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Politique

Casablanca: Trois noms pour un fauteuil

Par L'Economiste | Edition N°:1605 Le 19/09/2003 | Partager

. La recherche des coalitions est engagée. C'est finalement Karim Ghellab qui mènera la course de l'Istiqlal au lieu de Yasmina Badou Chaude, chaude sera cette fin de semaine à Casablanca. Ce ne sera pas une tâche facile pour les partis politiques en lice pour la présidence du Conseil de la ville. Les dernières élections communales ayant dégagé un nouveau champ politique, que l'on doit, dit-on, au mode de scrutin par liste, on ne retrouve aucune majorité exploitable. La course aux alliances est donc lancée et promet des rebondissements spectaculaires.Les deux premières forces politiques de la métropole, à savoir le Parti de l'Istiqlal (PI) et l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), ne sont d'ailleurs pas arrivées à s'entendre sur une candidature unique. Chacune des deux organisations voulant, question de prestige, s'assurer la présidence du premier Conseil de la ville. Aussi, de nombreux scénarios sont envisagés. La dispersion des voix de ces deux parties laisse le champ libre aux autres concurrents. Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) s'est placé en troisième position à Casablanca où il a réussi des scores qui ont surpris tous les observateurs. L'onde de choc des événements du 16 mai dernier n'a apparemment pas laissé de séquelles chez ce parti. Mais ce dernier ne veut pas se mettre au-devant de la scène. En tout cas, pas pour le moment.En effet, selon certaines informations, le PJD aurait déjà choisi son camp, sans pour autant prétendre à la présidence. En s'alliant à l'Union Constitutionnelle (UC), le parti à tendance islamiste aurait fait le meilleur des choix possibles. En fait, une coalition de ce parti avec l'USFP est du domaine de l'impossible, les deux formations ne cachent pas leur hostilité l'une vers l'autre. Mais, une coalition était envisageable et les observateurs s'y attendaient avec conviction: le PI et le PJD auraient pu former un bloc assez bien cimenté. Ce ne fut pas le cas.Le PJD, n'ayant aucune prétention à la présidence du Conseil de la ville, a accepté de soutenir la candidature de Mohamed Sajid de l'UC. Celui-ci aurait également reçu l'appui de l'Alliance Des Libertés (ADL), du Mouvement Populaire (MP), du Mouvement National Populaire (MNP), du Parti des Forces Citoyennes (PFC), de l'Union Démocratique (UD), du Parti National Démocratique (PND), du PDI et du PED. Soit donc 62 voix. Il reste, tout de même 4 voix à obtenir pour porter Mohamed Sajid à la tête du Conseil de la ville. C'est alors qu'entreront en scène les 4 voix des Sans-Appartenance Politique (SAP). Côté Parti de l'Istiqlal, on va chercher les alliances, surtout auprès du Rassemblement National des Indépendants (RNI). Ahmed Osman qui a participé, mercredi au siège de l'USFP à Rabat, à de longues séances de travail avec Abbas El Fassi et Abderrahman Youssoufi, se place ainsi en planche de salut tout autant pour le PI que pour l'USFP. Seulement, son parti ne dispose pas de plus de 10 voix, qu'il ne peut d'ailleurs pas partager entre USFP et PI. C'est uniquement ce dernier, dit-on, qui récoltera les voix du RNI auxquelles viendrait s'ajouter la voix du Parti Al Ahd. Tout calcul fait, le PI n'aurait pas plus que 30 voix, sauf coup de théâtre. Le même que celui qui a désigné Karim Ghellab pour défendre les couleurs du PI dans la course à la présidence du Conseil de la ville de Casablanca. En effet, tout au long de la journée de mercredi dernier, le nom de Yasmina Badou avait circulé avec insistance. Ce n'est qu'en début de soirée que la militante de Bourgogne s'est vue signifier la décision du Comité exécutif de proposer la candidature de Karim Ghellab. Chez l'une comme chez l'autre, “ il s'agit d'abord d'une équipe: le PI. Les personnes ne comptent pas tant que c'est le parti et le citoyen qui sortent gagnants de cette situation ”, expliquent les membres de l'Istiqlal. L'USFP disposerait de son côté, en plus de ses propres voix, de celles de son allié de tous les jours le PPS (6 voix), du PSD (5 voix) et du FFD (3 voix). Soit donc en tout 31 voix. Le parti d'Abderrahman Youssoufi ne serait donc pas en meilleure posture que le parti d'Abbas El Fassi. Reste un autre scénario encore plausible. C'est que l'USFP et le PI décident de faire front commun avec le RNI. Ils réuniraient ainsi quelque 61 voix. Les 5 voix manquantes seraient à pêcher auprès des petites formations qui n'ont pas obtenu plus qu'un siège chacune et qui n'ont pas encore décidé quel camp rejoindre. Mais ceci demeure du domaine du virtuel, les deux premiers partis de Casablanca n'étant pas encore arrivés à se mettre d'accord sur une candidature unique. Sans oublier que le RNI risque de débarquer dans la course à la dernière minute, en présentant Saâd El Abassi, le dernier des présidents de la défunte Communauté urbaine de Casablanca. Comme on peut le constater, rien n'est encore joué. Les prochains jours risquent d'être longs et les réunions entre les décideurs des partis marathoniennes. Le jeu de la recherche de coalitions occupera encore les Casablancais et tiendra en haleine les nombreux observateurs politiques qui ont les yeux rivés sur ce qui sortira de ces réunions. Qui fera des concessions? Quel parti acceptera de se retirer de la course au profit de l'autre? On ne le saura certainement pas avant le 24 septembre. Jamal Eddine HERRADI

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