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Casablanca: Lincoln, un refuge pour les SDF

Par L'Economiste | Edition N°:1835 Le 18/08/2004 | Partager

. Insécurité, tapage nocturne, agressions, prostitution … le calvaire quotidien des riverainsLes riverains de l'hôtel Lincoln sont en colère. C'est le ras-le-bol. «La clôture faite autour de l'hôtel est une mauvaise idée qui ne résout en rien le problème. Ça ne fait que compliquer la situation», souligne Raja Bennani, pharmacien, chef de fil des protestataires riverains. Et d'ajouter» lorsque la palissade a été érigée, on avait cru que c'est pour entamer les travaux d'entretien le lendemain». A l'intérieur de la palissade, des amas d'ordures s'entassent. Des odeurs nauséabondes et étouffantes se dégagent de ce dépotoir. «Les camions de collecte des déchets ne peuvent pas procéder au ramassage à l'intérieur. On est condamné à vivre dans ces conditions», explique un habitant du quartier. Le comble c'est qu'une centaine de SDF et clochards y habitent. Ils ont même doté la clôture d'une porte d'où ils peuvent entrer et sortir en toute quiétude. Chaque groupe de SDF s'est installé tranquillement dans un appartement de cet hôtel qui menace ruine. Pendant le jour, ils se dispersent dans la nature et la nuit ils regagnent, tous, le domicile. «A partir du 21h, il devient dangereux de passer par le boulevard Mohammed V, surtout par les rues Abdellah El Médiouni et Ben Bettouta. Le vol à l'arraché y est une pratique courante», témoigne un commerçant au marché central.Des prostitués s'y réfugient aussi et entraînent souvent leurs clients à l'intérieur, selon des témoins. Drogue, tapage nocturne et prostitution meublent leurs nuits. Les autobus transportant des touristes viennent en visite au marché central, juste en face. Une fois sur place, ils sont encerclés par des SDF et des mendiants. Certains profitent de l'occasion pour voler des objets (appareil photo ou caméra vidéo), d'autres tendent la main pour demander quelques sous. Des pratiques qui dissuadent plus d'un de revenir au pays. Sans compter l'état désagréable de la chaussée et des trottoirs. «C'est une honte pour le payer. Le boulevard Mohammed V, du temps des Français, faisait honneur à Casablanca. Actuellement, son image s'est ternie», raconte un habitant. «Et ce n'est pas comme ça qu'on fera de Casablanca une ville touristique», lance un autre.Tout le bâtiment Lincoln (hôtel et immeuble attenant) menace ruine à tout moment. C'est un danger imminent. Mais rien n'est encore décidé. Les riverains ne peuvent plus supporter cette situation qui perdure, causant un blocage de circulation dans le boulevard. Les usagers de transport en commun (lignes 23, 33, 2, …) doivent aller jusqu'au Boulevard des FAR, pour prendre leur bus. Les petits et grands taxis et autres véhicules doivent contourner toute la place du Marché central pour se rendre à leur destination. Même le stationnement est interdit dans les ruelles environnantes où il était autrefois autorisé (Rues Chaouia, Ali Ben Abdellah et Sitou Ahmed). Conséquence: recul de l'activité commerciale. La chute du chiffre d'affaires est estimée par des commerçants à 20% et même plus pour d'autres. Leurs plaintes à l'arrondissement Sidi Belyout, à la mairie et à la wilaya sont restées lettres mortes. Ils proposent que soient ouvertes au stationnement les rues de Chaouia, Ali Ben Abdellah et Sitou Ahmed. Ils demandent aussi aux autorités de la ville que soit affété, au Marché central, un agent de sécurité. Ils ont également sollicité les bons offices du président de la chambre de commerce. Mais aucune solution ne pointe à l'horizon.L'option de démolir est exclue pour l'heure, l'hôtel étant classé patrimoine du XXe siècle. Si les responsables ont confié au bâtiment ce statut, ils doivent assumer les conséquences de leur décision, à savoir entretenir les lieux, restaurer la façade et renforcer le bâtiment… mais ceci coûte énormément cher pour la ville. Ali JAFRY

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