chacun ses priorités. Particulièrement pour les livraisons des produits de grande consommation».


Anachronisme

C’EST un arrêté municipal permanent datant de 1966 qui régit la police de circulation et de roulage! Près d’un demi-siècle plus tard le réseau routier a changé mais pas le texte. Son article 16 contient une liste de voie à trafic rapide dont le boulevard la Résistance. De 8h 30 à 11h 30 et de 13h 30 à 20h tout véhicule dépassant 3,5 t est interdit de circuler. Une dérogation peut être accordée par le gouverneur. Les enquêteurs le signalent clairement: «Les transporteurs considèrent cette procédure lente et compliquée. Certains circulent sans autorisations». Faiçal FAQUIHI

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