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L'industrie du maillot de bain en difficulté

Par L'Economiste | Edition N°:1835 Le 18/08/2004 | Partager

. Concurrence oblige, les ventes ont baissé cette année. Les prix des articles chinois sont extrêmement basL'industrie du maillot de bain peine. Depuis plusieurs années, elle connaîtrait une stagnation, d'après plusieurs professionnels interrogés. Certains se plaignent même d'une baisse de leurs ventes et disent avoir été obligés de réduire leurs effectifs pour comprimer au maximum leurs charges. Le marché se fait même écho de fermetures de sociétés en raison de difficultés financières. En effet, il est difficile de survivre dans un marché fortement concurrentiel, où la contrebande bat son plein. Les fabricants se plaignent surtout des voyageurs qui vont en Europe et ramènent des valises pleines de maillots de bain et les revendent au noir. Cette pratique, qui existe depuis des années, nuit aux industriels locaux, qui ont du mal à écouler leur marchandise. Pire, un phénomène est en train de prendre beaucoup d'ampleur: Il s'agit de la pénétration de grandes quantités de maillots de bain fabriqués en Chine, qui sont disponibles à des prix extrêmement bas. Il existerait même des maillots chinois à 7 DH l'unité sur le marché! “Ce sont des maillots de mauvaise qualité, mais qui constituent pour nous une concurrence dangereuse, car beaucoup de gens sont très sensibles au prix”, affirme un opérateur. Ces produits chinois entreraient par containers entiers à des prix défiant toute concurrence. Et pourtant, l'industrie marocaine de maillots de bain continue à batailler pour sauvegarder des parts de marché et écouler ses stocks. Le marché compte trois ou quatre gros producteurs et une multitude de petits artisans qui travaillent au noir. La pionnière dans la confection de maillots de bain est la société “Sport Mer”, qui s'est fait connaître avec la marque Rasurel. Elle a été créée il y a 35 ans. D'après son directeur général, Michel Abitan, il est plus rentable d'importer les tissus d'Europe que de les acheter localement. “Les tissus achetés d'Europe sont plus compétitifs et de bien meilleure qualité que ceux disponibles sur le marché local”. Le choix est donc vite fait. Il y a bien longtemps, Abitan s'était approvisionné en tissus locaux mais il l'a regretté car la qualité n'était pas au rendez-vous. Depuis, il s'est juré de ne plus recommencer. “Je préfère m'approvisionner de l'étranger, même si je paye des droits de douane très élevés”, indique-t-il. Même chose pour Jeff's confection (famille El Yacoubi), une société qui existe au Maroc depuis 17 ans: toutes les matières premières sont importées: du tissu au fil, en passant par les garnitures. “Nous payons de lourds droits de douane, mais nous veillons à la qualité de nos produits et elle a un prix”, assure Saïd El Yacoubi, un des trois frères fondateurs de la société. Les fabricants de maillots de bain cherchent à écouler leur marchandise auprès de grandes surfaces comme Asswak Essalam, Marjane, Alpha 55 ou Casa-Galeries. Certains visent aussi les grands hôtels et les Clubs Med. Et ce n'est pas facile, ils doivent consentir de gros efforts sur les prix pour vendre leur production, d'autant plus que la mode change chaque année et qu'ils doivent éviter de garder des stocks pour les vendre l'année suivante. C'est leur réputation, et donc leur survie, qui est en jeu. “Le temps où nous écoulions nos maillots dans les grands hôtels et les Clubs Med est révolu. La plupart des touristes viennent avec des budgets limités et ne se permettent plus des extras comme l'achat d'un maillot de bain. Ce n'était pas le cas auparavant”, assure Abitan, qui regrette un peu le bon vieux temps. Pour l'instant, la plupart des sociétés fabriquant des maillots de bain sont spécialisées. Mais, il se pourrait que certaines soient obligées de varier un peu leur production et de produire de la lingerie par exemple. D'autant plus que l'activité étant très saisonnière, 99% des ventes se pratiquent l'été. “Si cela s'avère nécessaire, nous pourrions être forcés de diversifier notre fabrication pour survivre”, insiste le patron de Jeff's Confection. D'autre part, les sociétés sont bien obligées de faire un peu de publicité, pour se faire connaître. Si leurs budgets ne leur permettent pas de faire des campagnes publicitaires complètes (avec spot TV, annonce radio, annonce presse et affichage), elles se rabattent tout de même sur les dépliants et les prospectus, qui sont distribués dans les grandes surfaces par exemple. “Pour chacune de nos collections, nous élaborons un catalogue avec nos modèles et nos prix”, indique Saïd El Yacoubi. Autre façon de fidéliser leur clientèle: des fabricants produisent des modèles exclusivement pour tel ou tel client. De telle façon à ce que les produits ne soient disponibles que chez le client en question. Un catalogue avec impression des modèles et des prix lui est exclusivement destiné.D'après El Yacoubi, 10 à 15% du chiffre d'affaires de sa société est consacré aux dépliants. Pour préparer leurs collections, les fabricants s'y prennent bien à l'avance. Dès la fin du mois d'août, ils commencent à penser à la collection de l'été suivant. Ils participent à des salons étrangers de textile balnéaire, où ils peuvent rencontrer fournisseurs et clients. Ils font également preuve de créativité pour dessiner leurs modèles et certains travaillent avec des stylistes. Chez Jeff's Confection par exemple, beaucoup d'employés ont été envoyés en France pour suivre des formations spécialisées. Les patrons ont beaucoup investi dans la formation du personnel et ne le regrettent pas. Par le passé, des fabricants écoulaient une bonne partie de leur production en Europe (essentiellement en France et en Espagne). Chez Jeff's Confection par exemple, 98% de la production était destinée à l'export et seulement 2% au marché local. Même chose pour Sport et Mer, qui travaillait en étroite collaboration avec ses clients français. Aujourd'hui, la part destinée à l'export a beaucoup baissé, à cause d'une conjoncture difficile. “Même les pays européens subissent les conséquences de l'entrée en masse des produits chinois sur leurs marchés”, commente Abitan. Aujourd'hui, Jeff's Confection n'exporte que 50% de sa production. “Nous aimerions collaborer avec des marchés plus lointains comme les Etats-Unis par exemple, mais nous n'en avons pas les moyens et la distance est un handicap majeur, explique le patron de Sport et Mer. N.B.


Les tendances de l'été

Cette année, la tendance est aux couleurs pastel et le rose est particulièrement à la mode. Les unis ont eu beaucoup de succès par rapport aux imprimés. Les deux pièces en triangle (forme brésilienne) continuent de séduire beaucoup de femmes. Mais les traditionnels maillots avec balconnets, armature ou rembourrés continuent à avoir leurs adeptes. Dans les maillots une pièce, le modèle le plus demandé est celui avec armature. Tous ces maillots sont accompagnés de jupettes, utilisées comme cache-maillot assortis. Pour les hommes, le short est toujours à la mode et l'uni est très demandé. Cette année, des fabricants ont pensé aux femmes fortes puisque des grandes tailles avec dessins discrets ont été spécialement conçues pour elles. Pour les femmes pudiques, des modèles spécifiques ont été élaborés, de façon à ce que leurs jambes soient couvertes. N.B.

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