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Maquiladoras? C’est du marketing!

Par L'Economiste | Edition N°:2202 Le 27/01/2006 | Partager

. Ce qui nous manque, c’est de savoir nous vendre. Grosse mission d’information au MexiqueUN voyage vous apprend toujours quelque chose, même si parfois on n’a pas grand-chose à apprendre. La délégation marocaine en visite au Mexique, du 17 au 21 janvier, en a fait l’expérience. Elle était présidée par Salaheddine Mezouar, ministre du Commerce et de l’Industrie. L’objectif étant de s’enquérir de l’expérience des maquiladoras mexicaines. «Nous sommes venus avec une idée et nous partons avec une autre», a-t-il affirmé. Cette déclaration intervient suite à sa tournée dans la ville de Cudad Jaurez. Une cité-témoin de l’essor économique mexicain. Les opérateurs publics et privés qui l’accompagnaient étaient aussi sur la même longueur d’ondes. En effet, pour Saïd Alj, président d’Unimer, «le Maroc a autant d’atouts que le Mexique, il faut juste se retrousser les manches». Quant au directeur des impôts, Noureddine Bensouda, «la zone franche de Tanger a un régime fiscal aussi attractif que celles du Mexique». N’avons-nous pas un peu mystifié les maquiladoras? Certainement. Mais, pour y remédier, l’entreprise n’était pas pour autant de tout repos. Quatre jours durant, du 17 au 21 janvier, les réunions se sont enchaînées pour les Marocains. Tout y est passé: ministère de l’Economie, les associations professionnelles, Chambres d’industrie… L’information la plus difficile à avoir, ce qui a surpris la délégation, c’était le régime fiscal des maquiladoras. A Quel taux d’imposition sont-elles soumises, par quels impôts, sur quelle assiette...? Y avait-il une différence de traitement entre elles et les sociétés nationales?… Les questions de la mission marocaine fusaient de tous les côtés. Les réponses étaient confuses, ambiguës, voire contradictoires. Etait-ce par méfiance ou par ignorance? Peut-être les deux à la fois. Cette situation avait irrité les membres de la délégation. «On a l’impression qu’on ne nous dit les choses qu’à moitié», a souligné Faouzi Chaâbi, PDG d’Aswak Assalam du groupe Chaâbi. Le ministre marocain a cherché à rassurer les hôtes mexicains. Plus d’une fois, il a déclaré que «le Maroc n’est pas un concurrent du Mexique, mais un partenaire qui souhaite établir des relations productives». Au Mexique, il existe deux taux d’imposition. Selon notre directeur des impôts, Noureddine Bensouda, «le premier, appliqué aux sociétés nationales, varie entre 28% et 33%. Tandis que le second est un régime optionnel». Il permet, en effet, d’avoir un système d’imposition négociable pour les maquiladoras. Par conséquent, elles bénéficient d’une taxation plus favorable: 4% et 15%, selon le président du Conseil national des maquiladoras. Quant à l’impôt sur le revenu, il est le même que l’on travaille dans ou hors d’une maquiladora.Sommes-nous si loin du régime mexicain dans la TFZ (Tanger free zone)? Le taux y est de 0% sur les 5 premières années d’activité. Et l’on passe à 8,75% pour les dix années suivantes (www.leconomiste.com). Pour Jelloul Samssem, directeur du Centre régional d’investissement de Tanger-Tétouan, «le potentiel économique dans les zones franches existe, mais il faut le valoriser à travers un marketing agressif». Vendre c’est savoir communiquer, voilà la formule magique. Les Mexicains le savaient depuis longtemps. Ils ont un discours, des documents, des films… pour faire la promotion de leurs zones. Même si le contenu informationnel est plutôt faible, voire superficiel. Ce qui compte c’est qu’on s’en souvienne pour investir au Mexique.


Coopération maroco-mexicaine

LE 19 janvier, à Mexico, le Maroc et le Mexique ont signé un mémorandum d’entente et de coopération afin de promouvoir les PME. Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie et son homologue mexicain, Sergio Garcia de Alba Zepada, ont établi un programme afin d’atteindre cet objectif. Les deux parties ont convenu de renforcer l’échange d’informations et d’expériences notamment en matière de politique industrielle.Cette stratégie de coopération prévoit aussi des missions commerciales. Le but étant d’élaborer des études sectorielles afin de déceler des opportunités d’affaires entre les deux pays.Faiçal FAQUIHI

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