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Maroc Telecom tient son ticket d’entrée au Gabon

Par L'Economiste | Edition N°:3432 Le 27/12/2010 | Partager

. Il a déboursé près de 679 millions de DH Mieux vaut tard que jamais. Il aura fallu trois ans, après la signature le 9 février 2007 de la convention de cession de 51% de Gabon Telecom à Maroc Telecom, pour que toutes les opérations de closing soient bouclées. L’Etat gabonais, propriétaire de l’opérateur, et Maroc Telecom ont signé, le 23 décembre à Libreville, la capitale, un accord qui clôt définitivement le long processus de privatisation de Gabon Telecom et sa filiale de téléphonie mobile, Libertis. La finalisation de l’opération «oblige désormais le groupe à respecter scrupuleusement les dispositions de la délégation de service public et celles du cahier des charges dont les nouveaux propriétaires sont signataires», commente ce cadre de Zaïn Gabon, premier opérateur de téléphonie mobile du pays, revendiquant 700.000 abonnés, soit un Gabonais sur deux. En tout cas tout semble être fait pour que l’implication de Gabon Telecom dans le développement du secteur ait l’impact souhaité par les pouvoirs publics sur la consolidation du Gabon des services, dont l’Economie numérique en est le socle. Selon la ministre gabonaise de la Communication, de la Poste et de l’Economie numérique, Laure Olga Gondjout que nous avons jointe par téléphone, «le temps consenti à cette opération aura donc permis aux deux parties (gabonaise et marocaine) de tenir chacune ses engagements au titre de la convention de cession d’actions». Abdeslam Ahizoun, président du directoire de Maroc Telecom, pris dans des réunions de travail, n’a pas pu répondre à nos questions…au téléphone. Toujours est-il qu’au titre des engagements pris dans le mémorandum d’entente, il a été procédé à la restructuration financière de Gabon Telecom. En posant ses valises à Libreville, Maroc Telecom, avait découvert que la masse salariale de Gabon Telecom ne représentait pas, comme annoncé, 20 % du chiffre d’affaires de 2007, mais 65 % (elle est de 9 % pour Maroc Telecom). Par ailleurs, les dettes se sont révélées plus élevées que prévu et des contrats abusifs avec les fournisseurs ont été mis au jour. Parmi d’autres engagements, la conformation du cadre légal et juridique aux dispositions de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Ohada), la compensation des différentes dettes et créances à l’exécution d’un plan social. Conformément à un accord passé avec Maroc Telecom, c’est au gouvernement gabonais que revenait la mise en œuvre du plan de licenciement, qui concernera finalement 800 des 1.300 salariés de l’entreprise. «Ce coup de balai radical est la conséquence d’une rationalisation de la gestion de l’entreprise», se réjouit un cadre du ministère de l’Economie gabonais, pilote de l’opération privatisation au terme de laquelle, Maroc Telecom a versé à l’Etat Gabonais le solde du prix de cession, soit 34,7 millions d’euros qui s’ajoute au paiement initial de 26,3 millions d’euros. L’acquisition de la majorité du capital de Gabon Telecom aura coûté 61 millions d’euros, soit près de 679 millions de DH. C’est beaucoup moins que les 220 millions d’euros (2,4 milliards de DH) déboursés pour acquérir 51% de l’opérateur historique burkinabé (Burkina Faso), acquis en 2006 ou encore les 3 milliards pour acquérir 51% de l’opérateur malien, Sotelma. Le seul critère population ne saurait justifier ces écarts quand on sait qu’en 2009, le nombre de clients mobile de la filiale mauritanienne, Mauritel était de 1,335 million pour un marché de 3 millions contre 1,569 million au Burkina Faso (13 millions d’habitants).L’objectif de Maroc Telecom de faire des ses filiales africaines des opérateurs de référence dans leur région n’est pas gagné. En tout cas, sur le marché mobile (relais de croissance) gabonais la tâche ne sera pas de tout repos face à Zaïn Gabon, qui revendique 59% de parts de marché et où Moov (9%) poursuit sa percée. Bachir THIAM

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