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Banques: La rentabilité toujours au rendez-vous

Par L'Economiste | Edition N°:3432 Le 27/12/2010 | Partager

. 69 milliards de DH de fonds propres en 2009. Activité de marché, bancassurance et internationalisation, les relais de croissance . Le cap des performances maintenu en Bourse Mesurer le degré de résistance du système bancaire face à la crise internationale, sa réelle physionomie et ses relais de croissance au Maroc et à l’étranger. Tels sont les principaux axes de réflexion d’une étude sur les 5 dernières années menée par Attijari Intermédiation, la filiale analyse et recherche d’Attijariwafa bank. C’est un check-up complet de l’évolution du secteur bancaire sur les 5 dernières années qui a été réalisé, dont le constat ne souffre d’aucune contestation. Le secteur, qui connaît depuis quelques années «un fort développement, est capable de résister aux différents chocs exogènes». Deux raisons à cela, pour ATI, la faible exposition à l’international et la réglementation rigoureuse du marché financier. A ce titre, l’étude rappelle le rôle de Bank Al-Maghrib dans la régulation des besoins de liquidités du système pour alléger les tensions sur le marché. Par ailleurs, les banques, en raison du renforcement de la demande intérieure, ont pu se développer. Justement, leurs efforts ont porté notamment sur la généralisation des processus de crédits à la consommation et immobiliers, via le raccourcissement des délais d’octroi, la simplification des procédures et le packaging des produits. Dans une seconde phase, les acteurs du secteur ont augmenté la quotité de financement (jusqu’à 120%) et fait un effort sur les prix, par le biais d’une baisse de la marge et des frais annexes. En parallèle, le réseau d’agences a été élargi, y compris Al-Barid Bank. Il a été porté à plus de 5.200 guichets bancaires à fin 2009.Au volet des fondamentaux, «les banques affichent, globalement, des actifs de qualité et une assise financière solide», précise l’étude. Ces indicateurs sont confortés par notamment le poids des ressources non rémunérées qui culminent à 61,6% des actifs bancaires entre 2006 et 2009. La qualité des fonds propres a également été décisive. D’ailleurs, les banques ont fait un effort pour rehausser leurs niveaux de fonds propres à près de 69 milliards de DH en 2009 via l’émission de dettes subordonnées ou encore d’augmentation de capital. De plus, le marché s’est attelé à maintenir l’amélioration de leurs indicateurs de risque/rendement, malgré la conjoncture peu porteuse.

Fonds propres solides
Entre 2006 et 2009, les indicateurs financiers du secteur ont crû significativement. Le PNB a enregistré une croissance moyenne de 10,4% grâce à l’expansion de l’activité de crédit. La marge d’intérêt constitue 76% des revenus du secteur. Le résultat des opérations de marché, pour leur part, croissent au même rythme que l’évolution du PNB, suite aux plus-values réalisées sur le portefeuille de trading des banques (principalement le compartiment obligataire) ainsi que l’activité de change. Au niveau du résultat d’exploitation et du bénéfice net, leurs progressions moyennes s’élèvent à 10,3 et 11,5%. «Ces évolutions sont les conséquences de l’amélioration du coefficient d’exploitation et du coût du risque», est-il constaté dans l’étude. En effet, le coefficient d’exploitation s’établit en moyenne à 47,7%, un niveau largement inférieur à celui observé en Europe (entre 60% et 65%). Pour ce qui est du coût du risque, il s’inscrit dans une tendance baissière à une moyenne de 0,6% sur les trois dernières années, suite à un niveau de défaillance jugé acceptable. Dans ces conditions, la rentabilité financière moyenne du secteur est ressortie à 17% sur les 5 dernières années. Selon ATI, cette évolution s’explique par l’effet positif de la restructuration du secteur. Dans ce lot, trois banques constituent le noyau dur du secteur. Et c’est sans surprise Attijariwafa bank, Banque Populaire et BMCE. Ils accaparent plus de 60% de l’activité de crédit et de dépôt à la clientèle et concentrent plus de 60% des actifs bancaires et du réseau d’agences. Dans le sillage de la bonne forme financière du secteur, ces trois établissements ont, globalement, amélioré leurs revenus d’activité, grâce à l’effet volume ainsi que l’élargissement du périmètre de consolidation à d’autres activités. Ainsi, les principaux relais de croissance du secteur, suggère le département analyse et recherche d’Attijariwafa bank, seraient les activités de marché, d’investissement et de bancassurance. ATI estime que «le potentiel des activités de marché laisse présager une évolution significative compte tenu du développement des marchés financiers, l’ouverture à l’international des entreprises marocaines et l’assouplissement de la réglementation des changes». Sur le volet de la bancassurance, les banques liées aux compagnies d’assurances vont pouvoir disposer d’une source de profit supplémentaire. Et pour cause, le faible taux de pénétration de l’assurance vie, la croissance à deux chiffres des crédits et le niveau modéré de bancarisation sont autant de facteurs qui militent pour le développement de cette activité. Autre relais de croissance et non des moindres, l’ouverture vers l’Afrique. L’étude d’ATI en donne d’ailleurs les principales raisons: la proximité géographique et culturelle, le niveau de développement et le potentiel de croissance des pays africains. «Cela constitue de solides atouts, justifiant l’exportation des banques marocaines dans cette zone géographique», fait savoir ATI. Et d’ajouter, «nous pensons que le secteur bancaire est suffisamment capitalisé, dans sa globalité, pour assurer une croissance soutenue de ses indicateurs d’activité dans les années à venir». Toutefois, l’évolution à deux chiffres de l’activité de crédit, le manque de liquidités et l’ouverture à l’international sont consommateurs de cash. Cela oblige les groupes marocains à lever des capitaux à court et moyen terme. Dans ce cadre, les règles prudentielles de Bâle III vont intervenir pour obliger les banques à injecter des fonds propres supplémentaires.

Prix élevés

Au niveau de la Bourse, le secteur bancaire «reste un investissement de choix pour les épargnants», de par son poids dans la capitalisation (29,5%), ses volumes d’échange sur le marché (75,4 milliards de DH) et le profil de risque de ses valeurs. Ainsi, l’indice bancaire a surperformé le marché national (201,8% entre 2005 et 2008) ainsi que l’indice Morgan Stanley pour les marchés émergents pendant les 5 dernières années. Cela justifie la prime par rapport aux marchés étrangers. A noter que le secteur affiche le troisième multiple le plus élevé du marché avec un PER de 26,9 fois. Et pour cause, «sa solidité financière, sa faible exposition à l’international ainsi que ses niveaux de rentabilité élevés par rapport à la région Mena légitiment les niveaux de prix affichés».M. A. B.

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