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    Cadeaux d'entreprise: Le «personnel» gagne du terrain

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    Plus qu'une vingtaine de jours avant la fin de 1997. Les entreprises offrent des cadeaux à leurs clients et fournisseurs. Elles optent de plus en plus pour le cadeau personnalisé.


    - «Mademoiselle, vous avez lancé la commande pour les cadeaux de fin d'année?
    - «Pas encore Monsieur;
    - «Mais qu'est-ce que vous attendez, c'est bientôt la mi-décembre!».
    En cette période, les entreprises ont un souci en plus: le cadeau d'affaires. Le compte à rebours a commencé et les retardataires se pressent au risque d'avoir de mauvaises surprises à la livraison.
    Les listes doivent être établies, les budgets alloués, les choix arrêtés... pour que le client reçoive son cadeau au 31 décembre.«Toujours est-il que beaucoup de PME ne se décident à passer commande qu'à fin décembre ou début janvier», affirme M. Abdou Jaidi, administrateur-directeur général de SMBS, une société spécialisée en cadeaux d'affaires.
    C'est le cas pour cette saison. Selon M. André Boukhobza administrateur délégué de Lijac-Maroc, spécialisée en produits d'artisanat, «le marché est lent à démarrer cette année».
    De grandes entreprises, surtout dans les banques, les assurances et l'industrie pharmaceutique, prévoient leur budget «cadeaux» à l'avance et le maintiennent, alors que pour la plupart des PME/PMI cela dépend des années et de leur situation financière.Le fait d'offrir des cadeaux «permet à l'entreprise de renforcer les liens qui l'unissent à son client ou à son fournisseur, de remercier le premier de sa fidélité et le second du service rendu».

    Cette année encore, les grandes tendances vont aux articles de bureau (stylos, briquets, agendas, calculatrices, calendriers...), de maroquinerie et d'artisanat. Le cadeau personnalisé est de plus en plus recherché. Il est de grande valeur, destiné au domicile plutôt qu'au bureau et ne comporte pas de logo publicitaire. «Quand le client reçoit un beau cadeau qui plus est de grande valeur, il se rappelle toujours de l'entreprise qui le lui a offert», explique M. Jaidi. Pour ces articles, les prix vont jusqu'à 20.000 DH, voire plus.
    Les entreprises qui ont des partenaires à l'étranger préfèrent des articles d'artisanat garnis de gâteaux, confiserie ou autres gourmandises à la marocaine. C'est la spécialité de Lijac-Maroc. «Nous travaillons surtout avec des entreprises ayant des relations à l'extérieur. Nous nous occupons du cadeau jusqu'à sa livraison», explique M. Boukhobza.
    Des stocks sont prévus plusieurs mois à l'avance pour pouvoir respecter les délais de livraison. «L'essentiel n'est pas d'obtenir une commande, encore faut-il la livrer en temps voulu et conformément à l'échantillon présenté, avec un service après-vente», fait remarquer M. Jaidi.
    Cette année, le nouvel an coïncide avec l'arrivée de Ramadan. Ceci influence le choix de certaines entreprises quant au cadeau à offrir. «Le jeu de cartes vient en complément de certaines commandes», affirme M. Jaidi. Du côté de Francel, ce sont plutôt les théières, services harira, Thermos à café et autres articles en relation avec l'ambiance ramadanesque qui ont le plus de succès.

    Concurrence déloyale


    Le cadeau d'entreprise est un secteur assez désorganisé. Les entreprises structurées y sont peu nombreuses. «30% des sociétés sont informelles», affirme M. Albert Abiadia, directeur général de Francel.
    En effet, plusieurs petits intermédiaires s'adonnent à cette activité à partir du mois de septembre. Ils s'approvisionnent en produits de contrebande, ne payent ni droits de douane, ni impôts, ni taxes et ne respectent pas les prix publics conseillés.
    «Nous ne nous en inquiétons pas pour autant, explique le DG de SMBS, car leurs produits restent limités et ne répondent pas aux normes de qualité et d'environnement».
    Pour se préserver de cette concurrence déloyale, certaines entreprises se procurent des cartes d'exclusivité sur quelques marques.
    Du point de vue fiscal, un cadeau d'entreprise est déductible au titre de libéralités d'usage tant que sa valeur ne dépasse pas 100DH HT et qu'il porte le sigle de la société. Lorsque le cadeau dépasse 100DH, la différence est intégrée au résultat fiscal. Pourtant, certaines firmes n'hésitent pas à y mettre le prix fort.

    Hanaâ FOULANI

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