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    Campagne d'assainissement au port de Casablanca : L'ASSAMAT veut maîtriser les effectifs dockers

    Par L'Economiste | Edition N°:155 Le 24/11/1994 | Partager

    L'Association des Agents Maritimes et Consignataires de Navires et Stevedores veut maîtriser la gestion de ses dockers en écartant les agents fictifs. Le maintien du statut de docker sera conditionné par la présence effective sur le lieu de travail.

    "L'objectif principal poursuivi par la réorganisation de la main-d'oeuvre portuaire est d'arriver à une maîtrise de la gestion des dockers (non salariés de l'ODEP). Il fallait mettre fin aux abus et à l'anarchie", affirme M. Lahbabi, directeur à l'Association des Agents Maritimes et Consignataires de Navires et Stevedores. Si l'on en croit ce dernier, les dockers ont longtemps cru que le travail au port présentait des spécificités propres et, par conséquent, il devrait être régi par des normes particulières relevant plus de la pratique quotidienne que de la réglementation proprement dite. La première démarche de la réorganisation actuelle a consisté à établir des badges afin d'identifier le personnel.

    Jusqu'à présent, certains dockers prêtaient leurs cartes à des tierces personnes qui assuraient le travail à leur place. Ces dernières ne bénéficient en fait que de la prime de chargement-déchargement de navires. Car, les dockers titulaires de la carte étant mensualisés, absents ou pas, ils étaient donc certains de toucher leur salaire mensuel. A cet effet, la commission de contrôle va être relancée et les absences seront observées sur une période de six à douze mois avant de prendre des mesures. Dans un souci de neutralité, cette opération a été confiée aux services de l'ODEP, assure M. Lahbabi.

    "L'Association des Stevedores et des Agents Maritimes et Consignataires de Navires et Stevedores (l'ASSAMAT), qui est gestionnaire de la main-d'oeuvre-dockers non-ODEP veut déterminer le niveau moyen de dockers des effectifs permanent et temporaire dont la profession a réellement besoin.

    Les premières mesures d'assainissement interviendront à partir de 1995. Les cas les plus flagrants seront traités en priorité. Des incitations financières au départ volontaire seront proposées aux dockers avant d'arriver aux mesures disciplinaires.

    Les syndicats se sont montrés réticents à l'application de ces mesures. Ils soupçonnent les stevedores de procéder à des réductions déguisées des effectifs.

    L'Association des Agents Maritimes et Consignataires de Navires et Stevedores rejette bien évidemment ces allégations.

    Pour ses responsables, "il s'agit tout simplement d'un retour à une situation normale". Selon M. Lahbabi, "tous les dockers qui se verront retirer leur carte à la suite de cette opération d'assainissement seront remplacés". Au demeurant, plusieurs d'entre eux possèdent un second emploi stable et ne se présentent que très rarement au port, selon les responsables de l'ASSAMAT. Celle-ci voudrait mettre fin à ce "paradoxe" qui consiste à rémunérer certains dockers qui, en réalité, seraient des agents fictifs. Il existe dans la profession une tradition qui consiste à remplacer un docker retraité, promu ou décédé par son fils ou, à défaut, son parent le plus proche. Par ailleurs, cette réorganisation de la main-d'oeuvre-dockers, dont les mesures sont appliquées depuis mai 1994, a bénéficié de la collaboration des autorités portuaires, voire de leur appui. Si cette campagne d'assainissement des dockers atteint ses objectifs (meilleure identification du personnel, mettre fin à l'absentéisme des dockers), la prochaine étape sera de proposer l'intégration de tous les compléments de salaire dans la fiche de paie, indique l'ASSAMAT. On pourra ainsi passer à l'amélioration des conditions de travail des dockers difficile à entreprendre sans une totale maîtrise de la main-d'oeuvre, conclut M. Lahbabi.

    A.S.

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