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Bières: Nette diminution des ventes après l'augmentation de la TIC

Par L'Economiste | Edition N°:52 Le 05/11/1992 | Partager

Le 14 septembre, les pouvoirs publics décident d'augmenter la Taxe Intérieure de Consommation de 400 à 800 Dirhams l'hectolitre. Du 16 septembre à aujourd'hui, une nette baisse de la demande sur la bière a été enregistrée en comparaison à la même période de l'année passée.

Par le taux de TVA, la bière au Maroc est considérée comme un produit de luxe. Celui-ci est de 30%. La Taxe Intérieure de Consommation (TIC) a connu une augmentation de 400 Dirhams de 1989 à 800 Dirhams à l'hectolitre le 15 Septembre 1992.

En 1976, la TIC était calculée sur le degré/volume d'alcool et était de 11 Dirhams à l'hectolitre. Par simplification fiscale, depuis 1978, la TIC est calculée par hectolitre/volume sans tenir compte du degré d'alcool. Laquelle était à cette date de 57 Dirhams à l'hectolitre. L'augmentation de la TIC, passant de 57 à 800 Dirhams de 1978 à 1992 est alors de 932% sur un intervalle de 14 ans.

On pourrait penser que la consommation de la bière soit inélastique au prix. Cependant, des possibilités de substitution d'autres boissons alcoolisées à la bière sont actuellement possibles avec l'alignement des prix des différents produits alcoolisés. Le prix d'une bière au comptoir était de 6 Dirhams alors que celui du Whisky par exemple est de 12 ou 13 Dirhams. Actuellement, dans les bars à Casablanca un Whisky-Baby coûte 13 Dirhams, une dose de pastis 12 Dirhams, une demie bouteille de vin rouge 25 Dirhams. La bière Heineken est commercialisée à 13 Dirhams et la bière Spéciale à 11 Dirhams.

Les bars multipliant généralement le prix d'achat par deux ou trois (en fonction du lieu de leur implantation), l'augmentation de la TIC a entraîné un quasi-doublement du prix de la bière. De l'avis de la profession, la consommation du 15 septembre à aujourd'hui aurait connu une baisse nette en comparaison à la même période de l'année passée. Le rythme de croissance 1990-91 avant l'augmentation de la TIC était satisfaisant.

L'assiette fiscale pourrait se rétrécir et les recettes en valeur absolue de l'ensemble des taxes ou impôts risquent de ne pas entraîner l'augmentation des recettes prévues par l'Administration.

De plus, un retour de la contrebande est prévisible. De l'avis de la profession, jusqu'à une période récente, les bières marocaines s'exportaient même, en contrebande sur les rives Nord de la Méditerranée.

L'importation légale représente 5 à 10% du marché. Elle concerne une vingtaine de marques. Les prix des bières importées devraient connaître même augmentation de la TIC.

Cependant, chez les détaillants la différence de prix n'est pas encore répercutée. Ils s'agit probablement de quelques stocks non encore écoulés.

L.T.

Les bières des Brasseries du Maroc

Les Brasseries du Maroc commercialisent actuellement six marques de bières. La Bock et la Stork sont considérées comme des produits bats de gamme. Disponibles dans les bars de quartiers populaires, elles font pourtant défaut dans les “bars chics”.

La Flag Spéciale est devenue le cheval de la bataille des Brasseries du Maroc. Avant 1978, la Stork connaissait les ventes les plus importantes. Mais, avec le changement de calcul de la TIC qui ne tient plus compte du degré d'alcool à l'hectolitre, la bouteille Stork de 33 cl est actuellement au même prix que la bouteille Flag Spéciale de 25 cl . la Spéciale de 25 cl. La Spéciale est la bière de haut gamme des Brasseries introuvable dans les bars non cotés. La Heineken et dernièrement Amstel sont produites sous licence et sont considérées comme des bières de luxe.

La bière à pression a été introduite en 1991 afin de contrecarrer l'importation. Elle représente actuellement près de 5% du chiffre d'affaires réalisé sur les bières. Sa faible généralisation vient du fait qu'elle reste perçue comme un produit de luxe. Toutefois, sa consommation reste liée à une contrainte qui est celle d'assurer une très bonne rotation des fûts.

Carte de visite

Le capital social des Brasseries du Maroc, qui n'était que de 20 Millions de Dirhams il y a dix ans, est actuellement de 280 millions de Dirhams. La SNI, la CIMR et la Compagnie d'Assurances Al Amane-L'Entente détiennent ensemble une part majoritaire du capital.

Les Brasseries du Maroc investissent annuellement 50 millions de Dirhams. L'actif immobilisé brut à fin 1991 est de 862 millions de Dirhams. En 1990, la société a investi 320 millions de Dirhams pour le renouvellement de l'usine de production des bières de Casablanca, vieille de 70 ans.

En 1991, le chiffre d'affaires réalisé par le, Brasseries du Maroc a été de 1,2 milliard de Dirhams. Les bières y contribuent à hauteur de 50%, les boissons gazeuses pour le reste. Celles-ci sont produites sous les marques Coca-Cola, Fanta, sprite, La cigogne, Judor, Youki et Jil. Le chiffre d'affaires du Groupe a dépassé en 1991 1,5 milliard de Dirhams.

Le groupe des Brasseries emploie près de 2.500 personnes. Il compte six usines implantées à Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, Meknès et Tanger.

Assurant 70 à 80 % des livraisons, le groupe dispose d'un parc de 600 camions, l'un des plus grands du Maroc.

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