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    Entreprises

    Benhima propose aux hôteliers un contrat de management

    Par L'Economiste | Edition N°:301 Le 23/10/1997 | Partager

    La rénovation du parc hôtelier, l'engagement de qualité et une meilleure intégration à l'international c'est le triptyque de conditions d'accès aux fonds du programme de mise à niveau du secteur. Une révision de la fiscalité est également en vue.


    «Il faudra nettoyer le secteur des opérateurs ayant atteint leurs limites. Nous ferons ce travail ensemble». M. Driss Benhima, ministre du Tourisme, souffle le chaud et le froid face à un parterre d'hôteliers conviés par le ministre à une clarification. Moulay Zine Zahidi, président du CIH faisait partie de l'assistance. Cette rencontre avec les opérateurs de «l'industrie hôtelière» avait pour objectif de dissiper les différents malentendus et calmer l'agitation qui a suivi la lettre que la CGEM a adressée à la Primature.
    L'appel à la concertation est donc clair, comme est net le traitement que compte prescrire M. Benhima à un secteur bien malade. Pour lui, le rééchelonnement et les moratoires ne suffisent pas à doper le secteur: «le but du jeu est l'entrée des touristes et des recettes». C'est ainsi qu'il a invité les professionnels qui le souhaitent à adhérer à la batterie de mesures (dont certaines sont à l'étude) visant à sortir ce secteur du bourbier dans lequel il se débat depuis plusieurs années.

    La première a trait à la fiscalité, jugée élevée. Un travail en collaboration avec le département des Finances est déjà engagé. Objectif: explorer les marges de manoeuvre afin de simplifier cette fiscalité et réaffecter une partie des taxes vers la promotion. Les ressources qui lui sont affectées sont insuffisantes. Le ministre a promis de relever leur niveau pour atteindre les 200 millions de DH contre 40 actuellement, suite à la refonte de la fiscalité du secteur et la recherche de nouvelles ressources. D'autres organismes vont mettre la main à la poche. La RAM et l'ONDA sont appelés à y consacrer plus de moyens. L'Office des aéroports est sur le point d'éditer des brochures publicitaires. «Ces mesures palliatives», pour reprendre les propos du ministre, doivent s'accompagner par la nécessité de la mise en place d'une régionalisation de la promotion. Ainsi, les produits touristiques seront décomposés sous un même label. Sur ce dernier point, les groupements régionaux d'inté-rêts touristiques (GRIT) sont interpellés pour jouer un rôle prépondérant.

    «Mika-City»


    Les expériences connues à ce jour, Marrakech et Agadir, sont pourtant en veilleuse.
    La deuxième mesure concerne l'intégration du secteur hôtelier aux fonds du programme de mise à niveau de l'économie. Cette disposition est positivement accueillie, d'autant que, sur les 90.000 lits que compte le parc, 2/3 au moins ont besoin d'une remise à niveau. Mais les candidats de ces fonds doivent remplir impérative-ment quelques conditions: un engagement ferme de miser sur la qualité, accompagné d'un cahier des charges précis. Sur ce registre, le souhait de M. Benhima est de voir les opérateurs mettre en place les mécanismes qui permettent à son département de constater le démarrage dans le processus de la qualité qui aboutit à l'amélioration de la gestion. Autre piste: les hôteliers doivent réorienter leurs actions afin d'intégrer les chaînes de distribution internationales. C'est à cette condition qu'ils ne seront plus vulnérables face aux Tours Opérateurs qui les obligeaient souvent à baisser leur prix.

    Parallèlement à ce modèle de contrat de management, le Ministère développe les synergies avec son homologue de l'Intérieur afin «de renforcer la maîtrise de l'espace touristique». Sur le registre de la protection de l'environnement, les collectivités locales sont épinglées. Mais des actions vont être engagées pour l'assainissement des plages afin de réduire leur pollution avant l'été prochain. D'ailleurs, la RAM envisage un programme afin de prendre en charge la propreté de la plage d'Agadir. Le représentant de la CGEM n'a pas manqué de citer le «mika-city», nom donné à la capitale du Souss en raison des champs de sachets en plastique.
    La régulation du secteur n'a pas été en reste. Elle devra être rondement menée. Le ministre a avoué la complaisance de son département à l'égard de certaines agences de voyages qui ont fait preuve de défaillance, notamment lors de l'organisation de voyages vers la Mecque.

    Mohamed CHAOUI

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