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Casablanca : Lydec en campagne pour sécuriser les zones à risque

Par L'Economiste | Edition N°:1618 Le 08/10/2003 | Partager

. A l'approche de la saison des pluies, l'entreprise multiplie les opérations de curage. Pour 2003, l'investis-sement en assainissement a été de 205 millions de DHLydec prépare ses troupes à faire face à d'éventuelles inondations à l'approche de la saison des pluies. L'entreprise ne ménage aucun effort pour être bien armée en cas de crise. Savoir-faire, ressources matérielles et financières ont été mobilisés. “Nous nous sommes fixés trois priorités: la lutte contre les inondations urbaines, parer au débordement d'Oued Bouskoura, l'amélioration de la qualité de service et sécurisation de réseau électrique”, indique Guy Canavy, directeur général de Lydec. La stratégie adoptée est à la fois préventive et structurante. Dans un premier temps, Lydec mènera une campagne de curage et de débouchage du réseau. Il y aura par la suite des interventions ponctuelles sur des points sensibles. De grands travaux “structurants” sont également en cours de réalisation sur le réseau d'assainissement. Les résultats sont probants. Sur les 52 points recensés au moment de l'arrivée du concessionnaire (1997), il n'en reste plus que 12 présentant des risques de débordement. Parmi ces points, on peut noter la route d'El Jadida, Oued Bouskoura, place Mohammed V, Bd Houphouët Boigny, Gare Casa Port... Pour réduire le nombre de points sensibles, Lydec a investi 1.174 millions de DH. Rien que pour l'année 2003, l'investissement en matière d'assainissement a été de 205 millions de DH.Grâce à cet effort financier, certaines zones à risque ont été sécurisées. Il en est ainsi de la ville de Mohammédia où le canal de délestage permettra de diminuer amplement les risques d'inondation. “Ce canal de 30 m de largeur, 45 m de hauteur et 1 km de longueur (situé entre le golf et la Samir) ne résout le problème que partiellement. Il ne sera que de faible secours en cas de fortes précipitations dépassant ses capacités de retenue limitées à 90 m3/s”, explique Mohamed Zelloul, directeur des Investissements à Lydec. Le canal est conçu pour intercepter, en cas de crue, 90 m3/s, laissant le reste transiter par l'Oued qui n'a qu'une capacité de 50 m3/s. D'autres mesures d'accompagnement sont prévues. Elles consistent en curage, constructions de digues, enfouissement de pipes... Ce sont des mesures préventives en attendant que le canal soit opérationnel en 2004.Oued Bouskoura constitue un autre danger. “Le bassin versant est une suite de cuvettes qui retiennent de l'eau. Une première crue ne poserait donc pas de problème. Mais une deuxième risque de déborder en aval. C'est ce qui est arrivé en 1996 lorsque l'école Hassania sur la route d'El Jadida a été noyée”, indique Zelloul. Beaucoup d'études ont été effectuées en vue d'identifier des pistes. Finalement, la solution retenue présente un coût de 40 millions de DH. Elle consiste en la réalisation d'un ouvrage permettant d'évacuer les eaux de l'oued directement en mer à partir de la route d'El Jadida. Un tel ouvrage protégerait contre un débit de 50 m3/s.L'exécution n'est pas pour demain. Elle bute sur des contraintes financières et foncières. “Des négociations sont en cours avec les partenaires (agence urbaine, ministères concernés) afin de surmonter ces obstacles”, conclut Zelloul.


L'urbanisation doit suivre

Gagner la bataille des inondations se jouera au niveau de la technique proprement dite mais aussi au niveau de l'urbanisation et de l'aménagement de la ville”, affirme Pierre Musquere, directeur général adjoint de Lydec. “Les problèmes sont, soit la résultante des modifications d'urbanisme soit celle de l'ignorance ou de l'insouciance”, enchaîne-t-il. Pour faire face aux inondations, tout le monde doit s'y mettre : élus, pouvoirs publics et citoyens. L'unité de la ville qui s'amorce pourrait être un grand levier pour la mise à niveau.. Gérer les coupures d'électricitéC'est une pratique qui permet d'éviter les coupures d'électricité lors des interventions des agents de Lydec pour réparation. Seul le lieu objet de l'intervention est mis hors tension (coupure d'électricité). L'époque où tout un quartier était condamné pour une petite réparation est révolue. “Le procédé des “travaux sous tension” permettra également plus de sécurité pour nos agents”, affirme un responsable de Lydec. Pour introduire cette technique sur le terrain, une formation de 450 formateurs est en cours.Ali JAFRY

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