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Economie

Canicule: Plus de 100 millions de DH de pertes chez les aviculteurs

Par L'Economiste | Edition N°:1823 Le 02/08/2004 | Partager

. Près de 5 millions de têtes décimées. Le poulet suivi des pondeuses sont les plus touchésRude saison pour les aviculteurs. La dernière vague de chaleur (du 23 au 25 juillet 2004 dépassant parfois des températures de 47°) abattue sur le Maroc a occasionné entre 100 et 120 millions de DH de pertes dans le secteur avicole, selon les dernières estimations de la Fisa (Fédération interprofessionnelle du secteur avicole). La canicule a décimé en quelques jours près de 5 millions de têtes. Certains producteurs ont perdu la totalité de leur élevage. Le poulet est celui qui a subi le plus de dégâts avec un bilan de 3 à 4 millions de têtes. Il faut croire que le poulet “beldi” est probablement plus résistant que le poulet dit “ roumi ” ou industriel. Il est plus maigre que son “homologue”, croît beaucoup moins vite et est moins sensible aux variations de thermomètre.“Le poulet d'élevage a subi une amélioration génétique très poussée pour améliorer ses performances en termes de croissance et de productivité. Or, en poussant à la performance, on réduit forcément leur immunité contre ces aléas”, explique Chaouki Jerrari, directeur de la Fisa. Le poulet n'est pas la seule victime de la chaleur. Près d'un million de pondeuses sont mortes, ainsi que 200.000 reproducteurs et 13.000 dindes (moins nombreuses que le poulet mais pas forcément plus résistantes). La volaille doit normalement évoluer dans un environnement dont la température idéale se situe entre 18 et 24°. Au-delà, le poulet commence à souffrir. Mais il n'atteint le niveau de danger de mort qu'à partir de 40°, poursuit Jerrari. La Fisa a d'ailleurs enregistré des chutes de performances techniques de production: nette baisse de la croissance et de l'indice de consommation des poulets de chair et de dindes, chute de ponte de 30% en moyenne pour les élevages de pondeuses d'œufs de consommation, et chute de ponte de près de 15% pour les élevages de reproducteurs.. Prix à la baisseL'impact sur le prix ne s'est pas fait attendre. Le prix du kilo au détail a varié entre 18 et 20 DH le week-end dernier à Casablanca. A la ferme, le prix du poulet était monté entre 16 et 16,5 DH, soit près de 5 DH de plus que la moyenne (cf. L'Economiste édition 1821 du 28 juillet 2004). Toutefois, il semblerait que la tendance soit à la baisse, la vague de chaleur normalement passée. Au marché du gros à Casablanca, le prix oscillait entre 16 et 16,50 DH mercredi dernier. Et le prix du poulet à la ferme entre 14,5 et 15 DH.Il n'empêche, les dégâts sont considérables. D'ailleurs, la Fisa espère que l'Etat puisse prendre en considération l'ampleur de ces pertes occasionnées lors de l'établissement des bilans. Et aussi par la réduction de la TVA (de 10%) sur le matériel et l'équipement pour le secteur avicole. Une taxe que l'éleveur ne récupère pas puisque le poulet et l'œuf sont hors du champ d'application de la TVA.Pour rappel, l'aviculture génère un chiffre d'affaires annuel de 12 milliards de DH, emploie près de 230.000 personnes et représente un investissement cumulé de 6 milliards de DH. M. Kd.

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