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Chine: Deux usines de Nike endommagées

Par L'Economiste | Edition N°:1900 Le 22/11/2004 | Partager

. Des ouvriers chinois non rémunérés depuis 9 mois dégradent les sites. Pourtant, leurs salaires ne dépassent pas 54$ par mois! Dix ouvriers ont récemment été condamnés à la prison pour “dégradation” de deux usines fabriquant des chaussures Nike, Timberland ou Clark dans le sud de la Chine, et dont le patron taïwanais ne versait plus les salaires, a-t-on appris le 19 novembre dernier auprès du tribunal et d’un de leurs avocats. “Il y a eu dix condamnations pour dégradation intentionnelle dans le cadre de cette affaire”, a déclaré à l’AFP une employée du Tribunal de Dongguan, sous le couvert de l’anonymat. Sept ouvriers ont reçu une peine de trois ans ferme et les trois autres deux ans avec sursis, a précisé l’organisation China Labor Watch. Tous ont moins de 30 ans. En avril dernier, des milliers d’ouvriers en colère s’étaient réunis sur deux sites de production du groupe Xing’ang à Dongguan, ville industrielle située entre Hong Kong et Canton, selon l’organisation basée à New York. Des dégâts d’un montant de 135.000 yuans (16.300 dollars) avaient été causés à l’occasion de l’un de ces rassemblements, a estimé l’accusation. Le non-versement de la majeure partie des salaires des ouvriers est à l’origine du conflit. “Avant le mois de mars, les ouvriers avaient un salaire de base de 450 yuans (54 dollars) par mois, mais en mars ils n’ont été payés que 100 yuans”, a expliqué à l’AFP Me Gao Zhisheng, du cabinet Shengzhi à Pékin, qui assure la défense de six des dix ouvriers. “Dans chaque usine, 2.000 ouvriers ont participé au mouvement”, a ajouté l’avocat, précisant que trois de ses clients avaient été condamnés à trois ans de prison ferme. Liu Jufei s’est vu infliger cette peine pour avoir brisé deux vitres, précise China Labor Watch. La défense n’a eu que trois minutes pour plaider chaque cas en première instance, a indiqué Me Gao qui a annoncé son intention de faire appel. La plupart des ouvriers travaillant pour l’exportation dans le Guangdong sont des migrants venus de l’intérieur du pays. Pour la première fois cette année, un manque de main-d’oeuvre a été signalé dans la province, qui s’explique en partie par le très faible niveau des salaires. Synthèse L’Economiste

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