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    Banque : Le crédit du Maroc réactive sa politique internationale

    Par L'Economiste | Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

    Le Crédit du Maroc a entamé une relance de sa politique internationale. Elle se concrétise par une action de communication en direction des investisseurs étrangers et des opérateurs économiques nationaux intéressés par les marchés extérieurs.

    "Nous tenons à être présents sur la scène internationale", annoncent les responsables du Crédit du Maroc chargés de l'international. A cet effet une agence sera ouverte à Paris en Janvier 1993, en plus des bureaux de représentation de Rotterdam, Amsterdam et Utrecht. Par ailleurs, une politique plus agressive est menée dans le sens de la dynamisation des relations économiques avec les pays étrangers, européens de la CEE en particulier.

    Relance des lignes de crédit internationales

    A cet égard, la banque tente actuellement de relancer certaines lignes de crédits internationaux mises à la disposition des opérateurs économiques. Ils s'agit entre autres de la ligne SFI de l'ordre de 110 millions de Dollars destinés (22 millions pour le crédit du Maroc) à la création d'entreprises, en particulier de joint-ventures et de la ligne crédit acheteur (signée en 1988 entre le Maroc et l'Espagne) d'un montant d'un milliard de PésËtes, ou 75,3 millions de Dirhams. Les crédits tirés sur cette ligne peuvent maintenant être libellés en différentes devises, notamment celles pour lesquelles les taux d'intérêt sont bas. Auparavant, les tirages étaient exclusivement effectués en PésËtes, ce qui avait limité son utilisation. D'ailleurs, le Crédit du Maroc entend mener des actions plus concrètes en direction de l'Espagne par le biais de "son réseau de correspondants très diversifié, constitué dans ce pays", soulignent les responsables de la banque. En plus du réseau BRE dont elle est membre correspondant au Maroc, un Bureau de Liaison Export (membre du B.L.E du Crédit Lyonnais) permet de coordonner les offres et demandes des opérateurs économiques étrangers et nationaux, notamment pour la recherche de partenaires. Par ailleurs un bulletin mensuel est diffusé, le B.L.E, à l'intention des entreprises marocaines.

    100 agences en 1993

    De concert avec cette politique internationale, le Crédit du Maroc poursuit sa croissance interne de par l'élargissement de son réseau. De 76 agences au début de l'année 1992, celui-ci est passé à 86 à fin Novembre. L'ouverture de cinq autres agences est prévue d'ici la fin de l'année. L'objectif est d'atteindre la centaine au terme de l'année prochaine. Les directeurs se plaisent à préciser que le Crédit du Maroc a toujours mené une croissance harmonisée. Pour cause, "il faut anticiper sur les événements et non les subir", expliquent-ils. Le total du bilan a connu une progression de 28,4% de 1990 à 1991. Il est passé de 6,7 milliards de Dirhams à 8,6. Les crédits et comptes débiteurs clientèle ont connu une croissance très élevée entre les deux périodes. Ils se sont situés à 4,6 milliards de Dirhams, contre 3 milliards, soit une hausse de 53,6 %, contre 13,2 % entre 1989 et 1990. Hausse consécutive à la libéralisation du crédit et observée au niveau de l'ensemble du système bancaire. Ces crédits sont respectivement répartis entre le long, le moyen et le court terme à concurrence de 83,7, 13,44 et 2,86%.

    Les dépôts ont aussi augmenté, mais moins que proportionnellement. Ils se sont établis à 5,9 milliards de Dirhams, contre 4,9 en 1990, ou une cote de 21,1%. La clientèle des particuliers y contribue pour 55,24 %. A la clôture de l'exercice 1991, les fonds propres de la banque se sont élevés à 809 millions de Dirhams, contre 522 pour l'année antérieure, soit une croissance de l'ordre de 55%. Le résultat brut d'exploitation s'est accru de 27,65%, passant de 174,3 à 222,5 millions de Dirhams. Cette hausse du résultat brut d'exploitation fait suite à un rythme de progression des produits des emplois supérieur à celui des charges bancaires et des frais généraux, révèle le rapport annuel 1991. Les bénéfices nets ont suivi la même tendance après une stagnation observée entre 1989 et 1990 (80 millions de Dirhams). Ils se sont établis à 103 millions de Dirhams, soit une augmentation de 28,7% par rapport à l'exercice précédent. Pour cette année, les dirigeants ne se prononcent pas encore sur les prévisions de fin d'exercice. Cependant, la progression se poursuivra indiquent-ils.

    A.D.N.

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