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Affaires

Casablanca: L'Erac relance l'opération Ahl Loghlam avec le privé

Par L'Economiste | Edition N°:1634 Le 30/10/2003 | Partager

. Les bidonvillois de douar Sekouila et Carrières centrales auront des logements subventionnés. Un investissement de 800 millions de dirhams pour la construction de 5.000 logements Le programme d'habitat Ahl Loghlam a été relancé. L'Etat a finalement trouvé une solution qui serait bénéfique pour toutes les parties. C'est donc dans le cadre d'un partenariat public-privé que cette opération va inaugurer un nouveau concept de démarche participative.Le projet porte sur un investissement de l'ordre de 800 millions de dirhams et vise à construire par le biais du privé quelque 5.000 unités d'habitation destinées au relogement des bidonvillois de douar Sekouila et Carrières centrales. C'est l'Etablissement régional d'aménagement et de construction (ERAC-centre) qui est en charge de ce projet. Pour son directeur, Abdelouahed Fikrat, «l'idée est de réaliser une opération intégrée par laquelle on construit via l'intermédiaire du partenariat avec les promoteurs privés». L'appel d'offres a déjà été lancé et le cahier des charges est prêt. «Nous devons arriver à produire de nombreux logements en bénéficiant de la rapidité et du savoir-faire du secteur privé en la matière», souligne Abdelouahed Fikrat. La production de ces logements «sera évidemment canalisée pour éviter que l'on ne se retrouve devant des catastrophes urbanistiques», indique-t-il.L'opération Ahl Loghlam comportera cinq tranches qui produiront 800 ou 1.000 logements chacune. Ces tranches seront mises à la concurrence des promoteurs privés. L'Erac-centre mettra à la disposition de ces derniers le terrain (dont le prix ne dépassera pas les 100 DH au m2). En contrepartie, le promoteur s'engage à réaliser un certain nombre de logements dont une partie (60% minimum) sera réservée au relogement des bidonvillois. L'appartement sera proposé à 120.000 DH. Mais les acquéreurs ne supporteront que100.000 DH. L'Etat va subventionner à hauteur de 20.000 DH par logement. A noter que 60% des logements (soit 3.000) seront livrés dans le cadre du relogement des bidonvillois avec des prix incitatifs. Le reste, à savoir 2.000 logements, sera vendu par les promoteurs eux-mêmes aux prix du marché. «C'est ce qu'il reçoit en contrepartie des travaux de construction réalisés. Le promoteur encourt un risque commercial et ne connaît toujours pas le gain qui pourrait être tiré de cette opération. Mais il n'hésitera pas à jouer son rôle», explique Abdelouahed Fikrat. En fait, «le promoteur aura une importante assiette foncière qui lui sera cédée à des prix défiant toute concurrence avec la subvention de l'Etat», affirme-t-il. En contrepartie, dit-il, il devra réaliser le projet intégré respectant les normes de construction et d'urbanisation. Quant à l'affectation des logements destinés aux bidonvillois, elle se fera par le biais de l'Etat.


Objectif «zéro bidonville»

«Cette opération va bien évidemment permettre à certains promoteurs de gagner, le privé ayant toujours la logique du gain, mais elle va aussi aider à la création de logements et à la résorption des bidonvilles», explique A. Fikrat. «Le privé a ainsi l'occasion de travailler et nous d'avancer un peu plus vers la réalisation de l'objectif «zéro bidonville», ajoute-t-il. Il a également indiqué que le reliquat en appartements (40%) cédé au promoteur qui aura construit ces logements, sera commercialisé dans les conditions du marché. «Un promoteur qui se respecte ne cherche jamais à stocker des logements. Au contraire, tout délai supplémentaire est un glissement vers le déficit et il a tout intérêt à liquider ce reliquat et non à spéculer dessus», explique A. Fikrat.J. E. H.

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