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Circulation à Casablanca: 17 boulevards saturés

Par L'Economiste | Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

. 15.000 véhicules en heure de pointe à Ouled Ziane. Des voies encombrées et un équipement vétuste. 255 km de bitume à la loupe«BIENVENUE en enfer». Ce n’est pas le titre d’un mauvais polar. Il retranscrit plutôt une pénible réalité: la circulation à Casablanca. A elle seule, la capitale économique concentre 25% du PIB et possède près de la moitié des établissements industriels. Une capitale qui est pourtant à la traîne lorsqu’il s’agit de réguler les flux de milliers de voitures, camions… A tel point que la notion d’heures de pointe a volé en éclats: à toute heure, les artères sont saturées! Le réseau primaire compte 755 km de bitume avec voie, rocade, bretelles, pénétrantes.... En le diagnostiquant, les enquêteurs ayant concocté le rapport sur le plan de circulation(1) dressent un constat alarmant. L’inventaire a été fait sur la base d’un échantillon de 255 km. Premier constat, les voies ont en réalité des vocations mixtes! L’autoroute interurbaine, qui contourne la capitale économique, en est une illustration. C’est un canal de déplacement important «mais il ne joue pas le rôle de rocade qui aurait dû être le sien». La signalisation horizontale est quasi absente de la voirie. C’est le cas des tracés qui servent à délimiter les espaces propres aux usagers (automobilistes, piétons, motocyclistes…). «La spécificité de la circulation routière tient à la permanence des relations sur un espace clos limité. L’irruption de l’autres est toujours provisoire. Chaque situation d’interaction contient un conflit potentiel que la norme doit prévenir», selon Jean-Marie Renouard, sociologue de la circulation de la route. Il est l’auteur d’un essai «Les As du volant». Et même lorsque la signalisation existe, aucune norme n’est respectée: «Les passages pour piétons ne tiennent compte ni de la largeur des voies ni du temps de traversée». La circulation de la route a ses parias. Sans parler des piétons, «les conducteurs n’obéissent pas au marquage existant, ce qui aboutit à un enchevêtrement aux entrées des carrefours. Même état des lieux pour les signalisations verticales qui renseignent, entre autres, sur l’itinéraire d’une administration. «L’arrêt en bord de route pour demander son chemin est le seul recours», précise le rapport. Des dilemmes existent aussi! Pour réduire la congestion, il faut élargir les routes. Et leur élargissement permet aux usagers d’accroître la vitesse, laquelle figure pourtant parmi les premières causes d’accidents graves. Le maillage de la voirie souffre de lacunes et sa capacité s’estompe. Les deux boulevards Zerktouni et de La Résistance, viennent en tête des circuits bouchonnés (voir carte). Les choses se corsent lorsqu’on sait que le débit du trafic change selon les horaires et la nature de la route (artère, rocade, autoroute, boulevards…). Les chiffres explosent d’un endroit à l’autre. «Entre la route d’El Jadida et l’échangeur de Médiouna, le trafic journalier est de 70.000 véhicules. Et entre cet échangeur et la route de Ouled Ziane, on atteint les 112.500 véhicules par jour». Lors de la période de pointe (7h30-10h30), les pénétrantes, qui assurent les connexions entre la périphérie et le centre, comptent par jour 15.000 véhicules sur le boulevard Ouled Ziane. «A l’intérieur de la zone urbaine dense, la situation est plus préoccupante. Le niveau de service est saturé», constatent les enquêteurs. La liste compte 17 boulevards couvrant toute la toile urbaine de Casablanca (voir carte): Bd. La Mecque, Lalla Asmaa, Avicenne, Abdelmoumen, Anfa… Les comptages montrent que «la circulation, durant le week-end, est comparable à celle d’un jour moyen de la semaine», d’après l’étude. Seule différence, l’heure de pointe est décalée de 90 mn environ. Ausculter l’état des équipements (feux, câblage, alimentation électrique, contrôleurs…) est une autre histoire. L’inventaire a ciblé 96 carrefours casablancais. Les contrôleurs de feux, auxquels s’agrippent les agents de circulation, surtout lorsque ça bouchonne, sont «d’une technologie dépassée et peu appropriée à une sécurité minimum». Dans pareille situation, « la microrégulation est impossible. Les feux ne peuvent pas s’adapter selon les horaires, le flux du trafic, le jour de la semaine», commente l’urbaniste Saâd Ben Sahraoui. L’idéal est donc de prévoir des plans de feux évolutifs, sensibles à la moindre variation du trafic. Pour le moment, les Casablancais doivent prendre leur mal en patience. Car «il n’existe aucune coordination, même sur certains grands axes. Ce qui est coûteux…», constatent les enquêteurs. Le respect des règles sert aussi à assurer la fluidité du trafic. Imaginons un carrefour avec des feux en panne. Dans ce cas, la norme est perçue comme une source indispensable de régulation du trafic. Son absence entrave la liberté de circuler. Faiçal FAQUIH ----------------------------------------------------------------------(1) La version finale a été livré en avril 2007 à la wilaya du Grand Casablanca

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