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Cancun: La parole aux pauvres

Par L'Economiste | Edition N°:1598 Le 10/09/2003 | Partager

. Agacement des grands pays. Développement et libéralisme sauvage, inconciliables?A l'OMC, c'est un pays, une voix. Toutes les positions sont prises en considération. Notamment, et surtout celles des pays en voie de développement (PVD). Avec un pôle de revendications (agriculture, médicaments, développement) leur pouvoir de négociation est renforcé. Au grand dam des pays habitués à mener la danse. Leur position fait l'objet de craintes quant à la réussite du sommet de Cancun, qui s'ouvre aujourd'hui 10 septembre. “Ils (PVD) doivent revenir sur terre. S'ils choisissent de continuer leur odyssée de l'espace, ils n'auront pas les étoiles, ils n'auront pas la lune, ils repartiront seulement les mains vides”, menace Franz Fishler, Commissaire européen chargé de l'agriculture. Les PVD, intransigeants sur la question agricole, mèneront cette fois-ci le jeu. Imperturbables, ces pays n'ont cessé de répéter leur position. L'ampleur des débats a mis sur le devant de la scène des pays comme le Brésil, la Chine, l'Inde, ou encore le Kenya, le Nigeria. Les règles du jeu de l'OMC ne peuvent se faire sans eux. Cette contestation concentrée conditionne l'avancée du cycle de Doha. “Le résultat de la conférence de l'OMC à Cancun dépendra des progrès effectués en matière agricole”, a déclaré le président brésilien Lula da Silva à son homologue américain George Bush. D'ailleurs le Brésil, insatisfait du texte préparé par le président du conseil de l'OMC, prépare une proposition, en collaboration avec d'autres pays en développement, “qui vise à maintenir le niveau d'ambition initial”. Le Venezuela propose l'annulation d'une partie de la dette extérieure des pays pauvres, indique le chef de la délégation vénézuélienne Victor Alvarez. Le pays rejette également les propositions en faveur d'une libéralisation mondiale des services financiers, de télécommunications, d'ingénierie, touristiques, éducatifs et de santé. “Les accords commerciaux ne peuvent limiter le droit souverain des Etats à réguler leurs secteurs stratégiques”, estime le chef de la délégation. Les pays en développement ont non seulement leur mot à dire, mais il vaut quelque chose. Sans leur participation, point de commerce mondial. Echec ou réussite, le sommet de Cancun met la lumière sur tout un pan de la planète qui a d'autres priorités que le libéralisme forcené, et qui nécessitent plus de recul et de répartie. Synthèse L'Economiste

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