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Bourse paneuropéenne: C'est signé mais...

Par L'Economiste | Edition N°:500 Le 05/05/1999 | Partager

· Des difficultés techniques, fiscales et réglementaires peuvent surgir
· Une capitalisation de 6.400 milliards d'Euros

Réunis le 4 mai à Madrid, les représentants de huit places européennes (Londres, Francfort, Paris, Milan, Madrid, Amsterdam, Zurich, Bruxelles) ont jeté les jalons d'une future bourse paneuropéenne. Ils ont signé un protocole d'accord confirmant leur volonté de construire ensemble un marché commun pour leurs principales valeurs cotées. L'annonce, le 7 juillet dernier, d'une alliance entre Londres et Francfort, avait eu l'effet d'un détonateur. Paris se sentant mise à l'écart a passé une alliance début 1999 avec Zurich et Milan. Les concentrations dans le domaine boursier européen sont l'une des conséquences de la naissance de l'Euro. La monnaie unique européenne, a entraîné de facto une concurrence accrue entre les places boursières européennes. Les gérants élaborent de plus en plus leur portefeuille de façon sectorielle et non plus par pays, comme c'était le cas jusqu'en 1998. Un accès facile et rapide à toutes les places de la zone Euro devenait donc vital.
Les milieux financiers ont globalement salué la perspective d'un marché européen unique, qu'ils estiment inéluctable. Cependant, ils ont été déçus qu'aucun calendrier précis n'ait été fixé et relèvent les principales difficultés envisageables. «C'est un projet énorme et très complexe», souligne un expert. Cependant, rien n'a été précisé concernant le futur réseau informatique commun de transmission des ordres de bourse.
D'autres aspects techniques comme les systèmes de règlement, de livraison et de compensation des titres peuvent également ralentir la mise en place de ce «marché unique».
Les observateurs s'interrogent également sur la manière dont vont évoluer les accords déjà en cours entre les différentes bourses? Francfort et Londres d'un côté, Paris, Zurich et Milan de l'autre, et Amsterdam-Bruxelles-Luxembourg ensemble sont en train d'interconnecter leurs réseaux. Auprès les Bourses de Paris et de Londres, il a été annoncé mardi que les alliances actuelles se poursuivront et qu'elles ne sont pas incompatibles avec le projet à huit. «Ces accords ne font qu'accélérer le mouvement global», indique la Société des Bourses Françaises (SBF) à Paris.
Outre les difficultés techniques, le projet européen devra également faire face à des problèmes d'ego, de fiscalité et de réglementation.
Pour le moment, le premier pas est fait. Et même si le chemin paraît encore long, la signature par les huit est considérée comme une pierre fondamentale. A noter que la capitalisation de la bourse paneuropéenne est estimée à 6.400 milliards d'Euros (1Euro=10,50697DH).

Hanaa FOULANI (AFP)

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