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Boussaïd à L’Economiste
Petit big-bang à la fonction publique

Par L'Economiste | Edition N°:2202 Le 27/01/2006 | Partager

L’Economiste a organisé une rencontre au siège du journal avec Mohamed Boussaïd, ministre de la Modernisation des secteurs publics, le 20 janvier. Boussaïd, était accompagné de son secrétaire général, Azzedine Diouri, et de la directrice de la réforme administrative, Rabha Zeidguy. C’est un ministre décontracté qui a détaillé sa stratégie et sa démarche pour faire avancer la réforme de la fonction publique.«Les réformes administratives se font non par audace mais par raison». L’Etat s’y résout quand la pression budgétaire devient trop forte. La règle vaut pour la plupart des pays, quel que soit leur niveau de développement. Pour le Maroc, cette réforme a fini par s’imposer avec la dégradation croissante des finances publiques, mais aussi sous l’influence de l’environnement international. Aujourd’hui, l’Administration doit à tout prix se mettre en phase avec les exigences de la mondialisation. Autrement dit, adopter les meilleures pratiques pour rationaliser ses dépenses et améliorer ses prestations.«Le mamouth» devient désormais un instrument de poids qui aidera à gagner ou à perdre la bataille de la compétitivité, d’attirer ou de décourager l’investissement étranger.Le temps presse car la bataille de la compétitivité est menée par tous les pays concurrents. L’offre d’incitations à l’investissement est globalement comparable. «La différence se joue essentiellement sur la qualité des prestations administratives, y compris de la Justice», précise Mohamed Boussaïd, ministre de la Modernisation des secteurs publics, lors d’une rencontre avec l’équipe de L’Economiste la semaine dernière.Dans les faits, la tâche est ardue vu la divergence des intérêts en jeu. Pour en mesurer la complexité, il faut noter que l’Administration compte pas moins de 70 statuts et 281 indemnités différentes! «Nous ne sommes pas en présence d’une seule administration, mais d’une juxtaposition de plusieurs, dotées chacune d’une culture spécifique». Un terrain favorable au traitement parcellaire des problèmes en l’absence d’une vision globale.Si l’équipe gouvernementale a pris conscience depuis peu de la nécessité et de l’urgence de la réforme, il reste à convaincre les fonctionnaires, les syndicats et même les contribuables. Ces derniers font preuve d’un scepticisme tenace qu’il sera difficile de déloger. Quant aux fonctionnaires, accepteront-ils l’application d’un statut homogène et des règles de gestion communes? Rien n’est moins sûr. C’est pourtant le seul moyen d’éradiquer les tares, tant décriées par tous: lourdeur et rigidité des procédures, centralisation des décisions, contrôle a priori contraignant, dilution des responsabilités... «L’Administration est un outil d’exécution des politiques publiques. Mais paradoxalement, elle reste insensible aux critiques des citoyens», fait remarquer le ministre. Pour Boussaïd, ce chantier appellera nécessairement une réforme sociale. Faut-il le rappeler, l’Administration n’est que le reflet des mentalités et comportements de la société...Si le changement de culture requiert du temps, l’Etat peut tout de même prendre des mesures énergiques pour créer des ruptures fortes mais contrôlées. L’opération des départs volontaires ou l’instauration de l’horaire continu en sont l’illustration. «Pour éviter les blocages, la meilleure démarche consiste à hiérarchiser les priorités et jouer sur des leviers de changement pour faire évoluer les mentalités». En clair, s’appuyer sur de petits succès pour gagner la bataille.


Les salaires engloutissent les impôts directs

Chaque mois , l’Etat verse 5 milliards de DH pour la rémunération des fonctionnaires majorés de 10% en cotisations sociales, soit au total 5,6 milliards de DH. Sur l’ensemble de l’année, la masse salariale atteint près de 70 milliards de DH. Ce qui représente 13% du PIB et 65% des recettes ordinaires. Avec ces ratios, le Maroc se situe bien au-delà de pays comparables. Pour rappel, les recettes liées aux impôts directs rapportent 40 milliards de DH, les droits de douanes 12 milliards et les droits d’enregistrement 4,5 milliards de DH. Au total, ces entrées dans les caisses de l’Etat se chiffrent à près de 60 milliards de dollars. Des recettes qui servent tout juste à régler les salaires des fonctionnaires!Mouna KABLY

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