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Affaires

Casablanca: Le personnel des parcs d’attractions en colère

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. Smig, versement des cotisations CNSS… les revendications. La mise à niveau des parcs réclamée Les employés des parcs d’attractions ont observé mercredi 10 mai un sit-in devant le siège de la wilaya. Ils comptent passer à la vitesse supérieure le dimanche prochain en prévoyant une grève. «Nous sommes lésés dans nos droits les plus élémentaires non pas de la part d’un patron mais d’une administration qui est censée donner l’exemple du respect de la loi. La commune urbaine de Casablanca viole le Smig, ne verse pas les cotisations à la CNSS, ni les cotisations en termes d’assurance», explique Mustapha Ben Ghannouj, représentant syndicaliste des employés des parcs.En fait, une catégorie des employés des 7 parcs de la métropole est payée à 8,78 DH, une deuxième catégorie à seulement 5,75 DH. Un arrêté du ministre de l’Emploi (n° 2.04.421) est clair: les employés et les ouvriers des secteurs du tourisme, du textile... doivent être payés, au minimum, à 9,66 DH/heure et ce à partir de janvier 2005. C’est en se basant sur cette disposition que les 240 employés des parcs de Casablanca exigent leur plein droit à la régularisation de leur situation. Un premier round de négociation a eu lieu avec le secrétariat général de la commune le 6 février 2006. Les représentants des employés ont présenté leurs doléances que leur garantit la législation du travail. Ils refusent catégoriquement une formule qui leur est proposée comme solution: l’intégration saisonnière. «C’est un non-sens. Comment imaginer une intégration avec un travail saisonnier?» se demandent les représentants du personnel des parcs. D’ailleurs, une quasi-majorité de ce personnel a une ancienneté de plus de 15 ans. Outre la question du Smig, ils ont aussi soulevé la problématique des cotisations à la CNSS dont la commune a cessé le versement depuis janvier 2002 et dont le dû est estimé à 5 millions de DH. «On ne demande que ce qui nous appartient de droit. Et nous craignons qu’à l’âge de retraite, on nous refuse le versement de nos pensions comme c’est le cas actuellement pour les ex-employés de la RATC», déclare Ben Ghannouj. Et d’ajouter: «Et le comble c’est qu’on n’est pas payé par un bulletin de paye en bonne et due forme mais par un simple engagement légalisé». Les cotisations en termes d’assurances connaissent les mêmes blocages. Le personnel déplore aussi l’état des parcs: «C’est démotivant». «C’est une honte que la grande ville de la métropole ne dispose d’aucun parc d’attractions digne de ce nom. Il n’y a plus de divertissement à Casablanca». Contactés par L’Economiste, les responsables de la commune urbaine de Casablanca sont restés injoignables. A noter enfin que le Conseil de la ville a déjà adopté la gestion déléguée des parcs d’attractions. Bien plus, la ville a même lancé un appel d’offres dans ce sens (www.leconomiste.com). Mais il a été jugé infructueux par le bureau qui s’est engagé de relancer un autre appel d’offres. Mais jusqu’à présent, rien n’est fait. Ali JAFRY

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