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L'émir français veut que SM le Roi lui rende visite

Par L'Economiste | Edition N°:1605 Le 19/09/2003 | Partager

. Mohamed Attaoui: «Je suis contre la démocratie et avec l'Islam”. Pierre Robert: “J'ai encore des informations à donner”Les inculpés dans le procès de Pierre Robert ont donné, jeudi 18 septembre 2003, à la Chambre criminelle de Rabat, leurs dernières déclarations avant le verdict. Ils étaient 34, du groupe dit de “Pierre Robert” à attendre ce verdict, où le procureur a réclamé les peines les plus sévères. Devant le juge, Pierre Robert, principal accusé, a requis la visite en son lieu de détention de ce qu'il a appelé la “commission royale chargée des événements du 16 mai”. Une telle commission n'a pourtant jamais existé. “J'ai de nouvelles informations à donner”, a-t-il ajouté. Il a ensuite demandé au juge la permission de remettre une lettre à sa défense. Demande rejetée par la Cour car estimée “contraire à la loi”. Après l'avoir interrompu, le juge a considéré que les propos de Pierre Robert sont “hors sujet”. Pierre Robert et son défenseur ont multiplié les démarches et déclarations. Par la voix de son avocat, le prévenu s'est plaint de violences, y compris sexuelles, puis il a affirmé qu'il travaillait pour les services secrets français, et a réclamé la visite de son ambassadeur. Maintenant, il demande la visite de SM le Roi. Au début, ces déclarations avaient attiré l'attention de l'opinion publique, puis elles ont rapidement perdu de leur intérêt: trop outrées pour être crédibles. A la barre, Mohamed Attaoui, l'autre principal accusé, a dit devant le juge qu'il est “contre la démocratie et avec l'Islam”. Plusieurs prévenus ont refusé de dire leur dernier mot, se contentant de faire des signes de victoire à l'adresse de leurs familles présentes à la salle. Devant le juge, Mohamed Nougaoui, qui appartient au Mouvement des Moujahidines marocains, a qualifié la séance “de jugement politique et non pas judiciaire”. Rappelons que lors d'une précédente séance, Nougaoui a reconnu avoir dissimulé un important arsenal militaire (www.leconomiste.com). Un avocat a considéré de ce fait que “le procès de Nougaoui devait se dérouler dans un tribunal militaire plutôt qu'à la Chambre criminelle”. Originaire de Berkane, Nougaoui avait voulu y ressusciter le mouvement des “Moujahidines afghans marocains”. Il a essayé de falsifier des passeports pour faciliter l'entrée au Maroc d'éléments de la mouvance afghane. Me Abdelfettah Zahrach, un des deux avocats de l'émir français, chef des cellules terroristes de Fès et Tanger, a déclaré à la presse que son client voulait, à plusieurs reprises, lui remettre des lettres. L'avocat a affirmé en avoir reçu quelques-unes mais sans révéler leur contenu. Quant à Me Vincent Courcelle-Labrousse, l'autre avocat de Pierre Robert, il a cessé d'être volubile: ses premières déclarations ont laissé les journalistes très dubitatifs. Depuis, le défenseur est devenu plus réservé. En tout cas, son client a joué sa tête dans cette affaire, une peine qui n'existe plus en France. Pourtant, aucun mouvement d'opinion européenne n'est venu soutenir l'accusé. En Europe comme au Maroc les opinions publiques sont traumatisées par les attentats qui se produisent partout dans le monde et donc peu inclines à la mansuétude. Le procureur a requis la peine maximale, c'est-à-dire implicitement la peine de mort, contre Pierre Robert et 11 des 33 autres accusés. Il n'a désigné nommément que cinq prévenus, le Français figurant en première place sur cette liste. Ce groupe était poursuivi pour “constitution d'association criminelle, complicité dans l'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, complicité dans l'homicide volontaire avec préméditation, fabrication et détention d'armes et d'explosifs”.Mostafa BENTAK

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