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Economie

Le business du mariageEt la Moudawana dans tout cela?

Par L'Economiste | Edition N°:1823 Le 02/08/2004 | Partager

. Les jeunes s'informent sur les nouvelles dispositionsZineb et Reda posent pour la dernière photo de famille avant de partir, sous le regard attendri des parents, à l'hôtel pour leur nuit de noces. Ils ont respectivement 25 et 29 ans, et cette cérémonie couronne ainsi une histoire d'amour qui aura duré deux années. “Nous sommes arrivés à un moment de notre relation où deux choix se présentaient à nous: rester de petits amis, avec tous les problèmes qui en découlent, ou sortir de cette clandestinité qui commençait à nous étouffer”. C'est ainsi que les deux tourtereaux ont décidé de se marier. Contrairement donc aux idées préconçues, les jeunes sont de plus en plus nombreux à franchir le pas. Ce constat émane de plusieurs adoul interrogés. “Ils sont jeunes et veulent partager des expériences, voyager et bâtir une vie à deux”, explique Dr Hassan Mouden, adel à Casablanca. Selon les adoul, les mentalités changent petit à petit, et la perception du mariage amorce un nouveau virage. Ce dernier mène directement vers la simplicité et la facilité. Selon Mouden, “pour les deux sexes, il devient de plus en plus difficile de trouver l'âme sœur. Mais une fois que cela arrive, les exigences de la vie poussent le couple à franchir le pas. Rester dans la clandestinité est source de problèmes”. La nouvelle Moudawana est aussi venue donner un petit coup de pouce. Selon les adoul, beaucoup de jeunes viennent s'informer sur les nouvelles dispositions. “Bon nombre d'entre eux se rendent compte que le nouveau texte a simplement codifié des pratiques qui existaient déjà. La femme, bien que n'étant tenue par aucune loi, participait avant aux frais quotidiens du foyer. Aujourd'hui, elle est obligée de le faire par la loi”, explique l'adel. Nous assistons donc à une nouvelle vague de jeunes “madame et monsieur”. Ils veulent célébrer leur mariage à leur manière, de sorte à en profiter au maximum. Ainsi, les invités seront peu nombreux: les intimes des deux familles et la “doura de la âmaria” (la parade) reste de mise, mais elle n'est plus le point culminant de la cérémonie. Leur mariage, c'est pendant la “soirée des jeunes” qu'ils vont le célébrer. Au menu, cousins, amis, DJ, traiteur, mais en option soft. “Nous avons opté pour le cocktail dînatoire, c'est léger et pas cher”, explique Meriem, jeune cadre, se mariant dans un mois. Dans ces célébrations nouvelle formule, les époux profitent de leur soirée, ils s'approprient leur fête. “Je refuse d'être une marionnette entre les mains de la neggafa, surtout qu'elle coûte très cher, ou encore former avec mon mari un joli tableau à montrer aux invités pendant qu'ils se régalent des mets proposés par le traiteur, lui aussi chèrement payé”, ironise Meriem. H. B.

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