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Maroclear exporte son savoir-faire

Par L'Economiste | Edition N°:2385 Le 18/10/2006 | Partager

. Assistance technique à la Cemac . La BVC se positionnerait sur la cotation électroniqueAu terme d’une intense négociation (10 mois environ), Maroclear et la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale ont officialisé leur partenariat. Le conseil d’administration du dépositaire central a donné son feu vert au projet de convention d’assistance de son homologue de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), basée à Libreville (Gabon). La signature s’est déroulée au siège de Maroclear à Casablanca. L’événement a aussi une portée politique. Christian Bongo (fils du président Bongo), directeur général de la BVMAC était entouré de l’ambassadeur du Gabon au Maroc, François Banga; côté marocain, le ministre des Finances Fathallah Oualalou a tenu à présider la cérémonie. «Cet accord représente une opportunité de premier plan pour notre pays de gagner une présence significative en Afrique centrale et de constituer un nouveau jalon dans les relations de fraternité et de partenariat entre le Maroc et le Gabon», s’est félicité d’emblée Fathallah Oualalou. Le même avis était partagé par Christian Bongo. Le ministre des Finances n’a pas omis de féliciter le management de Maroclear, avec, à sa tête Fathia Bennis: «C’est une source de fierté pour une jeune entité (qui va avoir 10 ans d’existence en 2007) et un témoignage du niveau de notre savoir-faire», se réjouit la directrice générale de Maroclear.La convention prévoit que Maroclear apporte l’assistance technique nécessaire à la mise en place et au fonctionnement du futur dépositaire central des titres, qui sera basé à Libreville et dont le rayon d’action couvrira l’ensemble des six pays composant la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale – Gabon, Congo, Cameroun, Centrafrique, Tchad, Guinée-Équatoriale. L’assistance de Maroclear concerne quatre volets: la formation des cadres (informaticiens et opérationnels), la fourniture et l’installation de la plate-forme logicielle de base, l’assistance au démarrage et la maintenance du logiciel Dépositaire central postdémarrage. Un échéancier plus précis des différentes phases de réalisation du projet devrait être arrêté incessamment, Objectif : Démarrage opérationnel dès le début de l’année prochaine du futur Dépositaire central. Pour la Cemac, l’enjeu est de taille, le démarrage opérationnel de la BVMAC (prévu le premier janvier 2007 avec une cotation manuelle) et du futur Dépositaire central joueront un «double rôle», estime Christian Bongo.Tout d’abord, cela va permettre aux entreprises locales d’accéder à une nouvelle source de financement, avec tous les avantages que la finance directe présente en termes de coût et de facilités. Deux grosses opérations sont déjà dans le collimateur. Pour la première, il s’agit de la société d’électricité et d’eau du Gabon, dont la privatisation s’est soldée par le placement de 51% auprès du groupe Véolia et le reste auprès du public. Son introduction en Bourse va permettre de faciliter la circulation et la valorisation de ses titres. La seconde concerne l’emprunt obligataire de 45 milliards de francs CFA envisagé par l’Etat de Centrafrique. D’autres opérations d’introduction se profilent également: «plusieurs PME à fort potentiel de croissance sont en préparation pour le second marché», nous confie Willy Ontsia, directeur général de BGFI Bourse.Ensuite, la BVMAC serait un véritable catalyseur pour l’épargne des ménages. Le marché regorge de liquidité. Les banques «surliquides» proposent des taux peu attractifs pour drainer l’épargne oisive.L’année 2007 constituera une année-charnière dans l’histoire de la Cemac. Tout le monde s’y prépare. Le corpus réglementaire est prêt. Le régulateur du marché est déjà installé. Des mesures d’incitation fiscale sont en cours de finalisation. Mieux encore, des négociations pour la mise en place d’un système de cotation électronique sont entamées avec Euronext et la Bourse de Tunis. Une négociation avec la Bourse de Casablanca serait envisageable. Saïd MABROUK

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