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Affaires

Casablanca: Colère au bidonville Moulay Hicham

Par L'Economiste | Edition N°:2385 Le 18/10/2006 | Partager

. A l’origine, des travaux de construction d’une bretelle d’autoroute. Les habitants réclament des logements décentsLes habitants du bidonville Moulay Hicham, sis à Sidi Moumen, sont en colère. Ils ont protesté, lundi 16 octobre, contre les autorités casablancaises qui veulent construire une bretelle afin d’assurer un raccourci entre le boulevard Moulay Hicham et l’autoroute de Rabat. Pour ce faire, quelques baraques ont dû être rasées et leurs propriétaires relogés. Ce n’est pas du tout du goût des bidonvillois, soit une trentaine de foyers. «Nous avons négocié avec les autorités. Nous avons convenu que toute la partie qui se trouve à la lisière de l’autoroute soit relogée. A notre surprise, le samedi dernier, on a été réveillé par les bulldozers lancés dans des travaux de terrassement. Une façon de nous mettre devant le fait accompli», raconte un habitant. Pour d’autres, les responsables ont opté pour la solution de facilité. Au lieu d’indemniser les propriétaires des 31 baraques, ils en ont tout simplement recasé quelques-uns. Laissant ceux qui n’avaient pas les moyens de faire une avance. Pire encore, le droit au logement a été accordé à d’autres bien qu’ils ne se trouvent pas sur le passage de la bretelle. C’est la goutte qui a fait déborder le vase. «C’est inadmissible que les droits de certains passent à d’autres. Nous aussi, nous voulons une habitation décente. Nous sommes prêts à tout vendre pour avancer des arrhes», affirme une mère de famille. Samedi, les bidonvillois ont réussi à stopper les niveleuses. Exploit qu’ils n’ont pu refaire lundi dernier. Et pour cause, le caïd du 71e arrondissement et son staff étaient présents sur le terrain. Ces derniers, non sans quelques intimidations, ont pu assurer la continuité des travaux. Ils ont même arrêté une femme pour donner l’exemple. «Cette pauvre femme de 54 ans a été malmenée rien que parce qu’elle exigeait son droit au logement et que tous les habitants soient traités de façon équitables», déplore son voisin. En début d’après-midi, les travaux ont repris. «On va encore nous emmurer pour nous cacher de la vue des gens et nous oublier à notre triste sort », regrette un habitant.


Accord

Les habitants du bidonville Moulay Hicham avaient reçu la promesse d’un logement dans le cadre du programme «Ville sans bidonville». Selon eux, les autorités ne devaient procéder à la mise en place de la bretelle qu’après avoir évacué la partie adjacente à l’autoroute. Les parties ont même fixé la quote-part des habitants à 100.000 DH et leur transfert au quartier Anassi. Les responsables se sont également engagés à ce que les travaux ne démarrent qu’une fois l’opération de recasement achevée. Plus grave encore, les habitants parlent de dépassements flagrants. Les autorités octroient des logements à des gens qui ne sont pas du bidonville. Un fait nié par le caïd qui déclare que «les recensements sont faits et personne ne peut les manipuler». Ali JAFRY

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