×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Politique

Casablanca: Un élu de 32 ans au Conseil de la ville

Par L'Economiste | Edition N°:1608 Le 24/09/2003 | Partager

. Il est un des quatre élus SAP à siéger à la mairieQui dit que les jeunes ne s'intéressent pas à la politique? Mohamed Bourrahim en est en tout cas le parfait contre-exemple. Ce jeune promoteur immobilier a décroché un siège aux dernières communales. Mais pas n'importe lequel : celui de conseiller de la ville de Casablanca. Il est donc l'un des quatre SAP à avoir réalisé cette prouesse à l'échelle de la métropole économique. Bourrahim n'a pas investi la politique ex nihilo même s'il a été élevé dans une famille “rompue aux mandats électoraux”. C'est surtout son activisme dans le domaine associatif qui lui a imprégné un dur pragmatisme, une qualité “indispensable pour toute personne voulant servir sa localité”, précise-t-il. Fondateur et président de “l'Association Sidi Moumen pour le développement social”, il s'est toujours senti proche de ceux qui l'ont élu. Activités culturelles, sportives, alphabétisation, partenariats de développement local, Bourrahim est partout. “Certes, on ne peut exaucer toutes les demandes ni subvenir à tous les besoins, mais au moins les gens sentent qu'ils ne sont pas délaissés. Et c'est l'essentiel”, tient-il à affirmer. Voulant capitaliser la sympathie qu'il a pu conquérir auprès des gens de Sidi Moumen, il s'est donc présenté aux élections communales. Mais en tant que SAP. Sur les 19 listes qui étaient en course dans cette commune,12 ont été éliminées pour ne pas avoir atteint le seuil de 3% et une treizième n'a obtenu aucun siège par défaut de quotient. C'est dire que la compétition était rude. En dépit de cela, ce jeune élu de 32 ans a bien su s'en sortir avec brio. Sa liste a été la seule à obtenir plus de 8.000 voix!. “ Il n'y a pas de recettes magiques. Il faut servir les gens au jour le jour. Se contenter des périodes électorales pour faire apparition, c'est signer son décret de mort”, indique-t-il. En tant qu'entrepreneur, il souhaite voir un Conseil de la ville géré à l'image d'une entreprise. Là où il y a l'intérêt, on y va tous, sans sombrer dans un esprit de critique. “Lorsqu'une proposition est mise sur la table par un parti ou une coalition, il faut la soutenir tant qu'elle sert les Casablancais, abstraction faite du parti qui en est à l'origine. L'intérêt d'une ville ne fait pas bon ménage avec les calculs étroits de la politique”, explique-t-il. Il invite la future équipe dirigeante de Casablanca à prêter beaucoup d'attention à la périphérie. “Sinon, le centre sera l'exutoire des problèmes périphériques”, remarque-t-il.Ali JAFRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc