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Casablanca: Un souk moderne pour les ambulants

Par L'Economiste | Edition N°:1727 Le 17/03/2004 | Partager

. Les «ferrachas» en profiteront également . Les bénéficiaires doivent verser une avance de 3.500 DH et un loyer de 15 DH par jour. Si l'expérience réussit, elle sera étendue à d'autres quartiers Quelque 240 marchands ambulants et «ferracha» (marchands étalant leurs produits à même le trottoir) ont bénéficié de magasins dans une kissaria aménagée derrière la gare routière Oulad Ziane. Essentiellement composée de marchands issus de milieux défavorisés, cette kissaria est en fait un projet qui traînait dans les tiroirs des précédents présidents de l'ex-commune de Bouchentouf. Il avait, dans ce cadre, fait l'objet de nombreuses modifications qui en ont retardé l'exécution. En 2000 et dans un cadre anarchique, les conseils élus avaient été invités à engager une réflexion et un programme intégré de construction de locaux commerciaux. C'est à ce moment que l'ex-conseil communal de Bouchentouf décide du transfert des marchands de souk Damir, qui se trouvait devant la gare routière, vers un autre emplacement situé à Hay Youssoufia. La présence de ce marché anarchique dénaturait les lieux et constituait un repaire pour les clochards et autres SDF. Sa proximité de la gare routière Oulad Ziane y rendait dangereux l'accès surtout à la nuit tombée. Connu sous l'appellation «Souk Hadda», puis sous celle de «Souk Damir», la zone était en plus source de pollution en raison des déchets déversés quotidiennement par les marchands. Le transfert de ces derniers devait être provisoire en attendant la construction d'autres locaux. Le projet de recasement des marchands a fait l'objet d'une réunion du conseil de la commune de Bouchentouf le 30 avril 2003 qui l'a adopté dans le cadre de sa session ordinaire. Seulement, sa réalisation devait durer au moins 4 ans. L'ex-conseil communal de Bouchentouf décide alors de les installer sur un terrain faisant partie d'une bande délaissée des propriétés domaniales. La commune a autorisé une entreprise privée dans le cadre d'une convention et d'un partenariat dont toutes les clauses ont été clairement définies, à construire des locaux commerciaux. Justement, ces locaux étaient destinés aux marchands de souk Damir. En contrepartie d'une autorisation provisoire de l'ex-commune de Bouchentouf, l'entreprise en question verse à celle-ci 60 DH le m2 en frais de location du terrain. Soit donc 58.220 DH par mois.Une fois les travaux achevés, les services de la commune ont commencé à recenser les commerçants pour préparer l'opération de transfert. Seulement, les marchands en question ont refusé de quitter «souk Damir». Lors de réunions avec la commune, ils ont persisté dans leur refus de déménager sous prétexte que les locaux qui leur sont proposés sont exigus et ne peuvent convenir à leur activité commerciale. La décision a été prise de proposer les locaux aux ferrachas et autres marchands ambulants. Ces derniers acceptent de s'établir dans ce souk. Pilotée par les services de la préfecture de Derb Sultan-El Fida et la commune de Mers Sultan dont relève, après le dernier découpage, la gare routière, l'opération a été menée dans le cadre de la lutte contre le phénomène des ambulants. Actuellement, le souk a été entièrement aménagé par l'entreprise Konifa. Cette dernière livre les locaux en contrepartie du paiement de la somme de 3.500 DH et un loyer quotidien de 15 DH. C'est moins que ce que payaient les ferrachas. Les bénéficiaires de cette opération sont essentiellement des personnes handicapées, des membres des familles de résistants, de jeunes chômeurs et des veuves.


Un modèle de souk

Une visite sur place a permis de constater que les bénéficiaires travaillent d'arrache-pied pour aménager leurs locaux. L'ouverture de ce souk est prévue dans les jours à venir. Selon un responsable de Konifa, c'est la société qui prend en charge la maintenance, l'entretien, la propreté et le gardiennage de tout le souk. Un personnel permanent va être engagé dans ce cadre et sera opérationnel dans les plus brefs délais. Des latrines, des dépendances, des lieux de détente seront également aménagés. «Nous allons veiller à ce que ce marché devienne un modèle de propreté», affirme-t-il. L'objectif étant de mettre fin au phénomène des ambulants et autres ferrachas, les autorités préfectorales et communales travaillent actuellement de concert. D'autres opérations sont prévues dans le même cadre.Jamal Eddine HERRADI

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