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Politique

Mairies: Les élus suivront-ils les consignes de leurs dirigeants?

Par L'Economiste | Edition N°:1605 Le 19/09/2003 | Partager

. Les leaders du PI, USFP et RNI d'accord sur les mairies des 6 villes à l'exception de Casablanca. Les alliances restent toutefois fragiles. Le MP bien placé à Rabat et SaléLes trois premiers partis (PI, USFP et RNI) se sont mis d'accord mercredi dernier sur la nécessité de préserver la majorité gouvernementale. La rencontre, qui les a réunis chez Ahmed Osman à Rabat, a permis d'aplanir tous les différends notamment entre le PI et l'USFP. Cette réunion au sommet des trois leaders auquel s'est joint par la suite le premier secrétaire adjoint de l'USFP, Mohamed El Yazghi, a porté sur la stratégie à adopter pour la formation des bureaux des communes. L'arbitrage d'Ahmed Osman a réussi à concilier les positions des deux partis. Toutefois, c'est notamment au niveau de la ville de Casablanca que le problème est resté en suspens. L'USFP et l'Istiqlal présenteront deux candidats pour la mairie de la capitale économique du Royaume. Et que le meilleur gagne. Ce n'est qu'au deuxième tour que les deux partis vont renouer leur alliance pour soutenir le candidat qui a recueilli le plus de voix. Khalid Alioua reste le candidat de l'USFP. Youssoufi aura tout essayé pour garantir à son poulain une investiture sans histoires. Mais c'était compter sans la ténacité de Abbas El Fassi. Du côté de l'Istiqlal, les élus istiqlaliens sont pour l'élection de Yasmina Baddou. Plusieurs facteurs militent pour l'investiture de la seule femme dans la course des mairies. L'on voit mal comment le parti de l'Istiqlal pourrait laisser un grand ministère tel que l'Equipement et le transport lui échapper. Alors qu'il peut décrocher la mairie dans la même occasion. En tout cas, le PI est déterminé à aller très loin pour la réalisation de ses ambitions dans la plus grande métropole du Royaume. Seulement, il aura besoin de conclure des alliances avec d'autres partis pour obtenir la majorité. Avec 19 élus, l'Istiqlal est encore loin du compte. C'est également le cas de l'USFP qui a 17 élus au Conseil de la ville. Mohamed Sajid de l'UC est présenté comme le candidat du consensus. Le PJD lui a promis les 16 voix dont il dispose. Le parti d'El Khatib ne compte pas présenter de candidats et préfère camper dans sa position plus confortable d'arbitre. Il attendra le second tour pour se prononcer en faveur du candidat qui lui fera le plus de concessions. Sinon, il s'abstiendra de voter. Une cellule de concertation formée des trois partis (PI, USFP et RNI) s'est réunie mercredi au siège du RNI à Rabat pour étudier tous les cas. Les autres villes ne devraient pas connaître en effet de grandes surprises. Tanger reviendra au RNI qui a choisi la doyenne de l'Université Abdelmalek Essaâdi et membre du Comité exécutif du parti, Malika Sarroukh, pour la mairie de la ville du détroit. Tariq El Kabbaj de l'USFP a obtenu en contrepartie la présidence du conseil de la capitale du Souss secondé par Bejdiken du RNI. Fès et Marrakech sont déjà dans l'escarcelle de l'Istiqlal. Les vétérans du parti de Abbass Fassi, Mohamed Douiri et M'hamed Khalifa, sont pressentis respectivement pour Fès et Marrakech. En revanche, la bataille sera rude à Rabat et Salé. Ces trois partis ne disposent pas de la majorité dans ces deux villes. Mais l'ennemi à abattre reste Omar Bahraoui à Rabat et Driss Sentissi à Salé. Dans cette dernière, Mohamed Aouad de l'Istiqlal serait le candidat le mieux placé. Mais jusqu'à la dernière minute avant la formation du bureau jeudi dernier, rien n'était sûr pour les deux camps. En revanche, Bahraoui semble bien installé dans son fief. Pour confirmer ses alliances, il avait organisé un grand dîner mercredi chez lui rassemblant tous les élus qui le supportent. Pourtant, l'USFP ne semble pas prêt à se laisser faire. Le candidat Ahmed Errih a été choisi pour briguer la mairie de la capitale après le retrait de Driss Lachgar. Il pourra compter sur ses autres partenaires. Avec ses 17 voix plus les 11 du PI plus les 4 du RNI et ceux du PPS, le compte pourrait être bon si cette coalition arrive à attirer d'autres petits partis. Bahraoui a déjà rallié dans son camp tous les élus des autres petits partis comme Bouchaïb Bendriouich du PRE et d'autres encore. Comme il compte sur d'autres élus sur les listes des partis de la Koutla, notamment du PI et du PPS, qui pourraient lui donner leurs voix nonobstant la volonté de leurs dirigeants. Les tentations sont si grandes que certains élus pourraient ne pas suivre la consigne de leurs partis. C'est essentiellement sur ce registre que les calculs peuvent s'avérer tous faux. Les élections ont bien montré que la discipline n'est pas le fort de nos partis aussi structurés soient-ils. Rien ne confirme en effet que les consignes des trois leaders El Fassi, Youssoufi et Osman seraient suivies par leurs élus. En tout cas, les opérations d'escapade des élus continuent de plus belle. Les élus des deux-tiers des communes sont en cavale pour échapper aux pressions de tous genres. Dommage que la nouvelle loi ne prévoit pas de mesures contre ce genre de pratique.


Remaniement en perspective

La formation des bureaux des conseils des six villes pourraient entraîner un remaniement ministériel. Ainsi, les ministres qui seront élus maires devraient quitter leurs postes. Certains secrétaires d'Etat seraient également pressentis pour prendre la porte de sortie. D'autres ministres qui n'ont pas donné satisfaction pourraient rendre leurs tabliers. Noureddine FASSI

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