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Economie

Chômage des jeunes: Un triste record pour l'Afrique du Nord

Par L'Economiste | Edition N°:1835 Le 18/08/2004 | Partager

. C'est la première région touchée dans le monde. La moitié des chômeurs ont moins de 24 ansLe plus fort taux de chômage parmi les jeunes (25,6%) a été enregistré l'année dernière en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, selon une étude récente du Bureau international du travail (BIT).Intitulé “Tendances mondiales de l'emploi des jeunes 2004”, ce rapport constate que le chômage des jeunes a explosé à travers le monde au cours des dix dernières années, atteignant le chiffre record de 88 millions. Les jeunes représentaient 47% des 186 millions de personnes au chômage en 2003, alors qu'ils ne constituent que 25% de la population en âge de travailler (personnes âgées de 15 à 64 ans). La tranche des 15 à 24 ans représente aujourd'hui près de la moitié des chômeurs de la planète. Ceux qui parviennent à trouver un emploi sont souvent astreints à des horaires lourds, dans des emplois de courte durée et souvent informels, peu rémunérés et n'offrant au mieux qu'une sécurité sociale limitée. Aussi les jeunes restent-ils plus longtemps à la charge de leur famille et risquent-ils plus de se livrer à des activités illégales. Selon le rapport, le chômage mondial des jeunes a atteint 14,4% en 2003, soit une augmentation de 26,8% par rapport à 1993. A l'échelle régionale, le taux le plus élevé en 2003 était celui du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (25,6 %), suivis de l'Afrique subsaharienne (21%), les pays en transition (18,6 %), l'Amérique latine et les Caraïbes (16,6%), l'Asie du Sud-Est (16,4%), l'Asie du Sud (13,9%), les pays industriels (13,4%) et de l'Asie orientale (7%). Les pays industriels sont les seuls qui aient enregistré un recul sensible du chômage des jeunes (de 15,4% en 1993 à 13,4 % en 2003). L'écart se creuse toujours plus entre la progression du nombre des jeunes et la capacité des économies à leur fournir du travail, note le rapport. Alors qu'à l'échelle mondiale, la population des jeunes a augmenté de 10,5 pour cent au cours de ces dix dernières années, pour dépasser 1,1 milliard en 2003, le nombre de ceux qui exercent un emploi n'a augmenté que de 0,2% pour atteindre 526 millions. Une partie de cet écart tient au fait que davantage de jeunes prolongent leurs études. Par ailleurs, selon le rapport, les jeunes trouvent plus de difficultés que les adultes à trouver un emploi, et leur taux de chômage mondial en 2003 était 3,5 fois plus élevé. S'il existe généralement une corrélation entre le chômage des jeunes et celui des adultes, le rapport note qu'en période de crise, les premiers sont plus vulnérables que les seconds. Cette vulnérabilité est plus marquée dans les pays en développement, où la part des jeunes dans la population active est beaucoup plus élevée que dans les pays industriels. 85% des jeunes du monde vivent dans les pays en développement, où leur taux de chômage est 3,8 fois plus élevé que celui des adultes, contre 2,3 fois dans les pays industriels. Selon le rapport, les jeunes ont non seulement moins de chances que les adultes de trouver un emploi, mais ils se heurtent à une discrimination fondée sur l'âge, le sexe et le profil socioéconomique. Dans la plupart des pays, le groupe ethnique dominant se tire mieux d'affaire que les autres groupes, et l'étude constate que les jeunes qui proviennent de foyers modestes ont généralement plus de risques de se trouver au chômage. La présence dans un pays de jeunes chômeurs très instruits peut engendrer un “exode des cerveaux”, note le rapport de l'OIT. Un rapport du Pnud indique qu'en 2001, 450.000 universitaires arabes étaient installés dans des pays européens ou aux Etats-Unis. Ce qui représente un gaspillage économique et humain pour les pays de l'émigration.


Citadin, jeune, moyennement diplômé

Un citadin, jeune, moyennement diplômé et de sexe masculin. C'est le profil type du chômeur marocain selon les derniers chiffres publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) pour le deuxième trimestre 2004. Ainsi, la progression du chômage a touché essentiellement les jeunes de moins de 35 ans et les actifs ayant un diplôme et plus particulièrement les diplômes de niveau moyen. Le taux de chômage s'est aggravé de 0,4 point entre le deuxième trimestre 2003 et la même période en 2004, passant de 11,2 à 11,6%. En revanche, il a plutôt concerné les hommes, contrairement au premier trimestre 2004, où la population féminine avait le plus souffert des affres du chômage. Aziza EL AFFAS

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